26-06-2012 11:23 - Education Nationale: les Instituteurs Diplômés du Supérieur réclament autre que des Indemnités.

Education Nationale: les Instituteurs Diplômés du Supérieur réclament autre que des Indemnités.

Le jeudi ,21 juin au cours de la réunion hebdomadaire du gouvernement ,une nouvelle prime est accordée aux enseignants du fondamental et ceux du secondaire qui sont effectivement en classe,appelée indemnité d’équipement, cette indemnité annuelle s'élève à 20000 Um.

Pour certains qui ne pensent qu'aux indemnités ,comme d'ailleurs c'est le cas de nombreuses organisations syndicales qui ne revendiquent que la craie, l'éloignement, le logement alors que le volet formation et reclassement n'ont jamais étaient objet de revendications sérieuses dans les différentes doléances adressées aux responsables du secteur de l'enseignement.

Cette mesure est peut être la meilleure. Mais pour les laissés pour compte et victimes d’arbitraire, du favoritisme et du népotisme ayant caractérisé le système éducatif, l’état ferait mieux en pensant à l'équité entre les enseignants.

car il n'est plus un secret pour personne que des instituteurs titulaires des diplômes supérieurs ( DEUG, Maîtrises) exercent dans nos établissement du fondamental et au secondaire comme adjoints et /ou comme chargés de cours aux cotés d'autres enseignants qui ne détiennent que le brevet et d'autres diplômes que ceux en leur possession ,qui d'ailleurs certains n’ont subi que quelques jours de formations et d'autres aucune.

C’est ici le cas des professeurs issus des formations accélérées, les auxiliaires titularisés en 1995, les contractuels pris en 2007 pour être titularisés quelques temps après et les contractuels officialisés au cours de l'année scolaire 2011/2012.

Pour les instituteurs titulaires des diplômes supérieurs qui se sont toujours mobilisés et haussé le ton pour exprimer leur mécontentement et crainte de rester dans la même situation, celle de non évolution dans leur carrière, la solution aux problèmes de l’éducation nationale est autre que l'attribution d’indemnités.

Pour cette catégorie de fonctionnaires n’ayant pas droit à l’évolution dans leur carrière pour les décideurs au sein de l’état, le reclassement, la formation pour une valorisation de diplômes constituent l’essentiel de leur aspiration. D’ailleurs ils s’interrogent sur le pourquoi de la non application du statut applicable au corps enseignant du fondamental dont l’étude est déjà faite sur proposition du Ministre en charge de l’éducation Nationale et de celui de la fonction publique ?

A quelques semaines de l’organisation des états généraux ,prévus pour le 15/7/ 2012,aucune mention n’est faite sur leur cas dans les questionnaires distribués par les I D N à certains enseignants et personnes ressources. Les laissés pour compte de l’éducation nationale dénoncent le favoritisme, le népotisme et la volonté d'exclusion dont ils ont souffert et continuent d'en souffrir.

Car soutiennent ils comment ne pas penser à reclasser un instit tuteur qui a le Bac plus quatre, qui détient son C AP après avoir été formé pendant neuf mois à l’I N I et titularisé un contractuel qui ne détient que soit le D E U G ou la Maitrise et qu’ ignore comment sont les couleurs des portes des écoles normales ,donc sans aucune formation et penser à l’équité et au droit des travailleurs ?

Ceux qui décident ont-ils pensé s'il est juste de confier la plus part des directions des établissements à des brevetés et autres, promis sans critères alors que les diplômés y exercent étant des adjoints ? Est-il juste que des instituteurs maitrisards continuent d’être chargés des cours aux cotés des titulaires des mêmes diplômes et quelques fois avec des simples bacheliers ou brevetés dans nos établissements secondaires ?

Il est grand temps que nos décideurs et ceux qui les applaudissent comprennent que les vrais freins au système éducatif mauritanien peuvent être régler sans parler et/ou passer par des indemnités. Puisque si elles servaient, celles du Bilinguisme, la craie, l’éloignement, le transport, le logement, le multigrade accordées au fondamental auxquels s’ajoutent la prime de coordination et celle accordée aux laborantins dans les établissements secondaires allaient pouvoir sauver notre système le plus naufragé au monde.

Au pays de Maw moukillé et du chi tari ,on parle de concours quand on évoque les cas des instituteurs qui ont le Bac plus quatre ans qui ont subi une année de formation à l’école normale des instituteurs avec une ancienneté en plus du Certificat d’Aptitude Pédagogique ( C A P) alors qu’on titularise comme professeurs ceux qui sont sans aucune formation, pris comme contractuels. En fin s’il y a équité dans l’attribution des indemnités de transport, de la craie et du logement, point de soucis pour les instituteurs qui possèdent des diplômes supérieurs.

Entre Aziz (dégage) et Aziz (reste) ,les parents pauvres de l’éducation nationale prônent : Aziz (fais quelque chose) pour cette catégorie de fonctionnaires pour une question d’honnêté et de justice. Le changement promis au peuple passe d’abord par penser aux laissés pour compte et le reste relève des discours populistes.

Signé.Amadou Bocar Ba/Gaynnako


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Commentaires (1)

  • Mamoudou Diarra (H) 26/06/2012 17:32 X

    "le chien aboit la cravane passe" sans crainte et sans souci aussi. Celà veut dire que la politique de l'intéret prime sur la politique du patriotsme. Depuis l'avenement de la mauritanie, Nobghouha est la seule qui aurait pu mettre l'espoir dans l'ècole mauritanienne.

    Je me suis toujours posé cette question: Comment titulariser des agents contractuels sans formation alors que certains sont bien formés et experimentés exercent là où ils ont des diplomes plus avancés?

    Le souci d'un mauritanien ne se fait pas montré pour l'avenir des élèves mauritaniens. On ne doit pas se taire mais on est fatigué d'en parler.