16-07-2013 21:35 - Egypte : 7 morts, 261 blessés et au moins 401 interpellations après des affrontements au Caire
Des échauffourées ont éclaté, lundi soir, en marge de manifestations de partisans du président déchu Mohamed Morsi. Le gouvernement de transition doit être annoncé d'ici mercredi.
Le Caire n'avait plus connu de heurts violents depuis une semaine. Sept personnes sont mortes et 261 ont été blessées, lundi, dans des affrontements nocturnes qui ont éclaté entre les forces de l'ordre et partisans du président déchu Mohamed Morsi. Un premier bilan faisait état d'au moins 22 blessés.
Cinq personnes ont été tuées dans le quartier de Guizeh (sud-ouest du Caire), et deux autres dans le secteur de Ramses, proche d'un des principaux ponts sur le Nil et de la place Tahrir, a indiqué le chef des services des urgences, Mohammed Soltan.
Les heurts ont fait sept morts, a confirmé un haut responsable du ministère de la Santé, le Dr Khaled al-Khatib, cité par l'agence Mena. Au 401 personnes ont par ailleurs été arrêtées. Ces interpellations de 401 "émeutiers" concernent le seul secteur de Ramses.
Les partisans de chef de l'Etat déchu, qui dénoncent un "coup d'Etat militaire" contre le premier président démocratiquement élu, affirment qu'ils ne cesseront pas leur mobilisation sans un retour de Mohamed Morsi . Les Frères musulmans, dont il est issu, veulent continuer à manifester "pacifiquement", a assuré un porte-parole, Ahmed Aref.
"Nous avons une cause juste pour laquelle nous sommes prêts à nous sacrifier". Les manifestants continuent d'occuper les abords de la mosquée Rabaa al-Adawiya, dans le faubourg de Nasr City, où ils étaient encore plusieurs dizaines de milliers lundi soir.
Le gouvernement de transition connu d'ici mercredi
Dans le camp rival, les anti-Morsi, qui reprochent au président déchu d'avoir gouverné au seul profit de sa confrérie et de ne pas avoir fait face à la crise économique, appellent aussi à de fréquents rassemblements, place Tahrir et devant le palais présidentiel. La mobilisation a toutefois baissé d'un cran ces derniers jours.
Présent lundi au Caire, pour la première visite d'un haut responsable américain depuis le 3 juillet, le secrétaire d'Etat adjoint Bill Burns a appelé à l'apaisement. "La première des priorités doit être de mettre fin à la violence (...) et de commencer un dialogue sérieux et soutenu entre toutes les parties", a-t-il fait valoir. Il a jugé que les derniers événements représentaient "une seconde chance (...) de créer un Etat démocratique".
Chargé d'assurer la mise en oeuvre de la transition politique édictée par le président intérimaire, le Premier ministre Hazem Beblawi s'est engagé à communiquer la composition de son gouvernement d'ici mercredi.
AFP
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