26-06-2015 01:45 - Contrepoint : Études. Ces fils dont la banlieue est fière !
La banlieue Nouakchottoise cette populeuse, n’échappe pas aux stigmatisations que charrient un peu partout dans le monde des localités du genre. Zone marécageuse par excellence où l’eau occupe toutes les espaces. Des quartiers sixième et cinquième, aux P K comme dans les quartiers difficiles comme Sebkha, Basra, Nétek, la bataille pour l’existence et le devenir est quotidienne.
Pourtant, tous ces quartiers mal famés, mal lotis et insalubres se sont transformés progressivement pour devenir plus accueillants. En effet, c’est dans ces quartiers des « misérables », on s’y met chacun à sa manière pour sortir de l’ornière, tant dans les arts, le sport où les études.
Et dans ce dernier secteur, un paradoxe heureux a fait éclore bien des fils de ces banlieues, au moment ou dans des quartiers huppés le baccalauréat est monnayé.
Rien qu’en franchissant le Rubicon du premier diplôme qui mène aux études supérieurs des fils de banlieusards, font la fierté de ces quartiers.
Avec les autres fils de la campagne, venus étudier, ils sont la vitrine à leurs nombreux frères et sœurs qui ne demandent qu’à aller à l’école pour réussir comme eux.
Car les dures conditions du vécu de la banlieue, a été une plus-value qui a forgé ces adolescents. Les ¾ des étudiants venus des régions, habiteraient les banlieues et n’ont pas de proches à l’abri du besoin pouvant mettre la mettre à la poche, pour faire d’eux des diplômés sans mérite.
Les enfants des banlieues par contre, se sont forgés un mental d’acier en revendiquant l’estampille du mérite dans les études à l’image de ce jeune homme qui se réveillait à 6 heures du matin pour être à l’heure au collège. Aujourd’hui diplômé de l’université, il ne regrette pas ces longs vas et viens entre sa maison et sa classe. La qualité première, des enfants de la banlieue aura été d’être des battants, pour réussir à la force du poignet leurs études.
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