07-01-2013 11:50 - Professeurs grévistes : Echec des pourparlers avec la tutelle.
La crise de l’enseignement s’apparente beaucoup avec l’impasse politique qui prévaut dans le pays depuis des mois, sans jamais aboutir à une issue, malgré les espoirs donnés par les initiatives de bonne volonté engagées par certaines personnalités de grande envergure politique.
Pour la famille pédagogique, c’est toujours un pas en avant deux en arrière pour les pourparlers engagés à la fin de décembre dernier entre les professeurs grévistes et la tutelle.
L’année scolaire 2012-2013 ne pourrait que souffrir de ce bras de fer interminable, puisque le premier trimestre a connu des situations de déficit en enseignants, alors que le département dispose de professeurs formés et expérimentés dont le seul souci est de travailler dans leur lieu de la première affectation pour pouvoir se faire certaines économies socioéconomiques pour le bien-être des leurs.
Selon des sources, les récentes négociations pour trouver un dénouement à cette crise avaient buté à des obstacles franchissables, mais le refus de chacune de partie de renoncer à ces concessions pour un accord final a perdurer le malaise.
Après l’arrestation puis la libération en décembre dernier de 20 professeurs par les forces de l'ordre, pour avoir organisé un sit-in permanent au ministère d'Etat à l'éducation, dans le cadre de leur revendication de l'annulation de la note de service portant affectation de 108 enseignants nationaux en date de septembre 2012, « en guise de punition suite à leur participation à des grèves légales », les policiers avaient repris le cycle des interpellations des contestataires, qui avaient été répartis sur différends commissariats de police, pour rendre ainsi désormais leur coordination plus complexe.
Les professeurs grévistes seraient indexés par le ministre de tutelle de chercher par tous les moyens à nuire à l’action générale du département, notamment, en multipliant les persécutions à son endroit.
Les sit-in continuent devant l’assemblée nationale
Hier, alors que le député Tawassoul Mohamed Jemil Ould Mansour interpellait à l’assemblée nationale le ministre d’Etat à l’éducation nationale sur les mobiles de la mutation des professeurs grévistes, les enseignants étaient rassemblés comme à leur habitude devant les accès de cette chambre basse pour s’attirer le soutien des parlementaires et communiquer, ce qu’ils qualifient comme étant des affectations arbitraires.
Toujours déterminés, les profs ont réitéré leur fermeté à poursuivre leurs activités de contestation jusqu’à l’annulation de la décision de leur affectation à l’intérieur du pays. Dans les banderoles qu’ils brandissent devant les députés, les enseignants disent « non aux affections arbitraire, ensemble pour la résolution définitive de nos doléances, non aux sanctions et aux répressions arbitraire des grévistes ».
Pour eux, il n y aura pas d’arrêt aux protestations si les revendications ne sont pas satisfaites. Pour le ministre de tutelle, les affections contestées sont des mutations régulières, opérées suivant les besoins pédagogiques, affirmant que le département tient au dialogue, mais dans la discipline et le respect des lois.
MOML et Bâ Abou
