14-10-2012 15:41 - Sit-in des Professeurs : L’indifférence décriée des autorités
Cela fait aujourd’hui presqu’une semaine que les professeurs du secondaire observent un sit-in ininterrompu dans les locaux du ministère de l’Education nationale.
Le ministre et ses collaborateurs continuent d’afficher une indifférence notoire par rapport aux revendications de cette centaine d’enseignants du secondaire, révoltés contre une décision collective d’affectation qu’ils jugent arbitraire et injuste.
Plusieurs syndicats et partis politiques ont d’ailleurs fustigé l’attitude des autorités qui refusent encore d’ouvrir des concertations avec ces 120 professeurs punis pour avoir exercé leur droit de grève l’année dernière.
Pour l’instant le bras-de-fer est engagé entre les manifestants et le super ministre de l’Education qui ne veut rien entendre et qui conduit le département depuis des années avec un autoritarisme jamais égalé. Le parti Tawasasoul a dans ce cadre publié un communiqué dans lequel il relève le rétrécissement dangereux des espaces de liberté, notamment la liberté syndicale et les droits des travailleurs, dénonçant la gestion dictatoriale des rapports du gouvernement avec les acteurs sociaux.
Ainsi, le ministre de l’Education aurait inauguré de nouvelles méthodes de gestion, en privilégiant dans ses relations avec les syndicats des enseignants et des étudiants, les solutions musclées aux règlements négociés. C’est la première fois, indique les partis politiques, que des sanctions collectives comme les suspensions de salaires et les affectations-punitions, sont exercées contre des travailleurs dont le seul tort est d’avoir exercé leur droit syndical.
Des comportements qui selon la classe politique violent en permanence les dispositions de l’article 14 de la Constitution et les lois du travail, ainsi que les conventions internationales.
JOB.
