08-03-2025 07:45 - Mauritanie : l'entrée des médicaments limitée à l'aéroport Oum Tounsi et le Port autonome de Nouakchott

INFO PLUS - La problématique de la gestion de flux de médicaments contrefaits est un enjeu international, a affirmé jeudi le gouvernement, selon lequel ce commerce illicite représente 200 milliards de dollars par an.
La Mauritanie est touchée par ce fléau et des mesures sont prises pour l’endiguer, a précisé dans ce cadre, le ministre de la Santé, M Abdallahi Ould Wedih, selon lequel, des actions avaient prises ces derniers mois, afin de faire un diagnostic de la situation et proposer les solutions adéquates.
Le diagnostic réalisé par le Département a révélé un certain nombre de problèmes, notamment le non-respect de la liste des médicaments autorisés, le laxisme dans le stockage et le transport des médicaments, la qualité des médicaments qui circulent dans le marché, l’existence d’un marché parallèle approvisionnant les pharmacies et vendeurs dans la rue, la nécessité d’harmoniser les textes encadrant le secteur, a indiqué le Gouvernement.
D’après le ministre, des mesures ont été prises en ce qui concerne les conditions de conservation des médicaments, à travers la révision des cahiers de charge des entrepreneurs du secteur pharmaceutique.
Il a assuré que désormais, les voies légales par lesquelles les médicaments entrent dans le pays sont limitées à deux. Il s’agit de l’aéroport international Oum Tounsi de Nouakchott et le Port autonome de Nouakchott.
Le ministre a relevé par ailleurs la nécessité de renforcer les contrôles pour lutter efficacement contre la contrebande de médicaments.
Dans ce sens, il lui a paru important de renforcer les capacités de la centrale d’achat des médicaments essentiels et des consommables médicaux et parties concernées par la problématique.
Ce processus sera renforcé par une large campagne de sensibilisation à tous les niveaux des canaux de communication pour informer les citoyens des résultats obtenus et maintenir la dynamique actuelle afin d’atteindre les objectifs souhaités du processus de réforme.
Pour le ministre, la lutte contre la prolifération de médicaments de qualité inférieure est une priorité et le concours de tous les ministères est nécessaire. De plus, il soutient qu’un lifting des textes est prévu afin de corser les sanctions vis-à -vis des contrebandiers, entre autres.
En outre, il a souligné que le travail se poursuit pour réaliser les buts qu’ils se sont fixés, dont la mise en place d’une carte des pharmacies. En ce qui concerne le prix de l’insuline, le ministre a déclaré que des échanges ont été entrepris avec un laboratoire réputé afin d’approvisionner le pays en quantités suffisantes et à un prix correct.