15-06-2013 11:35 - L'Esclavage en Mauritanie: rencontre-débat à l'Assemblée Nationale française - [PhotoReportage]

L'Esclavage en Mauritanie: rencontre-débat à l'Assemblée Nationale française - [PhotoReportage]

Le mercredi 12 juin 201, s'est tenue au Salon Mars III de l'Assemblée Nationale française, une importante rencontre-débat sur le thème "l'Esclavage en Mauritanie". Cette rencontre a été organisée par la section IRA-France sur invitation du Député de l'Oise (Nord de la France), Jean-François Mancel.

Un nombre important d'organisations, d'institutions et de personnalités travaillant dans le domaine des droits de l'Homme ont honoré IRA par leur présence à cette rencontre.

On peut en citer les représentants du service de l'Ambassadeur chargé des Droits de l'Homme au près du Ministère des Affaires Etrangères françaises, la Commission Nationale Consultative chargée des Droits de l'Homme française, La Fédération Internationale des Droits de l'Homme, l'Organisation People Nation Non représentés, l’Association pour les Peuples Menacés, Conseil Représentatif des Associations Noires de France, le Mémorial de l'abolition de l'esclavage de Nantes.

Après le mot d'accueil et de remerciements adressés par le Député Mancel aux invités, un documentaire relatant les principales étapes du combat d'IRA en Mauritanie et à l'extérieur du pays introduit la séance permettant aux participants de mettre des images et des mots sur la lutte antiesclavagiste en Mauritanie.

Par la suite, a pris la parole, Dr Ahmed Amou Ould Moustapha, membre du Bureau Exécutif d'IRA, pour expliquer "Ce que veut IRA". Essentiellement deux choses: appliquer la loi 2007-048 criminalisant l'esclavage, à tous, pour tous et partout et la promulguer une nouvelle loi instituant une réforme permettant aux Hratine d'accéder à la propriété foncière des terres arables. Etre et avoir, tels sont les principales revendications des Hratine portées par IRA.

"Monsieur le Député, Messieurs les représentants du Ministères des Affaires étrangères françaises, vous avez devant vous, vous accueillez et honorez le président et les responsables d'une organisation mauritanienne hors la loi! Une organisation hors la loi qui s'est assigné comme objectif de faire appliquer la loi.", souligne Ould Moustapha.

A suivi une importante communication de Monsieur Martin Schulthes, responsable de la programmation auprès de l'Organisation des Peuples et Nations Non représentés (UNPO) où a été abordé l'épineuse question du "Travail servile et droits syndicaux".

Puis ce fut le tour de Monsieur Ulrich Delius, Vice-directeur exécutif et Directeur du bureau Afrique de l’Association pour les Peuples Menacés, une ONG internationale de défense des droits humains en Allemagne et dans d’autres pays européens.

Monsieur Delius a traité de "la non-application de la loi de 2007 et l'impunité". " Il y une culture de l’impunité en Mauritanie. L’échec total des systèmes administratif, policier et judiciaire face à la répression de l’esclavage est dû à la mauvaise foi de l’appareil judiciaire et à la partialité du système politique.", précise Monsieur Delius.

Viendra alors le tour de Monsieur Biram Dah Abeid, Président d'IRA, qui traita de "IRA aujourd'hui". Monsieur Abeid aborda les principales thématiques portées par IRA. Son caractère généraliste et non-exclusif. "Nous avons, dit-il le président d'IRA, défendu les Salafistes condamnés et emprisonnés au secret et sans la possibilité pour les leurs de leur rendre visite".

Nous voulons déconstruire le système pour favoriser l'émergence d'un ordre plus juste, précise-t-il. Monsieur Abeid précise que la volonté d'IRA est d'être présente partout où sévit l'injustice. IRA mettra sur pied, annonce-t-il, des syndicats au sein des secteurs manuels de l'économie à savoir les dockers et les mineurs, pour commencer.

Après ces cinq séquences, la parole a été donnée à la salle. De nombreux thèmes ont été abordés; l'esclavage au sein des ethnies mauritaniennes autres que les Maures et notamment la présence de cimetières d'esclaves séparés de ceux des maîtres, le problème de l'enrôlement en cours et le risque de le voir exclure, un peu plus, les esclaves et anciens esclaves dépourvus d'état civil et dont la filiation est souvent compliquée.

Le caractère discriminatoire de ce même enrôlement a aussi été évoqué ainsi que l'aberration qui réside dans l'exigence par l'ambassade de Mauritanie à Paris de produire un document étranger (carte de séjour) pour obtenir des documents nationaux.

La rencontre débat, qui a commencé à 16H30 a été clôturée à 19H15 par le Député Jean-François Mancel.


Avec Cridem, comme si vous y étiez...























Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité




Source : IRA Mauritanie
Commentaires : 3
Lus : 2678

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (3)

  • antipervers (H) 15/06/2013 12:54 X

    @ mohamed w.l
    Il y a plus simple, que de se perdre dans les amitiés franco-israélienne de Jean Français Mancel. Elles sont conformes à la position diplomatique de son pays. Ce qui est moins conforme à l’intérêt général de la France c’est ce qui suit. En dépit des interventions et édulcorations de son équipe, le député n’a jamais réussi à faire effacer de wikipédia son passif judiciaire. Ceci étant, on peut être truand un jour, et utile aux autres en d’autres circonstances. Le monde est « gris » !

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Fran%C3%A7ois_Mancel#Affaires_judiciaires

    Jean-François Mancel a connu plusieurs affaires judiciaires.

    En 1997, Jean-François Mancel alors président du conseil général est l’objet d'un rapport très sévère de la Chambre régionale de comptes de Picardie. Une série de procédures judiciaires visent alors sa gestion du département.

    La même année, il fait l'objet d'une information préliminaire dans « l'affaire dite des Caddies ». Entre 1989 et 1992, sous sa présidence, il lui a été reproché d’avoir effectué des dépenses personnelles par le biais du conseil général de l'Oise. Au titre de président du conseil général et donc responsable de celui ci, J.-F. Mancel a effectué un remboursement partiels de celles-ci. En 1998, le procureur de la République de Beauvais classe l'affaire sous condition de remboursement7,8.

    Jean-François Mancel est mis en examen le 8 septembre 1998 pour « détournement de fonds publics » et « recel d'abus de biens sociaux » dans une affaire relative à des commissions sur des emprunts passés ou renégociés de 1986 à 1990 avec la société Rhoddlams de Michel Pacary, un intermédiaire financier mis en examen qui affirme avoir redistribué une partie de ses commissions, principalement au RPR.

    En 2002, en appel, la Cour des comptes le blanchit de ces accusations, le dossier ne permettant pas d'établir que les prestations de Rhoddlams étaient fictives9.

    Puis, il est reproché à Jean-François Mancel un conflit d'intérêts entre sa position de président du conseil général attributeur de marchés à Euro-2C et son statut d'actionnaire de la chaîne de parfumeries « Séduire » dont Euro-2C10 était également l'un des actionnaires. Après une condamnation en première instance par le tribunal correctionnel de Beauvais (Oise), Jean-François Mancel est relaxé le 29 novembre 2001 par la cour d'appel d'Amiens. Cet arrêt est ensuite censuré par la Cour de cassation. Le 14 avril 2005, Jean-François Mancel est condamné par la 9e chambre de la cour d'appel de Paris à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 euros d'amende11 et dix ans d'inéligibilité. Le 1er décembre 2005 la Cour de cassation de Paris rejette son pourvoi et confirme les peines prononcées en appel. Le 2 mars 2006, la Cour d'appel de Paris annule son inéligibilité tout en confirmant sa condamnation avec sursis et son amende. Jean-François Mancel a déféré l’arrêt de la Cour de Cassation devant la Cour européenne des droits de l’homme, où il obtient satisfaction en juin 2010 selon l'argument que « la Cour de cassation n'aurait pas dû se pencher deux fois dans une composition quasi identique sur le dossier »12.

  • mohamed w.l (H) 15/06/2013 12:32 X

    SE les juifs qui ont organise s ese dabat le groupe est appelle http://www.wikistrike.com/article-exclusif-liste-des-108-parlementaires-opposes-a-la-reconnaissance-de-l-etat-palestinien-85212460.html

    ils sont le groupe France-Israël Claude Goasguen, Union pour un Mouvement Populaire, Député, ancien ministre

    Jean-Pierre Plancade, Rassemblement Démocratique et Social Européen, sénateur

    Jean-Michel Baylet, Président du Parti Radical de gauche, sénateur, ancien ministre

    Patrick Beaudoin, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

    Herve Mariton, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, ancien ministre

    Yvon Collin, Président du groupe du Rassemblement démocratique et social européen(RDSE), Sénateur

    Michel Hunault, Nouveau Centre, Député

    Didier Quentin, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission des Affaires européennes, ministre plénipotentiaire, Député-maire

    Stéphane Demilly, Nouveau Centre, Vice-président de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, Député-maire

    Monique Iborra, membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Vice- président du conseil régional de Midi-Pyrénées, Députée

    Jean-Marie Le Guen, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche,adjoint au maire de Paris, Député

    Sylvie Desmarescaux, non affiliée, sénatrice-maire

    Jean Lasalle, Vice-président du Modem, Député

    Raymond Couderc, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

    Jean-Marie Bockel, Rassemblement Démocratique et Social Européen, sénateur, ancien ministre

    Serge Blisko, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Député

    Emile Blessig, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

    Paul Giaccobi, Apparenté groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Président du Conseil exécutif de l’Assemblée de Corse, secrétaire de l’Assemblée nationale, Député

    Eric Raoult, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, ancien ministre20)

    Madec Roger, Membre du groupe socialiste, sénateur-maire

    Jacques Remiller, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

    Jean-Pierre Leleux, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

    Faucaunier Alain, Membre du groupe socialiste, Sénateur-Maire

    Herbillon, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, Député-maire

    Yves Dauges, Membre du groupe socialiste, sénateur

    Marie-Louise Fort, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

    Yvan Lachaud, Président du groupe Nouveau Centre, à l’Assemblée Nationale, Député

    Jean-Luc Préel, Nouveau Centre, Vice-président de la commission des affaires sociales,Député

    Étienne Mourrut, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

    George Paul-Langevin, Vice-présidente du Groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Députée

    Jacques Gautier, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

    Philippe Gosselin, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

    Nicole Bricq, membre du groupe socialiste, Vice-présidente de la commission des finances,sénatrice

    Philippe Vitel, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission de la défense nationale et des forces armées, Député

    Joëlle Garriaud-Maylam, Union pour un Mouvement Populaire, secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, Vice-présidente de la commission sur la dimension civile de la sécurité au sein de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, sénatrice

    Daniel Mach, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

    Jean-François Mancel Union pour un Mouvement Populaire, Député

  • antipervers (H) 15/06/2013 11:47 X

    C’est bien : des gens raisonnables gardent à vue des truands, des truands s’appuient sur des architectes de la géopolitique du Sahel. Tout cela finira par donner un état d’équilibre. Pour le bien du progrès de la cause humaine en Mauritanie.