08-05-2018 08:29 - Depuis un an, Macron impose un nouveau rythme dans la sécurisation du Sahel

Depuis un an, Macron impose un nouveau rythme dans la sécurisation du Sahel

RFI - Il y a un an, jour pour jour, Emmanuel Macron était élu à la présidence de la République française.

A son arrivée à l’Elysée, le chef des armées n'a pas souhaité trancher immédiatement sur l'avenir de la force Barkhane déployée dans le Sahel et le Sahara. Alors que le président français appelle à l'accélération de la mise en place de la force conjointe du G5 Sahel, qui devait être pleinement opérationnelle au printemps, on assiste à une multiplication d'actes de terrorismes violents.

La France ne cesse de répéter qu'elle est là pour soutenir les forces régionales, mais que Barkhane « ne restera pas éternellement » au Mali.

La base française de Gao fut la première visite à l'étranger du président Emmanuel Macron. En arrivant au pouvoir en mai 2017, il hérite d'un dispositif militaire lancé par son prédécesseur, François Hollande, dans la foulée de l'opération Serval, quatre ans plus tôt. Face à une situation sécuritaire qui se dégrade, Paris choisit ne pas envoyer de troupes françaises supplémentaires en Afrique, mais décide d'accélérer la montée en puissance d'une alliance militaire régionale, le G5 sahel, dans les cartons depuis 2014.

Dans le même temps, Barkhane change de tactique. A partir de novembre, les opérations « Koufra » sont lancées : ratissages dans le Gourma dans la zone des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso) ou les groupes terroristes se mêlent aux populations. Lors de son discours de Ouagadougou, le 28 novembre 2017, Emmanuel Macron, appelle le G5 à remporter rapidement ses « premières victoires », mais rencontre aussi discrètement les forces spéciales françaises. Entre le jeune président et les commandos de la force Sabre le courant passe bien.

Le 14 février 2018, un raid français dans le nord du Mali conduit à l'élimination d'une vingtaine de combattants jihadistes. Des personnalités du « premier cercle » autour d'Iyad Ag Ghali. L'Elysée ne commente pas, mais à Paris, on reconnaît que « sa disparition pourrait changer la donne politique dans la région ».

Dans le même temps, dans la zone des trois frontières, Barkhane poursuit toujours un autre chef jihadiste, Adnane Abou Walid al-Saharoui. Pour récolter des précieux renseignements, les forces françaises acceptent d'opérer aux côtés des mouvements Gatia et MSA, soupçonnés d'exactions dans la région.





Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Source : RFI
Commentaires : 1
Lus : 2072

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (1)

  • lass77 (H) 08/05/2018 15:24 X

    Il revient aux pays du Sahel de garantir la sécurité de la région , c'est lamentable de parler ainsi aprés 58 ans d'indépendance , NON il y'a quelque chose qui ne cloche pas.