14-11-2022 19:45 - La CNDH lance à Rosso sa caravane pour vulgariser son numéro vert pour signaler les cas d'esclavage

La CNDH lance à Rosso sa caravane pour vulgariser son numéro vert pour signaler les cas d'esclavage

CNDH - Déclaration du président de la Commission Nationale des Droits de l'Homme (CNDH), Me Ahmed Salem Bouhoubeyni :

C’est pour moi un honneur de présider aujourd’hui à Rosso le lancement de la troisième phase de la caravane de la Commission Nationale des droits de l’homme intitulée « Esclavage Tourner la page ».

La première a sillonné l’ensemble du territoire national pour vulgariser et sensibiliser les populations et les autorités sur la nécessité d’appliquer l’arsenal juridique complet exemplaire dans la sous région.

La deuxième campagne était consacrée au mécanisme d’investigations et d’enquête sur les cas d’esclavage déclarés et ce avec l’appui technique du Bureau du haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.

La troisième caravane que nous inaugurons aujourd’hui vise à vulgariser notre mécanisme de plaintes renforcé par le partenariat avec la coopération allemande GIZ pour les logiciels, par l’Union Européenne et le bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme pour ce qui concerne la mise en place de points focaux régionaux ainsi que la délégation de Nouadhibou.

S’ajoute à ce mécanisme de plaintes renforcé de la CNDH le numéro vert que nous lançons aujourd’hui à l’ensemble des citoyens pour dénoncer et signaler tout cas d’esclavage constaté dans leur entourage où qu’ils se trouvent.

Je m’adresse à la société civile et aux personnalités locales ici présentes, vous avez désormais la possibilité de signaler les cas d’esclavage en toute sécurité et en toute rapidité sans frais en saisissant la CNDH à travers le numéro vert.

Les méthodes d’investigations et de signalement vous seront exposées lors de la session de formation, prévue demain qui sera présentée conjointement par la CNDH et le bureau du Haut Commissariat des Nations Unies.

La présence des autorités administratives, municipales, sécuritaires ainsi que la société civile, la présence de diplomates (Merci Excellence Madame l’ambassadrice du royaume d’Espagne) et de représentants du système des Nations Unies (merci Monsieur le représentant du Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies) , la présence parmi nous aujourd’hui de journalistes internationaux (merci pour les journalistes de Tunisie, de Suisse ici présents au nom de leur réseau international) que nous remercions tous vivement témoigne de l’approche inclusive adoptée pour éradiquer l’esclavage en Mauritanie.

C’est le lieu de remercier les diplomates qui ont déjà confirmé leur présence pour les prochaines étapes de la caravane en particulier son excellence l’ambassadrice de la République Fédérale d’Allemagne qui nous accompagnera demain à Boghé ainsi que l’ambassadrice des États Unis d’Amérique, l’ambassadeur de France, l’ambassadeur chef de la délégation de l’Union Européenne et le représentant du Bureau du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme qui ont confirmé leur présence et participation aux prochaines étapes.

En effet ce tableau complet et diversifié est une preuve incontestable de la volonté politique des autorités publiques et la disponibilité des partenaires de la Mauritanie de contribuer et d’accompagner les efforts visant à tourner définitivement la page de l’esclavage.

C’est l’occasion de se réjouir de l’approche adoptée par la Commission Nationale des droits de l’Homme de Mauritanie qui a consisté dès le départ à transformer le débat sur la question de l’esclavage en travail de terrain pour vulgariser, sensibiliser, mobiliser et offrir le cadre adéquat à l’éradication du fléau.

Nous avons évité de participer au débat relatif à l’existence ou non de l’esclavage, de son ampleur, admettons qu’il existe encore des cas d’esclavage, notre approche ouverte à tous les partenaires consiste à aller ensemble les chercher pour appliquer la loi, sanctionner les auteurs et prendre en charge les victimes.

L’approche adoptée jusque là par certains qui consiste à traiter la question avec un ton incendiaire n’a servi ni l’état ni la cause.

Personne n’est responsable de l’esclavage, personne ne doit répondre de l’esclavage je dirai même, personne ne doit rendre compte et personne à qui il convient de rendre compte, il y’a pas d’auteur et pas d’ayants droit.

Il s’agit d’un passé commun douloureux qu’il convient de regarder en face et de construire sur sa base un avenir commun.

Il s’agit d’un combat que les mauritaniens doivent mener main dans la main dans la cohésion totale et l’entente parfaite pour éradiquer l’esclavage contribuer au développement inclusif du pays en entourant d’une attention particulière à travers une approche basée sur les droits de l’homme les plus vulnérables notamment ceux qui sont écrasés par la pauvreté et l’ignorance exposés plus que quiconque à l’exploitation et à la marginalisation.

C’est possible pourvu qu’on s’y mette.

J’ai entendu et bien compris les propos que j’ai eu l’honneur d’entendre de la part du Président de la République, invitant la commission nationale des droits de l’homme à jouer pleinement son rôle en toute indépendance, quand il m’a dit « nous sommes déterminés et engagés à éradiquer l’esclavage et tourner définitivement sa page dans la cohésion et la solidarité ».

Je vous remercie pour votre attention.

Rosso, 14 novembre 2022




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Source : CNDH
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