09-10-2026 20:16 - Moktar Ould Diay Bis, un vaste remaniement en perspective
LE RÉNOVATEUR QUOTIDIEN -
Aussitôt démissionnaire, aussitôt reconduit. Chargé par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani de former un nouveau gouvernement, le Premier ministre Moktar Ould Diay s’apprête à conduire une équipe dont la composition pourrait marquer une inflexion notable dans la conduite des affaires publiques.
Au-delà du renouvellement des visages, les attentes portent sur la compétence, l’efficacité et la capacité du futur gouvernement à répondre aux préoccupations des citoyens.Le départ du gouvernement sortant ouvre la voie à une recomposition attendue.
Selon les orientations qui se dessinent, une large partie de l’équipe actuelle pourrait céder la place à de nouveaux profils, avec une place plus importante accordée aux compétences techniques.
Des ministres dont le bilan est jugé insuffisant pourraient ne pas être reconduits, tandis que d’autres, en fin de parcours, seraient appelés à passer le relais.Les départements dits de souveraineté pourraient eux aussi connaître des changements de titulaires.
Si cette perspective se confirme, elle traduirait la volonté de redonner une nouvelle impulsion à l’action gouvernementale et de revoir certains choix à la lumière des résultats obtenus.
Des arbitrages politiques délicats
La formation de la prochaine équipe ne se résumera toutefois pas à un simple jeu de chaises musicales. Elle supposera des arbitrages entre les exigences de compétence, les équilibres politiques et les représentations régionales.
Le président de la République restera au centre de ces décisions, avec pour enjeu de constituer une équipe capable de travailler dans une plus grande cohérence et de donner davantage de portée à l’action publique.Certains départs pourraient également répondre à la volonté de tourner la page de dossiers controversés ou de dysfonctionnements ayant affecté la gestion de certains secteurs.
Pour Moktar Ould Diay, l’enjeu sera de disposer d’une équipe suffisamment soudée pour traduire les orientations présidentielles en résultats tangibles, sans les blocages qui ont pu freiner l’action gouvernementale.
Rationaliser sans sacrifier l’efficacité
Autre piste évoquée : le regroupement de certains départements ministériels. Le retour à des portefeuilles couplés permettrait de rationaliser l’organisation gouvernementale et de contenir les dépenses de fonctionnement. Mais cette option ne produira des effets que si elle s’accompagne d’une clarification des responsabilités et d’une meilleure coordination des services.Des surprises ne sont donc pas à exclure dans la composition du prochain gouvernement.
Reste à savoir si les choix opérés seront à la hauteur des attentes d’une opinion publique qui réclame depuis longtemps un changement perceptible dans la gestion des affaires du pays.Car le véritable test ne sera pas le nombre de nouveaux visages, ni même le profil des personnalités retenues.
Il se mesurera à la capacité de la future équipe à améliorer les services publics, à soutenir le pouvoir d’achat et à apporter des réponses concrètes aux difficultés quotidiennes des Mauritaniens.
Le remaniement annoncé sera-t-il le point de départ d’un nouveau souffle ou un simple réaménagement des équilibres existants ? C’est à l’épreuve des actes que le nouveau gouvernement devra convaincre.
