03-02-2015 20:16 - Un étudiant écope de 45 jours de suspension suite au mouvement de contestation à la Faculté de Médecine
Mauriweb - La faculté de médecine de l’Université des Sciences et technologies et de Médecine vit sous tension depuis quelques temps. Pour cause, le refus de l’administration de repousser la date des examens suite à un chamboulement du planning initial des cours a appris « mauriweb.info ».
Notre source estudiantine nous confie: « les professeurs étrangers sont venus plus tard que prévu, donc une accélération des cours a été constaté. Nous n’avons pas le temps nécessaire pour assimiler tous les cours. C’est pourquoi nous demandons un report raisonnable des cours ».
Par ailleurs, un étudiant en 6ème année de médecine a été suspendu pour un mois et quinze jours. Il est accusé d'être le meneur de la grève selon l’administration de la faculté.
C’est dans ce sens que le SNEM s’est insurgé contre cette décision via un communiqué dont une copie nous est parvenu L’étudiant en question serait un syndicaliste.
Voici le texte intégral du communiqué:
Le SNEM s’insurge contre la suspension d’un étudiant
Le Syndicat National des Etudiants de Mauritanie (SNEM) a appris avec stupéfaction la suspension de l’étudiant en 6ème année médecine Habib Ould Gah pour une durée de 45 jours avec effet immédiat. Décision, prise par le conseil de faculté de Médecine dans la précipitation et l’anarchie.
On l’accuse d’être à l’origine de la grève des étudiants de médecine qui refusent de faire les examens parce qu’ils n’ont pas eu assez de temps pour assimiler les cours. Non seulement rien ne prouve qu’il soit le meneur de cette contestation et même si c’était le cas est ce une raison de le suspendre ? Est de l’indiscipline ? Elle est où la liberté syndicale que garantie le règlement intérieur de l’université ?
Face à cette attitude indigne d’une administration moderne :
- Le SNEM condamne fermement cette décision répressive
- Prévient l’administration concernée de la dangerosité d’une telle action
- Exige l’annulation pure et simple et sans condition de la suspension
- Exige le respect des libertés syndicales
- Exige la satisfaction des revendications (repousser la date des examens)
Comme on dit « chasse le naturel », il revient au galop. Cette initiative malsaine nous rappel les arrestations qui ont frappés le milieu syndical estudiantin à chaque mouvement de contestation. La répression n’a jamais été une solution, elle ne fera que renforcer la détermination de l’intimidé.
Nouakchott, le 03 Février 2015
Pour le Bureau Exécutif
Info-Communication du SNEM
