01-10-2016 13:51 - Education : le MEN et notre ambassadeur à Dakar remettent de l’ordre dans les écuries d’Augias

Education : le MEN et notre ambassadeur à Dakar remettent de l’ordre dans les écuries d’Augias

Elhourriya - Ce n’est un secret pour personne que le ministère de l’Education nationale est devenu le « refuge » de tous ceux qui veulent être « libérés » pour vaquer à d’autres occupations.

La dernière mesure prise par la secrétaire générale du MEN, Khadjetou Mint Doua le montre clairement. Elle a réussi à débusquer quelques 300 enseignants nommés, sans raison, à la DRH (direction des ressources humaines) et dans différentes administrations centrales alors que les établissements d’enseignement primaire et secondaire souffrent d’un déficit criant.

S’ajoute à cette liste des dizaines d’inspecteurs et inspecteurs adjoints et 20 fonctionnaires qui doivent (re)descendre sur le terrain à partir de la nouvelle rentrée scolaire. La mesure, qui est le premier acte fondateur du ministre, Isselmou Ould Sid’El Moctar a aussi touché le monde sulfureux des conseillers pédagogiques et autres attachés d’administration qui sont l’une des nombreuses manières de se dérober.

Cette mesure visant à ramener sur le terrain des enseignants fuyant le service, a aussi été entreprise, au niveau de notre ambassade de Dakar par Cheikhna Ould Nenni qui n’a pas voulu être le complice d’une situation vieille de plusieurs années et qui perdure dans nos ambassades du Mali, du Sénégal et de Gambie. Des dizaines d’enseignants affectés dans des établissements scolaires dans ces pays n’exercent aucune activité. Seulement, par l’entremise de leurs solides relations à Nouakchott, ils profitent de salaires conséquents et d’un repos (non) mérité.

Notre ambassadeur à Dakar aurait alors fait appel à l’Inspection générale d’Etat (IGE) pour voir clair dans cette situation. Les résultats de l’enquête auraient abouti à la découverte d’une situation alarmante. Jugez-en : 50% de ces enseignants ne foutent rien au Sénégal. Une centaine d’enseignants dans cette mission éducative mauritanienne au Sénégal fondée en 1987 et présente dans les villes de Kaolak, Touba, Tivaoune, Saint-Louis et Podor.

Le (bon) prétexte avancé par ces enseignants, et véhiculé par certains journaux mauritaniens, est que ces enseignants exercent une « diplomatie populaire parallèle » ! Oui, si réellement, ils étaient présents à leurs postes de travail et pas perdu dans la nature, comme leurs collègues du Ministère affectés dans des services centraux mais exerçant le commerce à Nokta Sakhina ou ailleurs.

Le mauvais prétexte est que ces enseignants ont contracté des dettes à long terme avec certaines banques sénégalaises et que, par conséquent, il faut leur donner le temps de s’en acquitter !

Reste que ces enseignants ne semblent pas accorder de l’importance aux autorités de leur pays puisque, toujours selon les médias qui ont adopté leurs thèses, les chefferies religieuses au Sénégal sauront bien convaincre le gouvernement mauritanien de laisser la situation actuelle en l’état. C'est-à-dire leur permettre de conserver des privilèges indus.

Sneiba Mohamed



Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Commentaires : 3
Lus : 2656

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (3)

  • cheikh tourad (H) 02/10/2016 12:15 X

    Tout cela est bien la question centrale n'est elle pas la question des conditions de travail et de salaire. si les salaires étaient suffisant les gens iront partout. mais si vous affecter le mari à nema et la mère à rosso que va faire la femme ou le mari. s'il est affecté à son lieu de domicile il peut joindre les bouts difficilement car au moins il est dans sa barak mais si vous l'affecter loin de chez lui il ne pas vivre tout simplement c'est ça le fond du problème tous les autres aspects existent mais ils sont marginaux par rapport à cette question

  • Ksaleh (H) 01/10/2016 14:49 X

    La gangrène est solidement installée dans ce domaine, c'est la inième dénonciation d'une situation qui perdure dont les responsables ne veulent résoudre depuis des décennie. Ce ministre va s'agiter et le comble le journaliste de cet article avec, pour rien. Sinon qu'est ce Cheikhna Ould Nanni a à voir dans cette affaire. Il n y a t il pas de responsables compétents des services de EN et de fonction publique pour traiter cette affaire ? C'est une inième façon de noyer encore le poisson !

  • diambarardo (H) 01/10/2016 14:10 X

    Au lieu de s'en prendre aux pauvres enseignants, cet ambassadeur doit œuvrer à créer de bonnes relations entre le Sénégal et notre pays, il doit travailler pour limiter l'influence grandissante de ira su Sénégal. Au lieu de tout ça il se met à dénoncer les enseignants. Bizarre cette Mauritanie.