02-08-2026 15:22 - En attente sur ses permis marocains, Zeus Resources porte son nouveau financement sur la Mauritanie
LE DESK -
Le rapport trimestriel transmis le 31 juillet à la Bourse australienne par Zeus Resources, propriétaire du projet d'antimoine dit « Casablanca » dans le Maroc central, ne mentionne aucun travail de terrain entre avril et juin.
Les six permis de recherche de la compagnie octroyés le 14 mars 2023 ont expiré le 13 mars, mais son tableau réglementaire les classe toujours comme « courants », sans date de dépôt des demandes de prorogation ni calendrier d'instruction.
La société australienne indique qu'aucune exploration au sol n'a été entreprise sur le projet marocain durant la période et qu'elle a continué à traiter les demandes de prorogation de ses 6 permis de recherche couvrant 79 kilomètres carrés cumulés et détenus à 100 % par Zeus Morocco Pty Ltd, une entité de droit australien.
Zeus précise que des demandes de prorogation de 4 années supplémentaires ont été déposées pour chaque permis et restent en cours de détermination, et que les titres demeurent en règle dans l'attente de cette décision.
Le rapport n'indique ni la date à laquelle ces demandes ont été introduites, ni le délai d'instruction attendu, ni l'état des échanges avec l'administration marocaine, ni les conséquences d'un refus sur le programme de travaux. C'est la seule activité marocaine déclarée pour le trimestre.
Faute de travaux nouveaux, la partie géologique du rapport reprend des résultats déjà publiés. Le dossier marocain demeure ainsi à un stade préliminaire. Le rapport ne publie aucune estimation de ressources conforme au code JORC, aucun tonnage, aucune étude métallurgique, aucun taux de récupération ni aucune évaluation économique. Il indique également, qu'aucune activité de production ou de développement minier n'a été menée durant le trimestre.
Les dépenses d'exploration engagées durant la période s'établissent à 21 907 dollars australiens, tous actifs confondus, sans ventilation entre le Maroc, l'Australie-Méridionale et l'Australie-Occidentale. Les frais d'administration et de structure atteignent 210 000 dollars australiens sur le seul trimestre, soit près de 10 fois cette dépense géologique.
Les paiements aux parties liées et à leurs associés s'élèvent à 82 117 dollars australiens, au titre des administrateurs, du secrétariat de société, des bureaux avec services et de l'appui administratif, presque quatre fois le montant consacré au terrain.
La trésorerie est revenue de 1,505 à 1,277 million de dollars australiens entre le début et la fin du trimestre, après 202 000 dollars consommés par les activités courantes et 94 000 dollars par les investissements. La société a encaissé un prêt à court terme de 68 101 dollars australiens, non garanti et sans intérêt, consenti par Neuron Investments LLC.
Le calcul réglementaire de l'annexe lui attribue 5,7 trimestres de financement disponible sur la base de sorties pertinentes de 223 000 dollars, une mesure qui ne tient compte ni des engagements pris après le 30 juin ni des dépenses qu'entraînerait la reprise effective des tranchées.
Les événements postérieurs au trimestre concernent la Mauritanie. Le 23 juillet, Zeus Resources a signé un accord ferme de cession d'actions portant sur l'acquisition de jusqu'à 100 % de Sab Metals Mauritania SARL, détentrice d’un permis d'exploration sur le projet cuivre-or de Diaguili, dans la région du Guidimakha.
La contrepartie totale de 2 millions de dollars américains, moitié en numéraire et moitié en actions Zeus, est payable en 4 tranches sur 24 mois, les tranches 2 à 4 étant elles-mêmes conditionnées à la reconduction du permis mauritanien.
La société a parallèlement obtenu des engagements fermes pour un placement en deux tranches de 2 millions de dollars australiens à 0,006 dollar par action, dirigé par GBA Capital Pty Ltd, dont 90 000 dollars souscrits par les administrateurs, sous réserve des approbations d'actionnaires requises.
Le seul autre actif significatif de la compagnie, le projet de Kalabity en Australie-Méridionale, n'a lui non plus reçu aucun travail de terrain durant le trimestre, la société se limitant à préparer les arrangements relatifs au patrimoine culturel. Cette double inertie laisse au dossier mauritanien l'essentiel des annonces à court terme et la totalité des engagements financiers nouveaux.
