17-04-2015 17:16 - Education : Système LMB, des enfants livrent à eux-mêmes.
La lettre ouverte des futurs bacheliers au ministre de l’éducation est triste (voir Cridem du 13 avril courant); elle est comme une complainte d’un naufragé sans bouée de sauvetage.
Le zéro commentaire qui s’en est suivi est illustratif à plus d’un titre vu elle sera une lettre morte, comme toutes celles qui l’ont précédées, adressées à des autorités.
Le ministre ne fera rien parce pleutre à l’image de toutes les figurines du système gouvernemental, et les parents d’élèves de guerre lasse ne sont plus forts en thème face au rouleau compresseur d’un système dont la complaisance est loin de leur attirer la moindre sympathie occasionnelle, car le cœur n’y est pas.
Qui n’a pas suivi le débat télévisé de Mme Derwich sur cette conspiration qui ne dit pas son nom ? Elle a montré que ceux qui nous impose l’arabe ont tous leurs enfants dans les écoles françaises ; un paradoxe sur lequel nous sommes revenus dans une chronique.
Le pire pour ces candidats au baccalauréat, c’est l’application du système LMD ou LMB comme le stipule la lettre des gosses au ministre. En effet, l’application de ce système ne fait pas que des heureux. L’arrimage de l’enseignement supérieur aux normes internationales est une intention noble. Mais faudrait-il que les conditions pour accéder à ce résultat soient remplies.
C’est ce que ces enfants réclament en tant que citoyens mauritaniens. La massification des effectifs arabisants ne répond nullement pas aux normes qu’exige la mise en place d’un tel système, sinon « l’élite » y aurait ses enfants.
Que dire de la difficulté récurrente liée à l’organisation des nombreuses évaluations auxquelles enseignants et étudiants est confrontée avec le système LMB ; l’accent n’est pas mis sur la professionnalisation des formations dispensées.
La massification des effectifs rivalise avec le taux d’échec dans l’enseignement supérieur qui est traversé par une crise profonde face à des parents d’élèves qui n’ont pas ouvert les yeux sur la nécessité de trouver des compromis pour éviter de détruire l’enseignement des plus petits à l’université de leur pays.
ADN
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