10-07-2013 11:12 - Nouakchott : des enseignants du fondamental réclament un nouveau statut au cours d’un Sit -in dans les locaux de leur Ministère
A Nouakchott, la capitale un groupe d’instituteurs était en sit–in dans la matinée du mardi ,9 /7/2013 pour dénoncer le retard d’avancement et réclamer un nouveau statut qui serait à la fonction publique aux dernières nouvelles.
Pour mémoire, c’est sur rapport conjoint du Ministre de la Fonction publique, du travail et de la modernisation de l’administration et du Ministre d’état à l’éducation Nationale, à l’enseignement Supérieur et à la recherche scientifique qu’a été engagée l’étude dont le résultat pourrait donné un projet de décret portant statut particulier applicable aux corps de l’enseignement fondamental.
Après lecture de ce projet, nombreux sont les diplômés du supérieur exerçant au fondamental et/ou au secondaire qui ont soutenu et applaudi les Ministres ayant réfléchi sur la question, combien importante pour eux, pensant ainsi que leurs diplômes seront valorisés Mais des jours, des semaines et des mois passent alors que rien ne pointe à l’horizon.
De conseil en conseil des projets de décret sont adoptés sans jamais penser à celui que les instituteurs, les diplômés surtout qui attendent avec impatience pour crier bravo Aziz et son gouvernement. En effet, des fonctionnaires concernés par un tel arrêt se sont retrouvés dans les locaux de leur Ministère pour réclamer son application.
En attendant l’application de ce dernier, les enseignants resteront mobilisés et ne ménageront aucun effort pour obtenir du gouvernement satisfaction soutient un des enseignants. Au moment où certains se retrouvent dans le cadre d’un forum politique des cadres de l’enseignement fondamental en Mauritanie, au moment où on cherche à tout prix à défendre les réalisations d’un président applaudis surtout par des politiques ne comptant que sur les enseignants, il est nécessaire de rappeler à notre Ministre ses promesses.
C’est l’occasion de partager avec les lecteurs certains passages pour ainsi justifier l’attachement de cette catégorie des fonctionnaires laissés pour compte à ce projet de décret.
Au chapitre 1 et à l’article 1 on dit que les fonctionnaires ayant une formation commune,dans un même domaine d’activité sont regroupés dans une filière .la filière peut comprendre des options de spécialisions. Désormais les échelons passent de 11 à 17 (Réf article 4).
A l’article 7, on dit aussi que les fonctionnaires appartenant aux mêmes corps régis par le présent décret ont vocation à occuper les emplois réservés aux corps ou ils appartiennent. Chose qui nourri espoir chez les enseignants surtout ceux qui ont longtemps moisi dans l’arbitraire né de manque de transparence et de volonté des responsables du secteur de l’éducation nationale.
Après lecture du projet, le moins qu’on puisse dire est que les adhérents aux onze (11) articles du chapitre 1 sont trouvables dans toutes les catégories d’enseignants du fondamental. Ce projet de décret applicable aux enseignants du fondamental correspond aux emplois spécialisés dans la conception, la planification, l’organisation, la formation, la gestion, et l’exécution des missions en matière d’enseignement fondamental.
Des nouvelles catégories et échelles sont définies à l’article 13 comme suit : Catégories AC pour les conseillers à l’I P N qui sont classés à l’échelle E8, la catégorie AA1, celle des inspecteurs de l’enseignement fondamental, classés à l’échelle E7, les inspecteurs adjoints qui seront de la catégorie AA à l’échelle E6, aux mêmes pieds que les formateurs des E N I. La Catégorie A1 etEE5 comme échelle pour les instituteurs titulaires des maîtrises et ayant une ancienneté de 3 ans. les conseillers pédagogiques dans les écoles sont à la même catégorie et à l’échelle E5..
1. A l’article 15 du chapitre 2 apparaissent les raisons d’inquiétudes, de crainte et de déception des instituteurs sans diplômes universitaires. Car il est écrit noir sur blanc que pour pouvoir participer au concours d’inspecteurs adjoints, il faut en plus de l’ancienneté, des notes administratives être titulaires d’un diplôme de D E U G alors que l’instituteur qui a une ancienneté de 7 ans est désormais instituteur principal de la catégorie A3 et à l’échelle EE4.
Au chapitre 3 du projet de décret applicable aux corps de l’enseignement fondamental en son article 21,on parle de reclassement automatique à la catégorie A1 ,échelle EE5 pour les instituteurs qui ont trois ans d’ancienneté et la maîtrise pendant que les conseillers pédagogiques ,sans diplôme et n’ayant subi aucune formation sont reversés à la même catégorie et à l’échelle E5 surtout.
L’exploitation de vingt trois articles regroupés en trois chapitres permet aujourd’hui de dire que s’il ya eu volonté de mieux faire de la part de ces deux ministres, il importe de signaler que l’application d’une telle étude est attendue avec impatience par les instituteurs. Car une nomination obtenue sans aucun critère surtout ne peut en aucun cas égaler un diplôme.
Ne rien faire pour les instituteurs diplômés dont peut être la seule possibilité de changer de catégorie est le passer par le concours d’inspecteurs adjoints ne peut relever que d’une lâcheté. Au pire ils pouvaient postuler au professorat et pourquoi pas maintenant ?
Revoir sa copie pour des éventuels amendements souhaités aussi bien par les instituteurs ne possédant pas des diplômes supérieurs que les instituteurs diplômés du supérieur qui attendent avec impatience ce projet de décret serait salutaire pour notre système éducatif agonisant.
Consolider les quelques acquis obtenus grâce au courage et à la volonté de mieux faire doit motiver toute décision. Dans tous les cas l’application d’un tel projet de décret est très attendu par les enseignants du fondamental qui n’ont que trop attendu.
Signé Amadou Bocar Ba /Gaynaako.
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