02-06-2013 07:00 - Mauritanie : Les défis du terrorisme, objet d’un débat à Nouakchott
Une conférence organisée sous le thème "La Mauritanie face aux défis terroristes: quelles approches?" a été animée, mercredi soir, à l’hôtel Iman à Nouakchott, par le chercheur Mohamed Abba Ould Jeilany.
Pour Ould Jeilany, la menace terroriste en Mauritanie a connu quatre étapes dont la première remonte à la période de gestation (1972 -1990). Elle a été notamment marquée par la régression du panarabisme et la montée des idéologies islamistes "dopées par la crise du pétrole", la révolution iranienne et la concurrence irano-saoudienne sur le leadeurship de l’Islamisme parmi d'autre mutations internationales.
Le paneliste souligne que sur le plan local, le phénomène s'est caractérisé par la création des premières écoles coraniques financées par les pétrodollars, la concurrence entre les deux versants de l’Islam: Mahdras traditionnelles et les nouvelles écoles et la déclaration de l’application de la Chariaa sous le règne de Haïdalla.
Des experts, des représentants de ministères de la défense, et affaires étrangères, et du corps diplomatique accrédité en Mauritanie, ont assisté à cette conférence organisée par le Centre Mauritanien des Etudes et Recherches Stratégiques (CMERS).
Pour Ould Jeilany, la menace terroriste en Mauritanie a connu quatre étapes dont la première est la période de gestation (1972 -1990). Elle a été notamment marquée par la régression du panarabisme et la montée des idéologies islamistes "dopées par la crise du pétrole", la révolution iranienne et la concurrence irano-saoudienne sur le leadeurship de l’Islamisme parmi d'autre mutations internationales.
Sur le plan local, elle s'est caractérisée par la création des premières écoles coraniques financées par les pétrodollars, la concurrence entre les deux versants de l’Islam: Mahdras traditionnelles et les nouvelles écoles et la déclaration de l’application de la Chariaa sous Haïdalla.
La période 1990-2004 s'est, par contre, marquée par la volonté manifeste du gouvernement de marginaliser l’islamiste politique; «Pour que la Mauritanie ait ses islamistes à combattre et son danger terroriste à vendre". Cette période a connu les deux guerres du golf, les événements de 11 septembre et le phénomène Aljazeera. Localement, elle a connu le refus de reconnaissance du parti de la Oumma de Mohamed Ould Sidi Yahya et plusieurs vagues d’arrestations dans les rangs des islamistes toutes tendances confondues.
La troisième phase, que le chercheur a baptisé "La Mauritanie face au résultat d’une quête assidue" couvre l'époque 2005-2009. L'attaque de Lemgheitty la première loi anti-terroriste et plusieurs vagues d'arrestation ont marqué cette étape. Sa nouveauté est notamment l'autorisation du parti Tawassoul et la fin officielle de l'amalgame voulue entre l'islamisme modérée et le terrorisme.
La dernière étape, soutient le chercheur, est celle de 2011-2011. Elle s'est faite marquée par la recrudescence des actes terroristes et anti-terroristes. Le succès de la Mauritanie était de pousser l'ennemi en dehors de ses frontières éloignant ainsi le champ de la bataille.
Dans son évaluation de la stratégie, Mohamed Abba Ould Jeilany a constaté comme forces son caractère multisectoriel, la reprise par la Mauritanie de l’initiative sur le plan tactique, en passant la réaction défensive à l’action offensive et en éloignant le champ de bataille vers le nord du Mali.
Il a par ailleurs, noté comme faiblesse: plusieurs insuffisances et imprécisions du cadre légal régissant la lutte anti-terroriste, violations de droits de l'homme, l'absence d’une entité qui coordonne la lutte.
Le diplomate onusien et expert Ahmedou Ould Abdellahi, le colonel Boukhari Ould Ahmedou de l'Armée nationale, le journaliste Mohamed Mahmoud Ould Abou Al-Maali, ont commenté la conférence à laquelle ont assisté l'ambassadeur espagnol à Nouakchott et des représentants de la délégation de l'UE et de l'ambassade de l'Allemagne.
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