04-12-2014 10:35 - Une injustice flagrante
Kowri Sneiba - Le ministère de l’éducation nationale vient de procéder la semaine passée à certaines nominations. Ainsi, les directeurs titulaires et adjoints des nouvelles écoles normales de Kaédi et d’Akjoujt ont été désignés. Mais comme toujours, les critères objectifs qui devaient prévaloir pour bien choisir les cadres qu’il faut n’ont pas été pris en compte.
Visiblement. Pour étayer cette thèse, un seul exemple suffit. L’inspecteur principal de l’enseignement fondamental Brahim Ould Nourredine a été nommé directeur adjoint de l’ENI d’Akjoujt.
Il seconde dans cette institution un instituteur qui a servi au cabinet du ministre comme conseiller juridique. Or, l’inspecteur Brahim Ould Nourredine est incontestablement l’un des cadres les plus compétents et les plus honnêtes de l’éducation nationale.
Peu de gens de ce département vous diront le contraire. Les milliers d’enseignants qu’il a encadrés ou gérés en tant qu’inspecteur de circonscription ou inspecteur départemental ne tarissent pas d’éloges sur sa personnalité, sa moralité et son professionnalisme.
En plus de cela, ce cadre qui prépare une thèse en sciences de l’éducation n’est plus qu’à deux ans de sa retraite après plusieurs années passées à la tête de l’inspection départementale d’Arafat où les autorités administratives et pédagogiques avec lesquelles il a servi lui reconnaissent une compétence , un sérieux et une expérience rarement égalés.
Mieux, cet inspecteur est aussi – cerise sur le gâteau- un cadre de première heure de l’UPR et est le fondateur d’une initiative de l’enseignement au soutien de la candidature du président Mohamed Ould Abdel Aziz dont il était le responsable des opérations électorales de sa campagne dans la moughataa d’Arafat aux dernières élections présidentielles de 2014.
L’injustice qui frise l’humiliation que cet inspecteur hors pair subit coïncide avec la déclaration de 2015 comme année de l’enseignement. Mais elle a quand même un avantage, celui de reposer l’un des nombreux problèmes structurels dont souffre justement l’enseignement, notamment le clientélisme et la mauvaise gestion des carrières.
Des injustices et des règlements de compte dont sont victimes des cadres aussi valeureux de la trempe de l’inspecteur Brahim Ould Nourredine dont le seul tort est de pas avoir choisi les promotions à travers les voies tortueuses de l’indélicatesse via la région, la tribu ou la corruption.
