20-06-2012 06:46 - Les ateliers Assalamalekoum Médias à l’IFM.
C'est en marge du festival de musique Assalamalekoum (organisé par Zaza Productions, l'Institut français de Mauritanie et la CUN) que Julien Le Bot, journaliste français et fondateur du site Yakwala, a mis en place une série d'ateliers destinés à accompagner les journalistes dans leurs pratiques (numériques et culturelles).
Objectif : perfectionner les techniques d'interviews, écrire pour les nouveaux médias, partager ses articles sur les réseaux sociaux.
Le programme du festival qui s'ouvrira avec la Fête de la Musique le 21 juin est dense. Mais au-delà des seules festivités, une quinzaine de journalistes ont été invités à profiter de cet évènement pour participer, à l'invitation de l'Institut français, à quelques ateliers de travail animés par un journaliste français autour de l'évolution de l'information à l'heure du web, et des opportunités offertes par les outils numériques - pour mieux suivre, comprendre et partager avec le public local les enjeux véhiculés par de telles rencontres culturelles ouvertes sur les artistes de la région.
"Le journalisme culturel est une pratique en soi", estime Julien Le Bot, qui a travaillé pour France 24, mais aussi pour des radios spécialisées dans l'actualité culturelle comme Radio Liban. "Il mobilise avant tout la curiosité et l'ouverture sur tout ce que la création artistique peut raconter", précise-t-il encore.
Les journalistes ont donc répondu présents dès dimanche 17 juin, et avec quelle énergie ! Depuis, chaque matin, ils sont près d'une dizaine à venir confronter leurs pratiques professionnelles avec les propositions de travail élaborées dans le cadre de l'atelier Assalamalekoum Médias. De Nour Info à Al-Akhbar en passant par L'Authentique, les journalistes affinent leurs connaissances en matière de médiatisation culturelle et s'approprient de nouvelles méthodes pour couvrir les évènements culturels.
Qu'il s'agisse d'interviewer un artiste, de suivre les préparatifs d'un festival, ou de rédiger des portraits d'artistes, la feuille de route est claire : il faut apprendre à aller puiser dans le travail des artistes et la pratique des arts des éléments de compréhension à destination du grand public. Que nous raconte le rap ? De quoi la danse est-elle porteuse ? Comment organiser chaque année un tel festival ? Quels sont les points clés pour convaincre le public ? Le journalisme culturel n'est pas une promenade de santé : c'est un exercice d'écriture et un travail au long cours.
"C'est vrai : on sent que tous ces journalistes s'approprient de nouvelles façons de travailler. Ils nous abordent avec plein de nouvelles questions", se réjouit l'un des organisateurs du festival, après avoir été interrogé par l'un des journalistes. Les ateliers Assalamalekoum Médias sont bel et bien là pour donner une nouvelle impulsion au journalisme culturel. Prévus jusqu'au 22 juin, c'est-à -dire au lendemain de la première soirée de festival, ils devraient aussi permettre à tous ces journalistes culturels de continuer de propulser leurs articles sur la Toile et sur les réseaux sociaux bien au-delà de cet évènement. Pour que le public puisse suivre, au jour le jour, la vie des arts et les actualités culturelles mauritaniennes. Que ce soit dans les journaux ou sur Internet.




