26-01-2014 16:16 - Le Traducteur : Communiqué

Le Traducteur : Communiqué

C’est avec grande joie que nous avons reçu la nouvelle de la mesure prise au dernier conseil des ministres, au sujet de la création d’un Institut Supérieur Professionnel de Langues, de Traduction et d’Interprétariat.

Les traducteurs et étudiants de traductions réunis au sein de notre club saluent grandement cette décision qui vient confirmer, une fois de plus, l’intérêt qu’accordent les autorités publiques au secteur de l’enseignement en général et la recherche scientifique et la formation professionnelle en particulier.

Etant un moyen de communication et un point de rencontre entre les différentes cultures et peuples, la traduction est un outil de première nécessité pour le développement de notre pays qui connait une croissance économique remarquable et devient une destination favorite d'investisseurs du monde entier.

De ce fait, et de l'importance que nous accordons à cet institut, nous avons l'honneur de dévoiler à l'opinion publique nationale et aux autorités compétentes, un certains nombre de point que nous jugeons de grande utilité pour le bon fonctionnement de cette nouvelle institution:

1/ Faire de l'ISPLTI une référence scientifique dans la sous-région, surtout que notre pays a toujours été un pont reliant les cultures du nord à celles de l’Afrique subsaharienne.

- L’ouverture immédiate d’un master à l’ISPLTI, pour les différentes spécialités qui existaient aux ex-départements des langues appliquées et traduction, et des langues nationales et de la linguistique.

- La mise en place d’une infrastructure moderne et adaptée pour les échanges scientifiques

- Equiper l’institut de la logistique nécessaire et particulièrement les instruments d’interprétariat et d’une bibliothèque spécialisée

- Le recrutement d’un corps enseignant compétent

- L’inclusion des langues nationales dans le premier cycle

- Transférer le tutorat du Centre des Recherches et de l’Enseignement des Langues (CREL) à l’ISPLTI, au lieu de l’Université de Nouakchott

- L’encouragement de l’échange d’expériences avec les écoles et instituts plus expérimentés dans le domaine, notamment l’Ecole Supérieur des Traducteurs et Interprètes (ESIT de Paris)

2/Placer l’institut à Nouakchott :

Certes nous encourageons et saluons grandement les pas réalisés en matière de la décentralisation de l’enseignement supérieur, mais vu que Nouakchott est le point de concentration le plus important des concernés et spécialistes du domaine, nous prions les autorités publiques de bien vouloir installer l’institut à Nouakchott qui abrite désormais de nombreuses infrastructures valables pour l’enseignement supérieur ; ce qui aura sans doute des répercutions positives sur la réussite et l’avenir de cet institut.

3/ Å’uvres universitaires :

Persuadés que les autorités publiques en font une priorité, nous n’avançons pas de réclamations particulières autres qu’un traitement égal à celui de l’ensemble des autres institutions de l’enseignement supérieur du pays.

4/ l’Intégration à la vie active :

Dans ce sens, nous signalons notre mécontentement de l’absence total de concours de recrutements de traducteurs à la fonction publique, malgré le besoin tant exprimé par les différents départements et sociétés gouvernementaux.

5/ L’Union Nationale des Traducteurs et Interprètes de Mauritanie.

Nous portons à la connaissance des spécialistes de la traduction, que nous avons entrepris les démarches de la création d'une Union Nationale des Traducteurs et Interprètes de Mauritanie (UNTIM). Cet union sera exclusive aux diplômés et agrées de la traduction.

Pour prendre part à l'installation de cette structure, veuillez contacter le président de la commission de l'UNTIM, M. Abdellahi Ould Elbou (aoelbou@gmail.com).

En conclusion, nous saluons encore une fois la création de cet institut qui vient s’ajouter aux autres grandes réalisations dans le département de l’enseignement supérieur, qui en 4 ans, s’est vu doté de 2 nouvelles universités, 4 nouveaux instituts et 3 écoles d’ingénieurs.

P.O le Bureau Exécutif
Le Président
Deddah Fadel




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Source : Deddah Fadel
Commentaires : 2
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Commentaires (2)

  • Renard (F) 27/01/2014 01:54 X

    Des phrases, rien que des phrases... Et que sera la valeur réelle de cet institut?

  • habouss (H) 26/01/2014 16:30 X

    J'ai sursauté de joie en lisant le communiqué du conseil des ministres, en croyant que le président des pauvres donc de la majorité des mauritaniens a corrigé une aberration du Sinistre Taya en remettant en place l'institut des langues nationale.

    Tel fût ma surprise en lisant les explications sur cette création qui tend à corriger une autre aberration de faire de la Mauritanie un pays avec deux langues vivantes où il faut traduire l'une vers l'autre pour se comprendre.

    Néanmoins, je reste optimiste en considérant que cette institut va qu'à même intéresser l'ensemble de nos langues nationales qui peuvent être apprises et traduites comme, l'arabe, l'anglais, le français ou le chinois.