20-04-2021 02:32 - Affaire Aziz, contre-attaque du pôle d’enquêteurs après les dernières sorties de l’ex-président

Affaire Aziz, contre-attaque du pôle d’enquêteurs après les dernières sorties de l’ex-président

L'Authentique - Selon des sources concordantes, le pôle d’enquêteurs de la Police des crimes économiques a mis sous scellé ce vendredi 16 avril 2021 à plus d’une centaine de véhicules qui appartiendraient à l’ancien président Mohamed Abdel Aziz.

Ces mêmes sources soutiennent que les locaux de la Fondation Errahma de son défunt fils Ahmedou, auraient été mis également sous scellé, avec à l’intérieur, plusieurs dizaines de véhicules tout terrain.

Il est aussi question de la convocation, mercredi 21 avril prochain, de Mohamed Abdel Aziz, pour sa première audition après les charges portées contre lui en mars dernier par le Parquet général. L’ex-président est poursuivi pour corruption, blanchiment d’argent, enrichissement illicite, dilapidation de biens publics, octroi d’avantages indus et obstruction au déroulement de la justice.

Placé sous contrôle judiciaire, l’ancien président qui est assigné à résidence à Nouakchott, devrait se présenter trois fois par semaine pour signer son acte de présence dans la Capitale. Plusieurs demandes qu’il a formulées pour se rendre à son ranch sur la route d’Akjoujt ont été rejetées.

Tournant en rond comme un fauve enragé, selon ses proches, Mohamed Abdel Aziz aurait décidé ces derniers temps de faire bouger les lignes, en faisant tapage pour se faire rappeler au bon souvenir des Mauritaniens.

Premier acte, une énième tentative de revenir sur la scène politique, par l’acte d’intégration conclu le 10 avril 2021 avec le parti « Ribat Al Watan » de Saad Ould Louleid, ancien transfuge du mouvement IRA, soupçonné à l’époque de sa défection de connivence avec le régime de Mohamed Abdel Aziz. C’est d’abord, une intégration tambour battant à un parti politique jusque-là quasi méconnu sur la scène politique, le parti en question n’ayant obtenu le moindre siège au cours des dernières municipales et législatives de 2018.

La première tentative était celle opérée auprès du parti unioniste démocrate socialiste de Mahfoudh Ould Azizi. Après avoir acheté un immeuble pour la bagatelle de 14 millions anciennes ouguiyas pour y inaugurer sa première sortie publique.

Cet acte a été précédé d’une campagne de relation publique déclenchée par ses avocats, en l’occurrence Me Ichidou, qui a alterné coups de menaces et sorties d’éclats contre les poursuivies entamées contre son client.

La démarche a même compris une menace de saisine de l’Union africaine et de la Ligue Arabe en particulier pour dénoncer « un acharnement purement politique contre l’ancien président ».

Pour ajouter davantage de cacophonie à une ambiance déjà délétère et compléter la bataille de communication engagée par l’ex-président et sa défense pour prouver son « innocence », une interview à « Jeune Afrique » le 15 avril 2021 à Nouakchott, par le biais d’un des journalistes de l’hebdomadaire, Justine Spiegel.

Dans cet entretien, Mohamed Abdel Aziz botte tout en touche et réclame un héritage de bonne gestion, critiquant au passage l’actuel pouvoir qui selon lui, est en train d’appauvrir le peuple et de remettre en cause plus d’une décennie de redressement pour une « Mauritanie nouvelle ».

Derniers rebondissements dans cette affaire de biens mal acquis, une commission rogatoire pour la quête de biens appartenant à l’ancien président et son cercle familial en France et en Turquie.

Cheikh Aïdara





Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Commentaires : 3
Lus : 1524

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (3)

  • KANAWAL (H) 20/04/2021 13:29 X

    si AZIZE était un homme, il allait se suicider au lieu de palabrer.

  • Le Bucheron (H) 20/04/2021 09:06 X

    Les avocats de l’état sont à majorités en complicité avec les avocats d’Aziz, comme le ministre de la justice lui aussi avait accepté des dessous tables qui devait libérer les autres. Il faut que le pôle avocat de l’état sache qu’ils sont intrus par des avocats partisans d’Aziz au départ de la constitution du pole. La découverte des commissaires complices et agent avec Aziz n’était que le bout du tunnel, la même situation existe avec les avocats pôle de l’état, Aziz avait anticipé sur l’ensemble des hommes sauf quelque un qui ont montrés leurs fermetés, il faut savoir comme indice que tous les avocats du pôle état ont eu des grades au temps d’Aziz et suivant des nominations tribales, aujourd’hui ces avocats sont en mèche avec les hommes d’Aziz et vous remarquerez qu’ils ne donnent aucun signe de faiblesse lors des débats entre avocats, ils sont actif et amènent beaucoup d’informations surprenante, en réalité ces infos viennent d’en face.

  • hamaodo (H) 20/04/2021 04:36 X

    fuite en avant vers un gros trou.