03-05-2026 01:29 - Mali: « L’Algérie est prête à aider sans ingérence »

Mali: « L’Algérie est prête à aider sans ingérence »

HORIZONS - « L’Algérie est prête à aider sans ingérence dans les affaires internes du Mali », indique samedi soir le président de la République, Abdelmadjid Tebboune.

Le président Tebboune répond à une question sur la « main tendu » au pays Frère le Mali lors de son entrevue avec les représentants des médias sur la radio et la télévision algériennes. Il affirme dans ce sens qu’il soutient le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf dans ce dossier.

« Nous sommes très désolés de ce qui se passe au Mali », déclare-t-il en relevant qu’il avait anticipé cette situation, il y a deux ans.

« L’Algérie a toujours été un pays frère du Mali » Le président Tebboune assure que « l’Algérie a toujours été un pays frère du Mali » tout en précisant que « les accords d’Alger sont un fait malien » en notant que certaines voix veulent utiliser ces accords pour accuser l’Algérie d’ingérence.

Or « notre constitution nous interdit de s’ingérer dans les affaires internes des autres pays » comme « nous n’acceptons pas l’ingérence dans nos affaires internes« , rappelle-t-il. Ces « accords d’Alger ont été fait par un consentement mutuel entre les différents intervenants au Mali avec la bénédiction de l’ONU et de l’Union africaine ».

Il note toutefois que « l’extrémisme ne paie pas » et que « la force ne règle pas les problèmes » et le « retour aux dialogue est inévitable » et « la raison est de discuter avec son peuple ». Il est persuadé que « les frères maliens peuvent dépasser cette situation« . Dans ce sens mais pas uniquement, « l’Algérie est disposée à aider si tel est les maliens le demande ».

« L’Algérie ne s’est jamais immiscée et ne s’immiscera jamais dans les affaires internes du Mali » et « depuis 1962, l’Algérie intervient pour calmer le jeu entre différents groupes», rappelle le chef de l’État en précisant que « nous en tirons aucun intérêt si ce n’est la fraternité ».

S’exprimant sur l’actuel dirigeant du Mali, colonel Assimi Goita, le président Tebboune témoigne que celui-ci « n’a jamais insulter l’Algérie« . et d’ajouter: « Je n’impose rien à personne mais si on a besoin de moi je suis là », lance-t-il. Il poursuit sur le cas du Niger. « Ce que nous avons fait pour le Niger constitue un exemple », souligne-t-il.

« Nous aimons le Mali et nous sommes disposés à l’aider comme nous l’avons fait pour le Niger. Nous sommes arrivés à un point de concorde qui doit être avec toute l’Afrique », souligne le président Tebboune.

L’Algérie réitère son engagement d’aider les pays africains

Tebboune dira: « Nous sommes de plus en plus africains » et pour preuve « j’ai demandé au ministre du Commerce extérieur d’acheter africain ». À titre indicatif, « le lait en poudre nous l’achetons de l’Ouganda » et « les bananes nous les achèterons de l’Afrique » et « eux achèterons notre acier » Par ailleurs, « nous avons proposé de les aider dans la gestion de leur pétrole et leur gaz », ajoute le président de la République qui signale que l’Algérie « offre 8.000 bourses à des étudiants africains ».

Le chef de l’État ajoute que l’Algérie aidera aussi le Burkina Fasso et le Tchad. D’ailleurs, il profite de cette occasion pour remercier son homologue tchadien de sa visite et s’engage de « tenir nos promesses ». Le cas de la ligne aérienne vers N’djamena est édifiant. Il en sera de même pour la transsaharienne qui permettra aux containers tchadien de transiter par le port de Djen Djen.

S’agissant du Burkina Fasso, il sera de même. L’Agence nationale de développement va se rendre dans ce pays pour voir que peut-on faire ensemble, dit le président Tebboune qui s’engage à réaliser les 12 puits ou forages qui seront équipés d’œil avec panneaux solaires au profit du secteur agricole et d’élevage. L’Algérie croit aux rapports fraternels, selon le chef de l’État.

Fella Midjek





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Commentaires (1)

  • ouldsidialy (H) 03/05/2026 16:35 X

    Je n'ai jamais voulu comprendre les raisonnements compliqués pour dire les évidences :

    L'épuisement par une guerre de 13 ans finit par faire que l'ensemble des Maliens invoquent les ingérences étrangères en fonction des résultats qu'ils redoutent pour leur partie. Ce n'est plus la souveraineté nationale qui est une question, mais le meilleur résultat escompté avec les ingérences. Le problème des maliens, en ce moment, ne sont pas les ingérences étrangères, de toute façon établies, mais leur lenteur à les aider à ramener une Paix.

    1) Les Africains ont souvent une curieuse façon de gérer leur souveraineté : ils laissent régulièrement échapper, pour des contreparties, des éléments de souveraineté donnés par un droit international posé il y a 80 ans. Ils semblent négliger que le droit se remanie en permanence, par petites touches, et que ce que l’on appelle un bouleversement n’est qu’un point d’arrivée d’évolutions "silencieuses".

    2) Il y a 12 ans, la majorité des Maliens ont trouvé sans conséquences que des troupes françaises viennent rétablir leur pouvoir central. Leurs élites et la majorité de leur population ne voyaient pas le problème de souveraineté et ses conséquences que cela posait. Tous, en ce moment, ne voient pas de lendemains à la présence de Slaves chez eux. Ils ne sont juste pas d'accord sur le type de tribu qui serait bien. Les uns actent la participation de la tribu ukrainienne et d'autres la tribu russe. Les papiers se signent et les états de faits s’imposent, mais la souveraineté magnifique est supposée garantie par l’ONU.

    3) Les Touareg sont un peuple d'Algérie autant que du Mali. C'est la France qui a décidé des frontières et des populations du Mali et remis sa carte à l'Algérie. Les Africains n'ont pas non plus détruit l'État libyen, ni décrété une guerre de civilisation obligatoire. Le résultat est symétrique pour le Mali et l'Algérie : l'un est en guerre civile et l'autre doit préserver sa paix civile.

    4) L'Algérie africaine n'est pas l'OTAN en Afrique. L'Algérie ne vit pas du commerce concessionnel mais des hydrocarbures. Son Gaz est dans l'extrême sud-est de son pays, au contact du Mali. L'ingérence algérienne dans les affaires d'un Mali qui ne s'appartient plus est vitale pour l'Algérie.