08-06-2024 13:25 - Les candidats de l’opposition : le manque de transparence est préjudiciable à l’organisation d’élections honnêtes

Les candidats de l’opposition : le manque de transparence est préjudiciable à l’organisation d’élections honnêtes

Sahara Medias - Les candidats de l’opposition aux élections présidentielles en Mauritanie ont déclaré que les violations continues de l’administration à la transparence, à l’impartialité, et à la neutralité, et le manque de professionnalisme des médias sont préjudiciables à l’organisation d’élections équitables.

Lors d’une conférence de presse tenue vendredi, les mandataires ont souligné leur détermination à empêcher la fraude et à protéger le droit du peuple à choisir celui qui le gouvernera lors des prochaines élections présidentielles, tenant la Commission électorale nationale indépendante (CENI) « entièrement responsable de ces dysfonctionnements et de leurs conséquences ».

Ils ont déclaré que la CENI a décidé de substituer aux réunions directes des discussions via un groupe WhatsApp.

Ils voient en cette décision un indicateur inquiétant de « l’absence d’une volonté sincère de parvenir à des élections équitables ».

Les mandataires estiment que la Commission n’a répondu qu’à un seul des douze points soulevés dans leur lettre, en tergiversant notamment sur le point relatif à la fourniture de copies de la liste électorale pour examen avant l’expiration de la période de recours.

Ils craignent que ce retard ne soit destiné à mettre à profit la période de recours pour se dérober des réformes nécessaires.

Les agents ont également exprimé leur inquiétude réaffirmant qu’un pourcentage important de la diaspora mauritanienne s’est vu refuser le droit de s’inscrire sur la liste électorale.

Ils ont souligné que le fait de ne pas ouvrir les centres d’inscription, de restreindre le processus d’inscription et de ne pas fournir les conditions appropriées empêche de nombreux citoyens de participer au processus électoral.



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Commentaires (1)

  • Buwuelm (H) 08/06/2024 19:56 X

    Mea culpa.

    En 1992, j’étais assesseur dans l’un des bureaux de vote d’une grande ville mauritanienne. C’était au temps de l’A.C (Action pour le Changement) parti d’opposition que dirigeait M. MESSAOUD OULD BOULKHEIR. Au jour J, 30 minutes avant le début du vote, nous venions tout juste, le président, l’autre assesseur et moi-même, de nous installer autour de la table réservée à cette circonstance, que le président du bureau s’est penché sur une caisse et a commencé à trier les cartes d’électeurs qui devaient être récupérées par leurs propriétaires en vue de voter. Après avoir ciblé quelques dizaines de pièces (je n’oublierai jamais leur nombre 127, parce que le président les avait comptés à la fin du scrutin), le président les a placées dans un sachet en plastique qu’il m’a demandé de mettre sous la table et d’attendre qu’il me le réclame. Cette action hante mes sommeils jusqu’au jour d’aujourd’hui).

    De bonne foi, je l’ai mis de côté. En ce moment, étaient présents deux délégués de candidats, mais ils n’avaient pas réagi suite à cela. Dire qu’à cette époque, en matière d’élections, les esprits n’étaient pas très aiguisés. Une heure après le démarrage des opérations, j’ai demandé à voix très basse, à celui qui m’avait confié le sachet, s’il se le rappelait toujours. Il s’était approché de mon oreille et m’a répondu : « ces cartes appartiennent à des électeurs, censés être des partisans de AC ». Quand je lui ai demandé comment il pouvait en être certain, il a chuchoté : « Prénoms et Noms », et d’ajouter : « si quelqu’un (il a cité une catégorie bien distincte) vient chercher sa carte, jette un regard rapide sur la liste, et dis-lui qu’elle n’est pas avec nous, et qu’il doit voir ailleurs ».

    Des personnes ont effectué d’innombrables va-et-vient à la recherche de leurs cartes, alors qu’elles sont dissimulées. Finalement, elles n’avaient pas pu accomplir leur droit civique. Le coup était parti, le fait accompli assumé. Des dizaines d’électrices et d’électeurs qui s’étaient présentés devant nous, et dont les noms figurent sur nos listes, ont été empêchés de voter, parce que le mot d’ordre pour le parti au pouvoir était : « barrer la route à AC par tous les moyens, y compris la rétention de cartes, comme avait décidé le président de mon bureau de vote.

    J’avais au cours de cette inoubliable journée, vécu deux fraudes majeures :

    1) A la fermeture des bureaux, il a été permis à une dizaine de personnes qui avait déjà voté dans d’autres lieux, de voter et de voter encore, plusieurs fois, dans le nôtre, au profit du parti au pouvoir.

    2) Le président a remis les 127 cartes qui avaient été retirées de la caisse à cartes avant le début du vote et que contenait le fameux sachet, à leur place, c’est-à-dire avec le lot de celles non retirées par leurs propriétaires (par ignorance peut-être).

    Depuis lors, j’ai gardé un mauvais souvenir de l’organisation des élections en Mauritanie. J’ai regretté d’avoir été entrainé dans une pratique malsaine et j’ai juré de ne plus accepter de cautionner de tels actes, même si je suis conscient qu’il sera difficile de contrecarrer une machine à frauder, mise sur pied et alimentée par des hommes puissants qui n’ont aucune intention de céder la place. Actuellement, j’ai une autre vision de ce que doit être une élection dans une véritable démocratie. Je suis plutôt spectateur actif mais je veille au grain.