16-07-2013 10:05 - Réponse de l’USGA à la MSP
Le 15 juillet 2013 à 00:12, est paru sur le site cridem.org un texte intitulé : Pourquoi s’en prend-on à la MSP ? signé « La Direction de la Communication et des Relations Extérieures de la MSP » qui, au passage, omet de préciser qui s’en prend à elle.
Sans doute, ce texte n’aurait suscité la moindre réaction de la part de notre Union (l’Union des Sociétés de Gardiennage en Activité - USGA) si ses auteurs, abrités « courageusement » derrière des formules alambiquées, n’avaient indexé « les sociétés locales » qu’ils affublent de toutes les tares et de tous les péchés.
Faisant nôtres les maximes que « C’est au pied de l’ouvrage que l’on reconnaît le maître d’œuvre » et que « La perfection naît de la pratique », l’USGA voudrait apporter quelques précisions sur les allégations de la MSP :
1°) Si la MSP, fille (légitime ?) de 18 géniteurs, est née le 23/07/2012 (moins d’une année, jour pour jour), les sociétés composant l’USGA, elles, sont actives depuis des décennies et n’ont pas attendu qu’on les pousse dans le dos pour faire de la lutte contre le chômage des jeunes déshérités et la réinsertion des membres retraités des forces armées et de sécurité l’une de leurs priorités ; ses employés se chiffrant, aujourd’hui, à plus de 4.000 dont 70% sont des retraités des divers corps habillés.
Cette même politique d’emploi sera toujours celle de l’USGA et ce, en conformité avec la politique de Son Excellence, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République que le peuple a surnommé, à juste titre, « Le Président des Pauvres ».
2°) Contrairement à la MSP, les sociétés membres de l’USGA ne comptent que sur leurs propres apports et leurs seuls deniers, sur leur professionnalisme avéré et leur expérience prouvée. Et la question que d’aucuns se posent, concernant la MSP, est la destination de la ligne de crédit de 900 millions d’UM de la CDD dont 450 millions ont été effectivement décaissés, un récent rapport d’audit étant arrivé à la conclusion que de tout ce montant il ne restait que 60 millions que la CDD s’est d’ailleurs empressée de mettre à l’abri de quelques mains bien prestes. Le flou et le pas-clair qui a entouré cette « opération » ont été tels que l’organisme bailleur n’a plus voulu débloquer, 6 mois après comme prévu, le reliquat de 450 millions, assuré sans doute que ce pactole aller emprunter des chemins bien sinueux.
Quant aux impôts (ITS) de « pas moins de 3 millions d’ouguiyas chaque mois » dont s’acquitterait la MSP, on se demande sur quoi porteraient-ils, le commun des mortels n’ignorant pas que les « employés » de cette « entreprise » ne disposent d’aucun contrat.
3°) MSP se pose comme un parangon de vertu qui, plus est, porte à bout de bras un nationalisme à tout crin, allant jusqu’à affirmer que les autres, « les entreprises locales », servent de « paravent aux entreprises étrangères installées en toute illégalité à Akjoujt et Tasiast avec des étrangers en armes ».
Curieux. Très curieux, d’autant plus que le dernier audit fait par le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation, datant d’à peine un mois, avait conclu qu’aucune des sociétés sur lesquelles s’acharne la MSP ne dispose de la moindre arme. Et si l’on sait que c’est cette même MSP, nationaliste à souhait, qui est allée chercher la sulfureuse société EODT Technology pour conclure un partenariat avec elle, on se dit que le délire n’est pas loin.
Pour rappel, aussi bien ici en Mauritanie qu’aux Etats-Unis d’Amérique, des articles de presse ont fait état des activités louches de EODT Technology dont le côté « barbouze » n’est, apparemment pas, le moins recommandable. Mais, ne dit-on pas que tout ce qui se ressemble s’assemble ?
4°) MSP, en parlant d’opacité et de désordre dans le secteur de la sécurité privée avant son entrée en jeu, oublie que l’hôpital ne doit pas se moquer de la charité ; si anarchie il y a, le secteur ne la doit qu’à l’amateurisme des 18 sociétés qui composeront plus tard cette MSP dont l’existence est un défi à toutes les normes qui régissent les sociétés connues.
Nul ne sait si la MSP est le résultat d’une fusion, d’une absorption ou s’il est un G.I.E., les entreprises sur les cendres desquelles elle a vu le jour n’étant pas, à notre connaissance, dissoutes, encore moins liquidées. N’appelle-t-on pas anarchie une situation qui échappe à toute loi ? Ce qui, jusqu’à preuve du contraire, est le cas de la MSP.
5°) Si la MSP « évolue, grandit, fait son bonhomme de chemin et se positionne déjà comme le leader national » pourquoi se préoccupe-t-elle des qu’en-dira-t-on des « sociétés locales » ravalées au rang de minus. La vérité est que la situation de quasi monopole que veut instaurer MSP, en usant d’interventions et d’intimidations tous azimuts, ne lui a pas permis de grandir.
Au contraire, ses agissements et son comportement à l’égard même de ses propres « employés » ont poussé des pans entiers d’anciens retraités qu’elle avait recrutés à se constituer même en associations pour écrire des lettres-ouvertes et des réclamations pour dénoncer la situation peu enviable dans laquelle cette « grande entreprise » (de frères d’armes) les avaient mis.
6°) Enfin, « le chien aboie, la caravane passe », le mérite reconnu aux sociétés composant l’USGA ne saurait être ravalé plus bas que terre, d’un coup de patte (de plume), par les scribes communicateurs de la MSP, les retraités des forces armées et de sécurités que les membres de l’USGA emploient, disciplinés, loyaux et intègres suffisent comme témoins irréfragables.
Nouakchott, le 14/07/2013
Le Bureau Exécutif de l’USGA
Réponse à l'article : 15/07/2013 00:12-Pourquoi s’en prend-on à la MSP ? (Source : ANI)
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