04-01-2013 16:41 - IE/Syndicats mauritaniens : « Pour plus de qualité dans l’éducation publique » - [PhotoReportage]
«Pour plus de qualité dans l’éducation publique en Mauritanie est le thème d’un atelier de formation réunissant a Nouakchott L’International de l’Éducation (IE) et quatre syndicats Mauritaniens de l’enseignement secondaire et fondamental (SNEF, SNEM, SNEP et SNES).
L’atelier qui a débuté le deux janvier durera trois jours. Il est animé par Agnès Breda de l’IE, Aziz Mountassir, syndicaliste marocain, membre du bureau exécutif de l’IE et Marieme Sakho, syndicaliste sénégalaise, membre également du bureau exécutif de l’IE. Les participants mauritaniens représentant quatre syndicats affiliés à l’IE sont issus de Nouakchott et de l’intérieur de la Mauritanie.
La cérémonie d’ouverture de l’atelier a eu lieu en présence de l’inspecteur général du ministère de l’éducation nationale, Mohamed Koné, de Konaté Cheikh, directeur de la planification et des statistiques au même ministère…
Pendant les trois jours, il a été question dans les débats « de la liberté syndicale, du dialogue social, de la condition des enseignants en Mauritanie… » Sidi Idimou Boudidéé, Secrétaire général du SNES, au cours de la cérémonie d’ouverture, a noté que cet atelier permettra aux participants de « renforcer leurs capacités pour apporter une contribution significative à la réalisation des objectifs d’une éducation publique de qualité en Mauritanie. »
Quant à Agnès Breda, elle a indiqué que l’IE, « en cette période de crise mondiale, dénonce les mesures qui pèsent sur l’éducation publique. »
Elle a insisté sur la bataille des syndicats contre les « politiques néolibéraux.» L e constat : « le service public d’éducation est partout en danger dans le monde aussi bien au sud qu’au nord. » Elle a donné l’exemple des pays de l’OCDE au sein desquels actuellement « les réponses apportées à la crise économique sont des plan d’austérité qui réduisent les dépenses publiques, et dans ces dépense publiques, il y a évidemment les dépenses destinées à l’éducation. »
Au sud, « les systèmes scolaires subissent de fortes pressions des gouvernements, des gouvernements, eux même victimes des contraintes du FMI et de la Banque mondiale. » La représentante de l’IE a aussi fait état de la « réduction de l’aide publique au développement en raison de la crise économique. » Elle a enfin noté que l’éducation ne doit pas être une victime de la crise, elle est plutôt l’une des solutions, voire la solution à cette crise.
Après ces discours, les travaux ont été ouverts par l’inspecteur général du ministère de l’éducation nationale.
Au menu des travaux pendant trois jours ; « situation de l’éducation au plan mondial, dans le contexte politique et économique actuel, puis en Afrique et dans la région MENA (Moyen orient-Afrique du Nord », « Situation de l’éducation en Mauritanie (système éducatif, conditions de l’enseignant, problèmes rencontrés), « Rôle du syndicalisme dans l’éducation au Sénégal »…
Ces différentes communications ont été suivies de débats et d’échanges entre les participants.
