06-05-2013 12:17 - Mohamed Ould Debbagh, trois mois de détention arbitraire !

Mohamed Ould Debbagh, trois mois de détention arbitraire !

Aujourd’hui, 6 mai 2013. Cela fait trois mois que Mohamed Ould Debbagh, vice-président du Groupe bsa est détenu par le fait du Prince. Trois mois au cours desquels, la défense s’est ingéniée à démontrer que le sieur Mohamed Ould Debbagh n’est autre qu’un otage du président Aziz qui lui dénie les droits élémentaires d’un début de procès équitable.

Depuis trois mois que Mohamed Ould Debbagh vit stoïquement dans une cellule. Une seule fois seulement, il a été confronté au juge d’instruction. Une rencontre au cours de laquelle il a balayé du revers de la main l’accusation dont l’accable le président Aziz dans une volonté inébranlable à porter préjudice et en découdre avec le président du Groupe Bsa, Mohamed Ould Bouamattou.

Une entreprise entamée avec des mensonges grotesques sur des omissions de paiements du fisc.

Une mise en scène à laquelle a pris une part active le directeur des impôts, notre «blégoudé national», Mokhtar Djaye, avant qu’elle ne se transforme en véritable haro sur les biens de l’homme d’affaires, volontairement exilé depuis trois ans au Maroc.

Il y eut d’abord le prétexte de la Bsa-Ciment avant que ne se déroule toute une stratégie de mise à sac des avoirs de l’homme d’affaires. Ainsi coup sur coup, le vice-président du Groupe, Mohamed Ould Debbagh, est jeté en prison dans une affaire de « mise en banqueroute de Mauritanie Airways pour laquelle l’Etat n’a pas dépensé le moindre clou. Mais même dans cette affaire, les procédures et les procès verbaux de déposition de Mohamed Ould Debbagh auront été retirés, falsifiés et remplacés par d’autres.

Une action est d’ailleurs intentée par la défense contre le commissaire Fodé qui a diligenté cette enquête au niveau de la brigade de répression des crimes économiques. Plus on avançait donc dans ce bras de fer finalement plus politique que relevant réellement de question de fiscalité, le Pouvoir a instrumentalisé les administrations dans un objectif inavouable de tarissement des ressources de l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamattou. Les avoirs de sa fondation sont gelés par la BCM.

Celle-ci ne s’embarrasse point des formes et des lois et intime aux entreprises d’Etat, parapubliques et même privées de retirer leurs avoirs auprès de la GBM dont Bouamattou est l’actionnaire principal. Une mascarade de justifications est brandie jusqu’à ce que le président du Groupe décide de prendre des mesures conservatoires sur ses biens. L’arroseur est arrosé. Une patate bien chaude qui restera en travers de la gorge du gouverneur de la BCM, Sid’Ahmed Ould Raiss, impliquant, sans aucun état d’âme et sans aucune conscience professionnelle, la BCM dans des clivages qui ne sont pas les siens.

La propension de cette affaire qui poursuivra pour longtemps encore des arrivistes de tout bord prêts à se courber pour mériter d’être cajolés par celui qui tient les brides. Si Sid’Ahmed Ould Raiss apparait le plus visible de la rampe de lancement, certains de ses plus proches collaborateurs n’en sont pas moins complices dans cette œuvre aveugle de destruction. La présence de Mohamed Ould Debbagh aujourd’hui dans les geôles de Aziz ne peut être exclue de cet acharnement sans précédent du Pouvoir contre l’homme d’affaires.

Ni son innocence des accusations de « recel d’actifs ou de mise en banqueroute», ni la détérioration de sa santé, ni le décès de son feu son père ne sont pris un compte chez ce détenu dont le principal tort est d’être le vice-président du groupe de l’homme d’affaires.

Au lieu d’être reconnu comme le voudrait la morale pour ses services rendues à la Nation à travers les nombreuses missions pour nos forces armées en difficulté, le vice-président reste l’otage d’un ciblage devenu obsessionnel et démesuré contre un groupe dont toutes les sociétés sont pourtant en règle avec le fisc contrairement à l’idée que tentent d’accréditer certaines sphères.

Le maintien de Mohamed Ould Debbagh en prison ne souffre donc plus aucun doute. L’homme est pris en otage et assume bien ce rôle. Cette affaire encore pendante ne relève donc point du droit mais tout simplement de l’usage du Pouvoir. Un Pouvoir dont on a encore abusé pour le pire. Mais toute cette affaire n’a fait qu’effriter encore la crédibilité du Pouvoir et des administrations qu’il a noyautées pour son intérêt. Un effet boomerang contre le Pouvoir lui-même. Quoiqu’il en soit, trois mois, et même plus, le sieur Debbagh continue de clamer son innocence pour qui veut l’entendre.





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