08-01-2011 12:22 - AQMI : Organigramme, origine et hommes clés (4/4).

AQMI : Organigramme, origine et hommes clés (4/4).

Depuis Lemgheïty, l'armée mauritanienne a subi d'autres revers (Tourine, El Ghallaouiya... etc). La Mauritanie est devenue, par la force des choses et à son corps défendant, un pays en première ligne de la lutte contre Al Qaïda et surtout ce pays est entré dans une situation de guerre larvée, vivant au rythme de prises d'otages et d'assassinats d'occidentaux, d'attaques de casernes et d'attentats-suicides, de manière certes sporadique, mais soutenue.

AQMI : Le Maghreb, enfin adoubé par Ben Laden.

Et Et puis arrive cette date anniversaire, le 11 septembre 2006 lorsque Zawahiri annonce que le GSPC et Al Qaïda ne seront plus seulement des alliés ayant des objectifs en commun mais bien un seul et unique mouvement, dont chaque composante agi en parfaite harmonie avec les autres.

L'information est confirmée deux jours plus tard, dans un communiqué de Droukdel, ce sera le dernier sous le label GSPC car, le 24 janvier 2007, Droukdel signe un nouveau communiqué dans lequel il annonce officiellement le changement de dénomination du GSPC.

Puisque le groupe se fond complètement dans Al Qaïda dont il devient la branche maghrébine, il s'appellera désormais "Tanzim Al Qaïda vi biladi el Maghreb el islami" (organisation Al Qaïda dans les pays du Maghreb Islamique, simplifié par la presse francophone en Al Qaïda au Maghreb Islamique, AQMI).

Le GSPC ne se contente pas de prendre le nom d'Al Qaïda, mais il en adopte également le mode opératoire le plus emblématique : l'attentat-suicide et sa variante la plus meurtrière, l'attentat-suicide simultané (plusieurs kamikazes en même temps), généralement les 11 du mois, si possible en septembre.

AQMI
a hérité de la même subdivision militaire que le GSPC et même si aucune "réforme territoriale" n'a été entreprise, dans les faits, sept des neuf régions héritées du GIA sont réduites à leur plus simple expression. Ne subsistent que deux grandes zones :

- L'émirat du Nord, géographiquement très limité et concentré principalement autour de Droukdel. Cet émirat est littéralement sous perfusion financière de Belmoktar.

- Celui du Sud, dit "l’émirat du Sahara". Il représente la mythique 9ème zone, dirigée depuis sa création jusqu'à nos jours par Belmoktar, mais avec un territoire et des prérogatives qui n'ont cessé de grandir au fil des années et des mutations : GIA, GSPC puis AQMI. L’émirat du Sud couvre la partie du Sahel qui s'étend sur le Mali, le Niger, l’extrême nord du Nigeria, la Libye, la Mauritanie et le Tchad (en particulier la partie délimitée par le triangle constitué par le désert du Ténéré, la région du Tibesti et le massif de l'Aïr).

Selon les dernières révélations du site WikiLeaks, les hommes de Belmoktar recrutent dans le Nord du Burkina Faso et même au Sénégal, un pays pourtant stable et jusque là épargné par AQMI.

Il semblerait aussi qu'il y ait un partage des tâches : la zone Nord s'occupe de l'orientation idéologique et le Sud se charge de l'action. Désormais, les hommes clés d'AQMI sont quasiment tous en activité dans le Sahara et le Sahel, hormis une poignée restée autour de Droukdel et qui vit grâce à ce que leur envoie Belmoktar. Ces hommes clés, en voici les plus emblématiques :

- Abid Hammadou (Abdelhamid Abou Zeïd), responsable de la Katiba "Tareq Ibn Ziyad" dite "El Fatihine", est né en 1965 à Tougourt (environ 600 km au sud d’Alger). Militant du FIS, il rejoint très tôt le GIA, avec son jeune frère Bechir qui sera tué en 1995 lors d'un accrochage avec l'armée algérienne. Il poursuit le Djihad avec le GSPC et en 1998, avec son ami Mohamed Nakia (Abdelhaq Abou El Khababa), les deux rejoignent Belmokhtar et placent leurs hommes sous le commandement de la zone 9.

Abou Zeïd participe à la prise d'otage des 32 touristes en 2003, sous la conduite d'Amari Saïfi et de Belmoktar. A partir de là, il comprend le double avantage des prises d'otages : elles lui donnent un écho médiatique non négligeable, qui lui permet d'être bien vu par ses supérieurs et surtout il en tire un avantage financier appréciable, à peu de frais. Dès lors il se "spécialise" dans les rapts d'occidentaux, qu'ils soient touristes, humanitaires, fonctionnaires internationaux ou journalistes.

Son groupe est le seul, à ce jour, à avoir exécuté des otages : le français Michel Germaneau en juillet 2010 et le britannique Edwin Dyer en juin 2009 (premier assassinat d’otage occidental dans la région depuis celui des moines de Tibéhirine, en 1996).

La Katiba "Tariq Ibn Ziad" qu'il dirige dispose de deux "Saraya" (escouades) : l'une est dirigée par son ami Mohamed Nakia (Abdelhaq Abou Al Khababa). L'autre, dite "Seriyatt El Fourqane", est sous la responsabilité de Djamel Okacha (Yahia Abou El Houmam). Ce trentenaire ancien du GSPC est originaire de l’est d’Alger. Sa Sariya est implantée à l’ouest de Tombouctou.

Selon Ennahar Online, Abou El Houmam a été tué en septembre 2010, lors d’une offensive menée par l’armée mauritanienne mais cette information n'a jamais été confirmée par les sites islamistes, pourtant prompt à glorifier leurs morts.

- Moktar Ben Mohamed Belmoktar (Khaled Abou El Abbas) est l'émir de la zone Sud d'AQMI, il est en particulier leader de la Katiba "El moulathamoun". Né en 1972, il est souvent présenté, à tort, comme un vulgaire trafiquant motivé uniquement par l'appât du gain. En réalité il est sans doute l'un des membres d'AQMI à entretenir les meilleures relations avec Ben Laden et Zawahiri.



Début des années 1990 il part en Afghanistan où il reste deux ans. Il fréquente d'abord les fameuses "madrasas" (écoles coraniques) avant de rencontrer l'inévitable Moustapha Setmeriem Nacer qui le présente aux chefs de guerres. C'est en Afghanistan qu'il perd son œil droit, lors d'un exercice d'où son surnom "Bellawar" (le borgne). En 1992, il revient dans une Algérie à feu et à sang, il intègre tout naturellement le GIA et y demeure jusqu'à l'arrivée de Zouabri. Entre 1994 et 1995, il multiplie les allers-retours à Khartoum (Soudan) pour y rencontrer Ben Laden et Zawahiri.

A partir de cette date, il développe un goût pour le Sahara qu'il commence à bien connaître. Il épouse une notable touareg du Mali et s'intègre complètement dans le paysage local, développant même une activité commerciale intense. De là est venue sans doute cette réputation de vulgaire contrebandier (il l'est sans aucun doute, mais pas seulement).

En 1997, il désavoue publiquement Zouabri et joue très habilement la carte Hacen Hatab, devenant de facto membre fondateur du GSPC. Plus tard, il désavouera Hatab et fera partie du groupe qui le pousse à la "démission", en favorisant le choix de Nabil Sahraoui.

A l'heure actuelle, il est l'homme le plus puissant d'AQMI et son groupe est non seulement le mieux entraîné disposant du meilleur armement, mais aussi le plus riche, grâce au trafic en tout genre, mais aussi aux rançons. Ses relations avec le commandement central d'Al Qaïda, sa puissance financière et sa force de frappe militaire le placent tout logiquement comme le n°2 d'AQMI et le successeur naturel de Droukdel.

AQMI, digne héritier du GSPC, ne pratique pas les putschs en interne et un seul cas de destitution a eu lieu, celui déjà évoqué contre Hatab et pour une raison idéologique (il n'était favorable qu'à une coopération poussée avec Al Qaïda, alors que ses opposants voulaient en devenir l'une des branches). Or la complicité idéologique, militaire et financière entre Droukdel et Belmoktar est totale. C'est dire à quel point ceux qui comptent sur un désaccord interne pour vaincre AQMI sont dans l'erreur et combien il leur est urgent de réfléchir à d'autres solutions.

Il ne suffirait pas de tuer Droukdel pour prendre sa place, il faut aussi avoir les réseaux internes qui permettent d'obtenir le couronnement de "Ehl el hal wel aqd" et Belmoktar est le seul, actuellement, à être en situation de le faire.

Mais il ne semble pas en avoir envie et d'ailleurs, pour lui, ce serait un risque énorme puisqu'il devrait déployer un arsenal de négociation et de persuasion, non seulement pour convaincre les AQMIstes mais aussi Ben Laden et Zawahiri, qui verraient sans doute d'un très mauvais œil la rupture de l'harmonie au sein du groupe. Belmoktar, en bon stratège, continue donc de cultiver sa puissance et son commerce, en attendant sagement son heure et elle viendra inéluctablement.

Son passé atteste de ses capacités de fin stratège et le temps qu'il a passé dans le désert lui a sans doute appris les vertus de la patience.

Et pour clore la liste des hommes clés d'AQMI, un mauritanien qui revient assez fréquemment et dont le nom est intimement lié à l'historique du mouvement, au moins de puis 2006 :

- Abderahmane Ould Abdellahi Ould Mohamed (Abderahmane Abou Enès Tendghi Chinguity) est né en 1975 à Nouakchott. Il était imam à Nouakchott avant d'entrer en contact avec le GSPC. C'est lui qui prendra la tête de la première délégation partie, en 2006, présenter officiellement l'allégeance des salafistes mauritaniens à Belmoktar. Ce groupe est revenu en Mauritanie et a procédé à une intense opération de recrutement, avant de passer à l'action, cette fois pour le compte d’AQMI.

L'on se souvient de l'assassinat des 4 touristes français près d'Aleg en décembre 2007, de l'attentat contre l'ambassade d'Israël en février 2008 et contre celle de la France en août 2009... etc. Les deux premiers attentats sont attribués à un groupe constitué de Khadime Ould Semane, Marouf Ould Heïba, Mohamed Ould Chebarnou et Sidi Ould Sidna, tous actuellement en prison. Quant à celui contre l'ambassade de France, il est l'œuvre d'un kamikaze, mort sur le coup.

En mai 2010, Abou Enès diffuse un enregistrement audio sur les sites djihadistes, réclamant le ciblage des occidentaux. Un mois plus tard, Christophe Leggett, un humanitaire américain, est abattu en plein centre-ville de Nouakchott. Cet assassinat est revendiqué peu après par AQMI, dans un communiqué publié sur le forum "Ansar El Haq".

C'est Abou Enès le signataire du communiqué d'AQMI publié le 9 août 2010 et dans lequel il s'adresse au président de la République française en ces termes : "à l'ennemi d'Allah, Sarkozy, je dis : tu viens d'ouvrir les portes de l'enfer sur ton pays".

Avant d'ajouter : "je ne dis pas que cela va arriver aujourd'hui, demain ou même après demain, mais cela arrivera incha Allah", allusion on ne peut plus claire concernant une menace de porter atteinte à des intérêts français, dans l'Hexagone ou en dehors. Cette menace contre la France ne doit pas être prise à la légère puisqu'il a été constaté, par le passé, à quel point ce type d’appel est généralement suivi d'actes.

Si les assassinats d’AQMI sont souvent précédés par de menaces ou de déclarations, la logique de prise d'otage, quant à elle, s'inspire de Fatwa (avis juridique) d'islamistes tel le saoudien Youssouf Ben Salah Al Iri (dit El Bettar), auteur d'un ouvrage intitulé "Hidayetoul hiyara vi jewazi qatli el essra" (De la permission de tuer les otages, à l'usage des sceptiques).

L'auteur y incite non seulement à la prise d'otage mais énonce une Fatwa pour dire, au Moudjahid (combattant), qu'il est licite de tuer l'otage et qu'il ne faut faire aucune distinction entre l'étranger combattant d'un côté et l'étranger faisant du commerce, de l'humanitaire ou du tourisme de l'autre car, précise-il, ce dernier pourrait tout aussi bien être un espion.

El Bettar (il est mort en 2003) rappelle que le Moudjahid n'est tenu de respecter aucune des conventions internationales ("nous ne les reconnaissons pas" écrit-il), avant de préciser que le preneur d'otage doit, selon la circonstance, choisir entre l’une des trois options suivantes :

a)- Libérer l'otage si cela peut avoir un bénéfice quelconque pour l'image de la cause, par exemple s'il s'agit d'un malade, d'un enfant, d'un vieillard ou d'une femme ;

b)- L'échanger contre une rançon et/ou la libération de prisonniers musulmans ;

c)- Le tuer. "Cela poussera le gouvernement de son pays à y réfléchir à deux fois avant de refuser nos [leurs] exigences, lors des prochaines prises d'otages", précise-t-il dans son ouvrage.

C'est ce genre de textes qui régit la ligne doctrinale d'AQMI lors des négociations pour libérer des otages. Le livre d'El Bettar fait d'ailleurs partie de ce qui est appelé "Jou'bett el moujahid" (La valise du Moudjahid), constitué d'une liste de plus de 1.500 ouvrages, indispensable à la formation intellectuelle de tout combattant qui se respecte.

Autant dire que les islamistes, malgré l'apparent désordre de leurs actes, suivent en réalité un schéma extrêmement cohérent, moyennant quoi ils arrivent à séduire autant de jeunes, tous prêts à se faire exploser pour la cause et tous venants de milieux sociaux très variés, pas forcément des plus défavorisés.

En face, les Chefs d'États et de gouvernements qui les combattent donnent plutôt l'impression inverse, à l'image du président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz qui a toujours soutenu mordicus que la Mauritanie n'était pas la cible d'Al Qaïda, mais de simples et vulgaires bandes de trafiquants. Ould Abdel Aziz a persévéré dans cette voie, avant d'être démenti de la manière la plus cinglante, et pas par n'importe qui : dans un enregistrement audio diffusé par Al Jazeera le 27 octobre 2010, le chef suprême d'Al Qaïda en personne confirme ses liens avec AQMI et s'en prend directement à la France et ses alliés.

A ce stade de sa coopération avec la France, Ould Abdel Aziz ne pouvait pas ignorer les liens organiques qui existent entre AQMI et Al Qaïda maison mère. Il est impensable que les français ne l’aient pas mis au courant, à supposer qu'il ne dispose pas d'un service de renseignement capable de lui fournir les preuves de ses liens.

La France disposait, depuis quelques années déjà, d'un service de renseignement très performant et la nouvelle réorganisation des services (fusion de la DST et des RG en un seul organisme, la DCRI ; coopération accrue entre ce dernier organisme et la DGSE... etc.) a doté ce pays, sans exagération aucune, du service de renseignement le plus performant au monde en matière de lutte contre le terrorisme islamiste.

A preuve, ce pays n'a pas connu d'attentat islamiste depuis 1995, ce qui n'est pas le cas du reste du monde occidental. Ce n'est pas un hasard.

La coopération exemplaire au niveau européen (ainsi le dispositif Frontex pour la surveillance des frontières) y est pour beaucoup, mais l’insolente réussite des renseignements français est surtout la résultante d'une exception juridique, propre à ce pays : l'inculpation pour "association de malfaiteurs en vue d'une entreprise terroriste".

Cette notion permet, aux magistrats, d’ordonner l'appréhension de terroristes en amont du passage à l'acte, sans pour autant enfreindre la sacro-sainte présomption d'innocence. Cet exercice de gymnastique intellectuelle a permis, aux renseignements français, de déjouer plusieurs projets terroristes : attentat programmé pendant la Coupe du Monde de 1998, un autre contre le Marché de Noël et la Cathédrale de Strasbourg en 2000, tentative d'attentat contre la Tour Eiffel en septembre 2010... etc.

Sans oublier l'arrestation, à Lyon en octobre 2010, d'un physicien franco-algérien interpellé par la DCRI. Il travaille au Centre Européen pour la Recherche Nucléaire (CERN) à la frontière franco-suisse (à quelques kilomètres de Genève) et les services de renseignements le soupçonnent de préparer un attentat pour le compte d'AQMI.

Si la compétence des services de renseignements français est ainsi établie, il est impensable qu'ils n’aient pas édifié le président mauritanien, leur allié dans la région, sur les liens entre AQMI et Al Qaïda. Disposer de ces informations (ce qui est forcément le cas de Ould Abdel Aziz) et bâtir délibérément une stratégie de communication sur une autre base, dans l'espoir de réduire AQMI à un groupe de trafiquants, est non seulement improductif mais dangereux. Dangereux pour la pérennité du pouvoir de l'actuel homme fort de Nouakchott mais aussi et surtout pour l'existence même de la Mauritanie.

Epilogue :

Le 16 septembre 2010, sept personnes sont enlevées sur le site minier d'Arlitt au Niger (cinq français, un togolais et un malgache), tous salariés du groupe Areva, géant du nucléaire en France et d'une filiale de Vinci, un autre groupe industriel français. La prise d'otage a été revendiquée cinq jours plus tard par l'AQMI, dans un communiqué de la maison d'édition islamiste Al Andalus.

Ils seraient retenus dans le nord Mali, à la limite du Ténéré, dans la zone où se rencontrent les frontières de trois pays (Algérie, Mali et Niger), un peu comme le sigle de la marque Mercedes-Benz. Là où, selon l'expression d'un repenti rencontré par l'auteur de ses lignes, à Kiffa en novembre 2003 : "seul un poumon endurci par la privation et l'exercice arrive à respirer normalement".

Au moment de la rédaction de ses lignes, ils ne sont toujours pas libérés.



Bibliographie :

Ouvrage disponible uniquement en arabe :

- El wela wel bara vil islam (alliance et désaveu en islam), Saleh Ben Fawzane Al Fawzane, Mountedeyatt Qassimy, 2009. Ne pas confondre ce livre avec "El wela wel bara" d’Abdelwahab Djafar Ben Idriss, publié à Beyrouth par Dar El Beyareck. Ce dernier livre, véritable Mein Kampf islamiste, va encore plus loin dans l’abject et l’incitation à la haine ;

- Hidayetoul hiyara vi jewazi qatli el essra (de la permission de tuer les otages, à l’usage des sceptiques), Youssouf Ben Salah Al Iri (El Bettar), Chebekett Mouslim Net, 2009 ;


- Dawet el mouqawama el islamiyé el alemiyé (Appel à la résistance islamique globale), Moustapha Setremier Nacer a signé avec son pseudonyme, Abou Moussab Souri. Les 1604 pages sont disponibles en intégralité, en téléchargement sur internet (Baramij Net, Mountedeyatt Majideh… etc) ;

Ouvrage publiés seulement en français
:


- AQMI, le groupe terroriste qui menace la France, Mohamed Sifaoui, Encre d'Orient, Paris, 2010 ;

- Les dollars de la peur, Richard Labevière (en particulier les chapitres concernant "Mekteb el khadematt" à Peshawar), Grasset, Paris, 1999 ;


Ouvrage disponible dans les deux langues :

- El issiane el medeni (Désobéissance civile), Saïd Makhloufi, les imprimeries clandestines du FIS, Alger, 1991 ;


- Al Qaïda - Tanzim siri, Abdel Bari Atwane, Dar saqi, Beyrouth, 2007. Traduit et publié chez l’Acropole (Paris) en 2007, sous le titre : l’Histoire secrète d’Al Qaïda ;
- Tabria, Aymen Zawahiri, publié en 2008 sur internet. Texte traduit de l’arabe par l'islamologue français Jean-Pierre Milelli et publié à Paris, par les éditions Milleli, sous le titre "L'absolution". Dans ce livre de 250 pages, dont la version originale est disponible sur le net (forum Foursane Allah notamment), le n°2 d’Al Qaïda répond à son ancien compagnon du Djihad islamique, Sayed Imam Charif, lequel publiait en 2007 un livre intitulé "Manifeste d’orientation du Djihad en Egypte et dans le monde". Après la parution du livre de Zawahiri, Imam Cherif répondra, à son tour, par un retentissant "Tariyett tabria" (l’absolution mise à nu).
Notes
:

- Quelques abréviations concernant des organismes français n'ont pas été détaillées dans le texte, il s'agit du Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN), de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE), des Renseignements Généraux (RG), de la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) et de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI).


- Tous les généraux algériens cités dans ce texte ont le grade de Général Major, à l'exception de Liamine Zeroual qui est, lui, Général de corps d'armée.


- Le Général Ould Boukhreïss, lorsqu'il était chef d'état-major de l'armée mauritanienne, n'était que Colonel. Il sera promu Général quelques jours avant son départ à la retraite.
Source : Le Calame N°769, du 4 janvier 2011

Hacen Ould Lebatt

hacen_o_lebatt@yahoo.fr

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Commentaires (3)

  • Mercator (F) 10/01/2011 10:59 X

    Malheureusement, calame nous habitue - et a pris l'habitude avec ses journalistes (journaleux...) d'articles longs, bavards et mal concus. Bien que je sois interessee par le theme, j'ai donc decroche des la premiere partie de cet article en 4 chapitres... et continuerais a le faire aussi longtemps que nos journaleux (listes) manqueront de connaissance suffisante de la langue et rethorique francaises pour savoir exposer bien clairement leurs idees.

    C'est peut etre de l'investigation, mais ce n'est pas ici du grand journalisme, desolee...


  • marlon (H) 08/01/2011 23:47 X

    Excellent article. Bravo


  • dakota (H) 08/01/2011 23:08 X

    Mr Hacen je vous félicite pour ce document précis et qui éclaire cet AQMI qui n'est pas l'AMI.

    Cet article est aussi pour moi la preuve que tous nos intellectuels n'ont pas tourné racoleurs prompts à encenser les puissants pour en tirer quelque prébende!