20-02-2015 21:00 - Le paradoxe de l’éducation Nationale : disons-le
Amadou Bocar Ba - Au moment où tout le monde aspire à un changement, certains agissements et pratiques devraient être bannis surtout dans le secteur de l’éducation Nationale.
Apparemment cela ne semble pas le cas au regard des agissements des responsables de ce secteur où on accorde plus d’importance aux contractuels et moins au reclassement d’instituteurs diplômés et à ceux qui réclament un plan de carrière.
Recrutés par la même occasion que les chauffeurs et plantons, au moment où leurs collègues se découvrent en affrontant le concours d’entrée à la fonction publique comme exigé par loi, les partisans de moindre effort préfèrent passer par les relations de papa et maman pour se retrouver au même logis ou plus que les méritants.
Aucune Nation au monde ne s’est développée dans la gestion complaisante de ses ressources humaines, qui est le socle de tout développement. Et pourquoi la Mauritanie ?
Si aucune Nation ne s’est développée sur la base des discours et louanges stériles, la Mauritanie a besoin de réflexions profondes sur tous les plans. L’éducation dans ce pays nécessite d’actes concrets et pas des simples slogans. Que peut signifier 2015, année de l’enseignement alors qu’on ignore la situation de l’enseignant ?
Si les USA, la France et les autres pays qui nous donnent des aumônes aujourd’hui avaient géré leurs ressources humaines comme les inconscients politiciens et responsables de l’éducation en Mauritanie gèrent le leur, nos décideurs ne seront pas en quête de zakat chez eux.
En Mauritanie, tous les partisans du moindre effort se réfugient dans le champ politique où tout se gagne sans mérite ; pourvu que l’on soit du régime en place. C’est dans ces conditions qu’on pense malheureusement redresser notre cher pays dont l’éducation agonise à cause du manque de considérations et du sérieux dont sont victimes les diplômés surtout.
Les recrutements se font en catimini ou entachés de fraude et trafic d’influence pour certains et pour d’autres, personne n’en fait cas. Tel est le cas de ceux qui doivent être de Catégorie A qui travaillent avec B dans nos écoles où les contractuels, après deux ans sont titularisés et promus.
N’est-il pas temps de dire à ceux qui encouragent ces pratiques d’arrêter ? S’ils ont la moindre considération pour leurs progénitures et le peuple mauritanien qui méritent du respect pourtant.
Nous devons avoir la conscience d’identifier la cause des crises que notre système éducatif caractérisé par la mauvaise gestion des ressources humaines, traverse et non faire le semblant avec des slogans : rétention au fondamental, équité au secondaire et tout dernièrement 2015, l’Année de l’Enseignement.
Amadou Bocar Ba/Gaynaako
