12-05-2015 11:56 - Éducation : La bourse scolaire fait monter le ton à l’Université
La Mauritanie, pays riche par excellence n’investit pas dans la première des richesses : Le savoir. C’est le sentiment des syndicats d’étudiants qui tenaient une conférence de presse hier à la faculté des sciences juridiques et économiques de Nouakchott.
Les trois centrales syndicales soutiennent que l’absence de bourses pour les étudiants de même que la reforme pour le moins controversée de la réduire à sa plus petite exécution, est le lit de la chienlit les opposant au ministre de l’enseignement supérieur.
« La décision est injuste, nous ne pouvons étudier sans bourse » souligne Ilo Idrissa Sow secrétaire général du syndicat national des étudiants de Mauritanie. Avec son collègue Hassane Ould Weddoud de l’union nationale des étudiants de Mauritanie, ils sont revenus sur les critères de l’ancienneté et les changements que celle-ci va induire si elle est mise en application, des éléments de réponse qui ne doivent relever de la simple décision du ministre de l’enseignement supérieur, estiment-ils.
« Il est à craindre que la vision étriquée du décideur politique qu’il est en ce qui concerne le règlement interne de l’université, nous mène à la décadence. Nous constatons pour le déplorer que la bourse estudiantine ne semble être une priorité chez notre ministre et pour cause, toutes nos tentatives pour le rencontrer à cet effet, se sont avérées vaines ».
Le ton d’attaque est à la mesure du raz le bol des étudiants qui scandaient dans leur amphi : « étudiants non boursiers ; misère assurée, scolarité sacrifiée !» Le ton est incisif devant ce qui à leurs yeux constitue une menace pour leur scolarité, et leur autonomie qui leur sont si chères.
Pour peu qu’on s’y attarde, il est facile de constater que le fil du dialogue tant voulu par les étudiants autour d’une table de négociation et qui aurait facilité un rapprochement avec la tutelle, semble être rompu. C’est le sentiment d’Omar El Varough Sy, l’un des organisateurs du point de presse.
Chacun avec sa vérité crue et son chapelet de griefs jetés à la figure de l’autre avec cet avertissement : « touche pas à ma bourse ». Les syndicats d’étudiants passeront à la vitesse supérieure en battant le macadam demain, avec en toile de fond, le spectre d’une année blanche.
ADN
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