04-04-2025 02:46 - Plus de 60 mauritaniens détenus au secret par l’Algérie depuis plus d’un mois et demi

Institut Géopolitique Horizons - Plus de 60 ressortissants mauritaniens sont actuellement détenus par les autorités algériennes depuis plus d’un mois et demi, sans que leurs familles n’aient été informées de leur situation. L’information a été confirmée à notre institut en exclusivité par des sources sécuritaires de haut niveau.
Selon ces sources, qui ont requis l’anonymat en raison du caractère sensible de l’affaire, il s’agit d’orpailleurs arrêtés dans une zone frontalière entre l’Algérie et la Mauritanie, environ une semaine avant le début du ramadan par la gendarmerie algérienne, puis conduits vers une destination non divulguée.
Ils seraient actuellement détenus au secret, probablement dans les installations de Tindouf ou de Béchar, dans le sud-ouest algérien.
« Cette arrestation collective, survenue aux alentours du 3 mars 2025, n’a fait l’objet d’aucune communication officielle, ce qui est inhabituel même dans le cadre des opérations de sécurisation des frontières », nous précise un expert des questions sécuritaires régionales.
L’identité de 12 des 60 détenus
Notre institut a pu obtenir les noms de 12 personnes parmi les soixante concernées :
1. Abdallah Amadou Sal
2. Ahmed Salem Cheikh
3. Ali Sidi
4. Mohamed Hamadi Diallo
5. Mohamed Elf
6. Alsan Omar El Hadj Hussein
7. Menay Yahya
8. Mohamed El Mokhtar Lemīn
9. Jiddra Mohamed
10. Yahya Kassem Yahimeh
11. Ould Mohamed Najem Jilali
12. Ibrahim Emdo
Un contexte sécuritaire tendu
« La durée inhabituellement longue de cette détention sans communication officielle soulève des inquiétudes quant au traitement réservé à ces ressortissants », souligne un diplomate régional sous couvert d’anonymat.
L’orpaillage transfrontalier constitue une préoccupation croissante pour les autorités algériennes. Depuis 2023, plusieurs opérations similaires ont été menées, mais généralement suivies d’une information aux autorités consulaires des pays concernés dans un délai de quelques jours.
Silence diplomatique et inquiétudes familiales
« Après plus de 45 jours de détention, l’absence totale de communication officielle devient préoccupante », nous confie une source proche du dossier. « Les familles sont sans nouvelles depuis leur disparition, et les canaux diplomatiques habituels semblent étonnamment inefficaces dans cette affaire. »
Des sources sécuritaires mauritaniennes indiquent que des démarches discrètes ont été entreprises pour localiser ces ressortissants et clarifier leur situation juridique, mais sans succès apparent jusqu’à présent.
« Cette détention prolongée sans notification consulaire constitue une violation claire des conventions bilatérales entre l’Algérie et la Mauritanie, ainsi que des normes internationales concernant le traitement des ressortissants étrangers », affirme un juriste spécialisé en droit international consulté par notre institut.
Par Institut Géopolitique Horizons