26-02-2023 15:46 - FISO 2023 : vers la création d’un réseau de journalistes Soninké - [Photoreportage]

FISO 2023 : vers la création d’un réseau de journalistes Soninké - [Photoreportage]

Onde Info - La communication et l’accès à l’information occupent une place centrale dans notre société d’aujourd’hui.

C’est partant de ce constat que les journalistes Soninké réunis à Nouakchott dans le cadre du Festival International Soninké, (FISO) ont décidé de créer, vendredi au cours d’une rencontre au Palais des Congrès de Nouakchott, un cadre fédérateur qui leur permettra d’échanger, de fraterniser, de partager expériences et pratiques bonnes ou réussies afin de relever le défi du journalisme professionnel en vue d’améliorer qualitativement le contenu qu’ils proposent au public.

Les intervenants étaient, entre autres Mauritaniens, Gambiens et Sénégalais; chacun a abordé un aspect du journalisme professionnel en vue de mieux servir les locuteurs Soninké.

Ils ont rappelé l’importance de la formation pour amener les journalistes en langue Soninké à donner une information de qualité qui réponde aux trois critères essentiels : une information soucieuse avant tout de l’intérêt général ou du public, factuelle, vérifiée et vérifiable.

Le président de la Commission Communication du FISO 2023, Idy SOUMARE s’est satisfait de la place accordée, pour la première fois aux journalistes dans le cadre du FISO.

Khalilou DIAGANA, rédacteur en chef du journal Horizon à l’Agence Mauritanienne d’Information a fait une présentation sur l’enjeu professionnel de la formation pour les journalistes en langues nationales.

Il a déploré le comportement de certains journalistes en langues nationales, notamment en Mauritanie qui s’érigent en défenseurs de leur langue de travail, souvent leur langue maternelle ou « ethnique ».

Il a rappelé qu’on est journaliste d’abord avant d’être journaliste de droit de l’homme ou de langue nationale; insistant sur le respect des fondamentaux de la profession en toute circonstance.

Chouaibou CAMARA de E-media a pour sa part édifié l’assistance sur la place qu’occupe les langues nationales, et en particulier le Soninké dans le paysage médiatique Sénégalais en l’occurrence à la RTS.

Un statut peu enviable mais à force d’abnégation , cette situation est en train de changer grâce à la jeunesse qui intègre la profession avec un background respectable, et déterminée à s’émanciper d’un statut les réduisant à se contenter de lire des communiqués en demeurant des éternels speakers.

Fodié CISSE, ingénieur en informatique et professionnel des réseaux sociaux a mis en relief les dangers que représentent les réseaux , en dépit des nombreux avantages qu’ils offrent et dont on ne peut plus se passer. Citant, les atouts des réseaux sociaux, M. CISSE a noté leur gratuité ainsi leur capacité à toucher un public considérable de manière quasi instantanée.

En revanche, ces nouvelles technologies a-t-il dit sont sources de criminalité, d’escroquerie, de dépravation et de désinformation, d’où la nécessité pour les Soninké de savoir les utiliser à bon escient.

Sadio Doukoure de Rfi Mandinka a noté, pour sa part l’importance d’informer dans nos langues nationales, précisant que c’est seulement à travers elles que nos populations peuvent accéder à l’information. Un accès synonyme selon lui d’éveil des mentalités, de citoyenneté effective pour participer pleinement au développement. Il a largement expliqué l’expérience des langues Mandinkan et Fulfulde à Rfi pour les locuteurs Bambara et Peulh avec des changements notoires a-t-il indiqué pour ces communautés.

Fatimata Cissokho, journaliste Gambienne a regretté le peu intérêt des femmes Soninké pour la profession journalistique. Elle a souligné que le journaliste est un couteau à double tranchant pour la société, précisant que son rôle n’est pas de nuire mais lorsqu’il s’écarte de l’éthique et la déontologie, il devient dangereux pour société et pour lui-même.

Kissima DIAGANA, modérateur de la cérémonie a indiqué qu’il revient aux journalistes Soninké de changer la perception de la société sur leur métier. Pour ce faire, il préconise la formation, le traitement professionnel de l’information, la neutralité, la multiplication des sources par la vérification et la résistance face à la pression.

L’idée de créer le réseau de journalistes Soninké à été approuvée à l’unanimité. Elle sera sans doute l’un des résultats de cette 7 ème édition du Festival International Soninké International Soninké, 2023 de Nouakchott.

Seyré SIDIBE

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Commentaires (2)

  • baliou.ablay (H) 28/02/2023 19:11 X

    Plein succès à ce réseau qui vient combler un vide. Les locuteurs soninké en sont fiers. Il y a un bon nombre qui ne comprennent que cette langue. Les actions que vous aurez à mener, vont améliorer leur accès à une information de qualité. Vous allez sûrement contribuer à mettre en place des échanges de bonnes pratiques et mieux cadrer la recherche et la production de l’information dans le respect de la déontologie de votre métier. Cela ne va pas vous empêcher de continuer à être primé par des articles dans d’autres langues. Vous puisez l’excellence de plusieurs sources : La formation académique, la pratique de la profession mais également l’éducation traditionnelle profondément ancrée dans le soninkaxu. On peut à la fois être père, mari, fils, ami et j'en passe. Il nous incombe de jouer chacun de ses rôles avec brio. C'est pourquoi, je n'ai aucun doute que vous resterez professionnels en tant que journaliste et en tant que membre de ce réseau.

  • mdmdlemine (H) 26/02/2023 18:37 X

    Ce sont là dans les photos de veritables hommes de médias, des journalistes professionnels et intégres en chair et en os. Mais à ma connaissance, ce sont des journalistes au service cde tous les mauritaniens sans distinction aucune C'est ce qu'on tire de leur expérience médiatique Les maures, les peulhs, les wolofs ne peuvent pas s'en dispenser et par conséquent ils doivent rester fidéle à leur vocation et à leur patriotisme qui en fait des journalistes dévoués pour tous les mauritaniens sans disctinction aucune JKe crains que cette initiative ne pousse d'autres journalistes à créer des médias pour les maures, d'autres pour les peulhs et d'autre encore pour les wolofs Ce qui fait qu'on reste dans la division qu'on cherche à dépasser le mieux est de se donner cette vocation d'épanouir la culture soninké sans en porter l'étiquette tout en traitant sur le même d'égalité les mêmes cas pour les autres cultures Content enfin de revoir après une longue période des journalistes que j'apprécie énormement au point d'envier dont les Diagana Kissima, Khalilou, Seydi Moussa et Seyré Sidibé, Si cette élité médiatique est polarisée par le Soninké, il ne restera que des peshmergas pour les autres composantes, à quelques rares exceptions près