29-04-2022 16:09 - Hommage au martyr Balla Hadyétou Gandéga et arrêt sur le mouvement Ganbanaaxu

Hommage au martyr Balla Hadyétou Gandéga et arrêt sur le mouvement Ganbanaaxu

UASSDG - La vie d’un homme est un enchaînement d’événements heureux et d’événements malheureux qui relèvent de la destinée.

La mort est la finalité de toute vie. Selon cette même destinée, les causes de la mort sont multiples et chacun de nous souhaite que notre Créateur lui accorde une « belle mort ».

Quand la grande faucheuse passe quelque part, et emporte un des nôtres, c’est naturellement la tristesse et la désolation qui nous frappent mais en bon musulmans, nous finirons toujours par nous résigner en acceptant ce qui plaît à notre Seigneur et dire « Inna Lillahi Wa Inna Ilayhi Râjioun ».

L’homme qui a été emporté en ce jour du 2 avril 2022 à l’Hôpital National à Nouakchott s’appelle Balla Hadyétou Gandéga. L’ange de la mort est apparu à lui à travers les visages de Papa Kamara, Adama Traoré, Bakary Sidi Kamara, Lekhbarou Traoré agissant sous la supervision de Moussa Douda Traore, tous du village de Diogountouro.

Selon leur plan satanique révélé par une communication vocale (WhatsApp), Balla serait le premier d’une liste de 3 personnes à abattre ; les deux autres sont Simbara Gandéga et Kaka Traoré, tous deux également de Diogountouro. Balla Hadyétou Gandéga était un Notable de premier plan de Diogountouro, village situé dans la Moughataa de Khabou, dans la Wilaya du Guidimakha. Appartenant à une vielle famille aristocratique, Balla, s’estimant redevable devant une communauté qui l’a vu naître, l’a sevré et l’a vu grandir, s’est mis, corps et âme, au service de celle-ci. Il était un homme affable, serviable, généreux et modeste.

Il était l’ami de tous aussi bien des natifs de Diogountouro que des nombreux étrangers venus à la quête du bien – être. Il est aussi une pièce maitresse dans le dispositif de gestion de la Coopérative agricole, de l’Association des Parents d’Elèves, bref, il veille sur tout et se trouve aux commandes de toutes les activités d’intérêt économique, social et culturel à Diogountouro. Sa disparition crée un vide qui est difficile à combler ; quelle douleur ! Nos condoléances vont à toute la famille Gandéga, à toute la population de Diogountouro et à tout le Guidimakha. Que la terre lui soit légère et que son âme repose en paix au paradis éternel.

Pour en venir à l’assassinat de Balla, les commanditaires que sont Moussa Douda Traoré et son ami Adama Traoré, venus de France pour des vacances en Mauritanie, ont engagé, contre paiement, des tueurs. Les commanditaires et les assassins sont tous membres d’un mouvement terroriste dénommé Ganbanaaxu. Balla a été interpellé à la sortie de la mosquée après la prière de Maghreb dans la nuit du 18 au 19 Février 2022 et conduit en un lieu situé derrière le village à l’abri des regards indiscrets.

Il a été sauvagement torturé, pulvérisé avec un gaz toxique et abandonné pour mort avant d’être retrouvé le lendemain matin, plongé dans un coma profond. Evacué d’abord à l’Hôpital Régional de Sélibaby et ensuite à l’Hôpital National à Nouakchott, Balla n’a pu survivre à la lâche agression dont il a été victime ; il a rendu l’âme le 2 Avril 2022, plongeant toute la population de Diogountouro et du Guidimakha dans l’émoi.

De mémoire de Guidimakhanké, de par les raisons et la cruauté de l’acte, la tristesse et la compassion ont atteint leur comble ; en témoigne l’hommage rendu au défunt par ce grand afflux de personnes venues aussi bien de tous les coins du Guidimakha que des pays voisins pour assister à son enterrement et présenter leurs condoléances à la famille Gandéga éplorée.

Signalons qu’avant le meurtre de Balla Gandéga, les activistes de Ganbanaaxu ont, à leur palmarès une autre agression perpétrée contre Kaka Traore et son épouse enceinte qui a fini par avorter à Diogountouro. Dès le lendemain de l’attaque certains des auteurs présumés ont été appréhendés par la Gendarmerie Nationale suite à l’audition d’un message vocal portant sur une conversation avec le commanditaire. Comme par miracle, pendant que les présumés auteurs du crime déjà arrêtés étaient sous contrôle judiciaire, Balla reprenait conscience après plus d’un mois de coma profond ; Balla s’est-il ressuscité ? L’on est tenté de se demander.

Quand il a été interrogé par les enquêteurs, non seulement les premiers renseignements ont été confirmés mais aussi et surtout qu’il a révélé l’identité de ses agresseurs qui sont au nombre de 7 dont 5 ont été arrêtés tandis que 2 ont pris la poudre d’escampette ; ils sont activement recherchés par la Gendarmerie Nationale.

Comme la honte n’est plus de la culture de Ganbanaaxu, malgré toutes les preuves tangibles réunies contre les présumés assassins de Balla, ses activistes s’égosillent pour convaincre, à travers les réseaux sociaux, de l’innocence de leurs amis. La famille du défunt ainsi que tous ceux qui sont épris de justice attendent de l’Etat qu’un châtiment à la hauteur du crime soit infligé aux assassins.

Ganbanaaxu signifie en langue soninké « ceux qui se ressemblent » ; en effet, ceux qui se ressemblent se sont assemblés autour d’un ramassis d’individus comme Gaye Tené Traoré (son président), Koundou Soumaré, Dicko Hanoune etc... émigrés en France et Yakoub Bakhayoko en Mauritanie soutenus par le Député Birame Dah Abeid de IRA- MAURITANIE en relation avec des forces malfaisantes tapies dans l’ombre. Ayant perdu leurs repères, à des milliers de Kilomètres de la patrie avec laquelle ils ont d’ailleurs rompu, ils se retournent contre la société qui les a nourris de sa sève et leur a donné les moyens d’être là où ils sont.

De réputation pacifique, solidaire et dépositaire d’une des plus vielles civilisations du Sahel, la Communauté soninké est en passe de basculer dans une violence gratuite du fait de ces hommes. Par une campagne très active et très passionnée à travers les réseaux sociaux (WhatsApp, Facebook etc..), ce mouvement clandestin a pu embrigader de nombreux travailleurs émigrés en France et de nombreux citoyens vivant en Mauritanie, au Guidimakha et au Gorgol.

Le mouvement Ganbanaaxu prétend lutter contre l’Esclavage et les Us et Coutumes en milieu soninké. Ses membres sont exclusivement tous d’ascendance servile. Leurs cibles sont ceux qu’ils désignent par "Féodaux esclavagistes", une terminologie appliquée aux membres des familles d’ascendance nobiliaire en particuliers les Chefs de villages et de tribus, les Ouléma, les Notables, les Cadres, les personnalités politiques etc... Le mensonge, l’insulte, la diffamation, les appels à la haine ou au meurtre sont quotidiennement débités, principalement, par des énergumènes tels que Diadié Bamby Coulibaly à Nouakchott, Hawa Ladji Traoré, Demba Diarra, Fodé Bouna Bakhayokho, Bakary Diara en France, Diokhoba Coulibaly en Angola et tant d’autres.

Les expéditions punitives sont également fréquentes comme ce furent les cas à Diogountouro, Dafort, Hamagué, Bouanze, Kinincoummou, Coumba N’dao, Ouloumbonny, etc ... Ainsi, les populations des localités soninké du Guidimakha, du Gorgol et du Hodh ont été divisées en clans opposés et prompts à en découdre les uns avec les autres. La terreur ainsi créée est devenue le lot quotidien de la population.

S’il est vrai que la Communauté soninké, à un moment donné de son évolution historique, comme tous les peuples du monde, a pratiqué l’Esclavage, il est incontestable que cette tare sociale appartient désormais au passé. Les représentants de l’Etat en poste au Guidimakha, au Gorgol et au Hodh ainsi que les ONG de Défense de droits de l’Homme ne nous contrediront pas pendant que le mouvement Ganbanaaxu, se fondant sur la violence et la manipulation politique, s’attèle depuis plus de 5 ans à ternir l’image de la Communauté soninké à défaut de la démanteler.

Rappelons que l’Esclavage a été introduit en milieu soninké par d’autres ethnies à partir de la fin du 19éme siècle ou du début du 20éme siècle.

Erigeant la diffamation et le mensonge en lignes de conduite, les activistes de Ganbanaaxu sont pourtant incapables de dénoncer, ne serait-ce un seul cas d’esclavage en milieu soninké. Bien au contraire, au prix d’une forte cohésion sociale, la Communauté soninké, par ses propres moyens, a atteint aujourd’hui un niveau de développement dont l’impact principal est justement la libération de l’individu de toute forme de dépendance vis-à-vis de son prochain. Les Soninko se sont inspirés de leur passé glorieux pour construire une société pétrie de valeurs cardinales, ouverte au progrès et capable d’émanciper ceux qui les intègrent comme ce furent tant de cas comme, par exemple, celui de Dicko Hanoune, un Hartani « soninkisé ».

La Société soninké comporte plutôt des castes formées autour de corps de métiers librement choisis comme moyens de subsistance ; ce sont les forgerons, les cordonniers, les griots, etc... qui ne cultivent aucun complexe à exercer leurs métiers.

Quant aux familles maraboutiques, les premières à embrasser l’Islam, elles constituent une frange respectable et respectée de la société ; elles sont spécialisées dans l’enseignement du Coran et de la Sounna du prophète (PSL), appellent au renforcement de la pratique religieuse et veillent au respect de la Charia. Les marabouts sont dépositaires du Pouvoir spirituel.

Devant une situation qui comporte tous les ingrédients d’une déflagration, il incombe au Gouvernement de la République, le Chef de l’Etat en premier lieu, de prendre toutes les mesures de nature à rétablir la quiétude en assurant la protection des citoyens. En outre, compte tenu du fait que les "Féodaux esclavagiste" ont aussi des droits. Il appartient également aux ONG des Droits de l’Homme de la place de dénoncer cette terreur qui hante les Soninko du fait d’une organisation extrémiste et terroriste que représente Ganbanaaxu.

Le Service de Communication UASSDG

UASSDG : l’Union des Associations Soninke pour la Solidarité et le développement au Guidimakha

Nouakchott, le 29/04/2022





Les articles, commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité


Source : UASSDG
Commentaires : 0
Lus : 4076

Postez un commentaire

Charte des commentaires

A lire avant de commenter! Quelques dispositions pour rendre les débats passionnants sur Cridem :

Commentez pour enrichir : Le but des commentaires est d'instaurer des échanges enrichissants à partir des articles publiés sur Cridem.

Respectez vos interlocuteurs : Pour assurer des débats de qualité, un maître-mot: le respect des participants. Donnez à chacun le droit d'être en désaccord avec vous. Appuyez vos réponses sur des faits et des arguments, non sur des invectives.

Contenus illicites : Le contenu des commentaires ne doit pas contrevenir aux lois et réglementations en vigueur. Sont notamment illicites les propos racistes ou antisémites, diffamatoires ou injurieux, divulguant des informations relatives à la vie privée d'une personne, utilisant des oeuvres protégées par les droits d'auteur (textes, photos, vidéos...).

Cridem se réserve le droit de ne pas valider tout commentaire susceptible de contrevenir à la loi, ainsi que tout commentaire hors-sujet, promotionnel ou grossier. Merci pour votre participation à Cridem!

Les commentaires et propos sont la propriété de leur(s) auteur(s) et n'engagent que leur avis, opinion et responsabilité.

Identification

Pour poster un commentaire il faut être membre .

Si vous avez déjà un accès membre .
Veuillez vous identifier sur la page d'accueil en haut à droite dans la partie IDENTIFICATION ou bien Cliquez ICI .

Vous n'êtes pas membre . Vous pouvez vous enregistrer gratuitement en Cliquant ICI .

En étant membre vous accèderez à TOUS les espaces de CRIDEM sans aucune restriction .

Commentaires (0)