21-04-2013 19:14 - Nouveau cas d’injustice à Tensoueilim
Jeddah Mint Zeid (90 ans) et sa fille Mboirika Mint Aoueissa, mère de grandes filles et de grands garçons orphelins depuis dix ans ne savent plus quoi faire. Cette pauvre famille d’anciens esclaves habitent depuis vingt huit ans (depuis 1985) dans une gazra achetée à l’époque à une certaine Sara qui fait la pluie et le beau temps dans toute la zone.
Mais depuis que les opérations de lotissement des quartiers précaires ont commencé, Mboirika a tapé à toutes les portes sans succès afin de pouvoir obtenir comme tout le monde un terrain où elle placera définitivement sa nombreuse et pauvre famille. Curieusement, malgré son opiniâtreté, rien n’y fit. Impossible de se faire recenser.
Pourtant, certains qui sont là il y a à peine quelques mois ont réussi non seulement à se faire inscrire, mais aussi à obtenir des parcelles sur des terres que Mboirika connaît depuis un peu moins de trente ans. Depuis le coup d’état de Maouiya dit- elle avec une amertume très perceptible sur son visage défiguré par l’injustice.
Alors que sa voisine Sara qui lui a vendu il ya trois décennies la gazra qu’elle occupe a obtenu trois terrains, elle, attend toujours dans la plus grande expectative que la diligence du Hakem ou de quelqu’un de la commission lui vienne enfin au secours. Personne pour lui venir en aide ou l’extraire de cette flagrante injustice.
Mieux, sa voisine Sara grâce à de fortes pressions est déterminée à obtenir encore davantage de propriété à son détriment. Une nouvelle commission chargée de régler les litiges menace de faire déguerpir Mboirika, sa maman de 90 ans et sa nombreuse famille vers une destination inconnue.
Lorsqu’elle saisit le Hakem de Toujounine, elle eut juste droit à un aléatoire et laconique rendez vous. Alerté, son frère Bilal Ould Mboirik, employé à la Snim accourt de Nouadhibou pour dit –il éviter le pire puisque si cette injustice continue, le risque est fort qu’une bataille à caractère communautaire se déroule entre les différents protagonistes derrière lesquels des parents et connaissances se rangent.
Comme toujours, les autorités attendront que cela se passe pour venir constater les dégâts. Une énième histoire qui vient rappeler combien ces pompeuses opérations de réhabilitation des quartiers précaires de Nouakchott et de Nouadhibou sont entachées d’irrégularités, d’injustice et de trafic d’influence d’une part et combien ceux pour lesquelles elles sont censées être organisées n’en sont en réalité que les parents pauvres et les moindres bénéficiaires.
