20-11-2015 07:45 - Education nationale : Un sabotage organisé

Education nationale : Un sabotage organisé

Le Calame - Le secteur de l’éducation nationale est incontestablement l’un des plus malades du pays. Inutile de décompter les problèmes structurels pour s’en convaincre. C’est un secret de Polichinelle que rien ne va dans cette école mauritanienne dévoyée.

C’est finalement une impression d’un sabotage organisé aussi bien au niveau central que régional. Chacun fait ce qu’il veut. Les dernières missions organisées par le ministère ont au moins démontré que des milliers d’enseignants (professeurs et instituteurs) sont totalement en dehors du circuit, mais continuent néanmoins à percevoir leurs salaires et indemnités.

Avec la bénédiction et la complicité de hauts responsables de ce ridicule ministère. Chaque personnalité influente a ses protégés. Du ministre au planton. Même les personnes externes ont leur mot à dire : Les généraux, les élus, les notables.

Les déséquilibres des ressources humaines et les disfonctionnements pédagogiques qu’ils occasionnent sont les conséquences directes de ces indésirables incursions et interférences. Au niveau central, chaque direction cache des centaines de fonctionnaires dont certains n’ont jamais servi plus de deux à trois ans.

Chaque direction régionale de l’éducation et inspection départementale a ses hommes et femmes invisibles sauf en période de contrôle. Comment comprendre que le personnel d’une petite inspection puisse être de plusieurs dizaines dont une junte féminine aux rôles imprécis face à des hommes aux desseins inavoués.

En plus de tous ces avatars, deux autres facteurs qui mouillent davantage l’argile viennent s’ajouter: L’envoi massif d’instituteurs (généralement les meilleurs et les plus expérimentés) comme conseillers pédagogiques ou attachés administratifs.

Une hérésie inventée par Ahmed Ould Baye pour contenir le mécontentement des centaines de surveillants généraux reversés au fondamental par les établissements du secondaire. Puis le recrutement intempestif de milliers de contractuels généralement sans niveau ni compétence pour palier au manque engendré par ce sabotage officiel de l’enseignement. La reforme du système éducatif ne se décrète pas.

C’est un choix qui a un prix. En termes d’amélioration substantielle des conditions de travail des enseignants, de suivi administratif rigoureux de leur gestion et de mesures strictes imposées aux plus hautes autorités ayant en charge le pilotage de cet important secteur social.



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Commentaires (5)

  • Ndiamndi (H) 25/11/2015 23:16 X

    " Education nationale : Un sabotage organisé"???? C'est bien dommage!

  • Abdel Jabarr (H) 20/11/2015 15:37 X

    L’éducation, est l'enfant malade de notre système, et si la situation continue en cette direction catastrophique ... bonjour la Mauritanie .

  • Ksaleh (H) 20/11/2015 13:03 X

    @ bigmath, de ton posting trop extrémiste, je prend la citation du prophète psl, ainsi je te donne en parie raison, ce son les opportuniste qui agissent dans l'ombre en gardant le pré carrée de privilège au détriment du grand nombre. J'ai entendu Mokhtar o/ Daddah expliquer pourquoi il était nécessaire de faire appel aux arabisants (tous issus de mahadra) sans techniques pédagogiques, puis nous connaissons la suite.....Donc tant qu'on ne va pas corriger le péché originel tous nos efforts dans l'éducation (la promotion du Hassnia), nous allons à la catastrophe.

  • bigmath (H) 20/11/2015 09:38 X

    Jeter un coup d'oeil sur les étages du ministere de vrais poubelles. Les portes des bureaux n'ont pas d'inscriptions. Les conseilliers ne maitrisent aucune langue écrite. Le Prophéte PSL disait"la connaissance de toute chose est préférable à son ignorance". Nous avons ligaturé l'enseignement du français qui est une langue de développement au profit non pas de l'arabe mais la "haasaniya" qui n'est pas une langue de dossier;c'est plutôt une langue de "tchebchib".

  • Kaara Koro (H) 20/11/2015 09:14 X

    Cette analyse est très correcte. Il y a un autre virus qui ronge le système éducatif de ce pays: il s'agit d'un manque cruel des ouvrages pédagogiques; sans les livres, comment les élèves et les enseignants peuvent travailler? Tout le malheur est sombré dans l'IPN.

    Certes,cet Institut de mafia produit chaque année plusieurs dizaines de milliers d'ouvrages à un cout exorbitant mais malheureusement, à peine 25% des ces publications sont distribuées dans les écoles publiques et moins de 5% sont remis à la dispoition des Directeurs de écoles privées (juste des échantillon).

    Le reste de ces publication est stocké dans les magasins de l'IPN jusqu'à la fin de l'année pour être vendu aux clients bien connus de cet Institut à un prix abordable. Pour avoir un livre à l'IPN,il faut avoir une connaissance qui remettra votre demande au Directeur et celui-ci, en fonction de ses relations avec l'employé d'IPN, décidera combien de livres la magasinier vas vous vendre à un prix moyen.

    Actuellement, il n y a aucun livre neuf disponible dans les écoles (publiques et privées). On se demande où sont passés les fonds des Projets Education I, Education II, Education III, etc? Pourquoi il n y a pas de contrôle au sein de l'IPN afin de savoir si les fils et les filles de ce pays bénéficient de ces fonds? Mauvaise gestion des aides publiques destinées à l'Enseignement!