05-04-2013 00:01 - Plus d’une vingtaine de viol en Mars 2013

Plus d’une vingtaine de viol en Mars 2013

Le mois de mars 2013 serait le mois le plus noir dans l’histoire de la femme mauritanienne, avec plus de vingt viols répertoriés par l’ONG « Adama pour la protection de l’Enfance et de la Société », à travers son projet intitulé « Non aux Interdits ».

Dans une note publiée dans ce cadre, l’ONG en question dénonce les crimes sexuels qui se sont amplifiés en Mauritanie, notamment le viol de jeunes filles et de fillettes, dont des enfants de 2 ans. Cette situation dénoterait, selon elle, de la recrudescence du crime et de l’insécurité dans la capitale Nouakchott, consécutive à la multiplication des gangs et des bandes de voyous.

Le chiffre de 20 viols, au cours d’un seul mois, suffirait à lui seul, selon l’ONG à interpeller la conscience des pouvoirs publics et de l’ensemble des citoyens sur le danger permanent qui plane désormais sur la tête des familles mauritaniennes.

Sur sa lancée, l’ONG a réclamé la tête du ministre de l’Intérieur et celui du Directeur général de la Sûreté, ainsi que celui du Directeur régional de la Sûreté, pour leur incapacité à garantir la sécurité des habitants de Nouakchott. Ils exigent de la part de la justice, des condamnations sévères à l’endroit des criminels du sexe, l’organisation du transport urbain, principal moyen pour l’exécution des crimes dénoncés.

L’ONG prône aussi l’introduction de cours éducatifs dans les établissements scolaires sur les dangers des crimes sexuels et l’interdiction des films porno qui servent de stimulants pour la jeunesse qui passe facilement du virtuel à la réalité. La situation est d’autant plus grave que des Imams de mosquée et des maîtres coraniques sont impliqués dans des cas de viol, comme ces deux cas poursuivis actuellement par l’ONG AFCF d’Aminetou Mint Mokhtar contre un chef de Mahadra accusé d’avoir abusé de deux sœurs, 6 et 7 ans, ainsi que cet imam accusé d’avoir enceinté une de ses élèves.

L’impunité accordée aux auteurs de ces actes serait la principale cause de la récidive, les auteurs étant persuadés qu’ils pourront toujours s’en sortir, par l’entremise des arrangements familiaux ou tribaux, monnayant quelques subsides, avec la bénédiction des juridictions.

MOMS


Commentaires : 0
Lus : 2003

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (0)