29-03-2013 17:20 - Synthèse de la visite de la délégation Mauritanienne composé des membres des réseaux locaux du R.P.C...
...et des conseillers Municipaux des trois communes : Kaédi, Bababé et de Boghé à Rosso Bethio.
La délégation dirigée par Mahmoud Ould Khairou secrétaire exécutif chargé des finances est arrivée à Rosso Béthio vers 10 heures du matin.
C’est vers 11heures du matin que la dite délégation a été reçue par le Maire deb Mr : Babacar Diop entouré de ses collaborateurs dans son bureau.
Outre le chef de mission les autres membres sont : Mr Ndiaye Jibril Adjoint au maire de boghé ,Mr Ba Isma conseiller Municipal chargé des voirie et membre de l’Etat , Armiya Dem chargé de la coopération et développement de la commune de Bababé, khadijetou Mint Awbek vice présidente du réseau local de Kaédi, Ndiaye Saidou secrétaire Général du réseau local de Bababé, Djeynaba Diallo présidente du réseau local(R.P.C) de Rosso, Mariata Abdoulaye Dia, conseillère Municipale à la commune de Boghé.
Le premier magistrat de la ville de Rosso Béthio s’est dit très honoré par cette visite, en souhaitant un bon séjour pour ses invités au Sénégal.
Ensuite c’est autour du chef de la délégation Mauritanienne de présenter ses accompagnants à son hôte .Il fera une brève présentation de son organisme le R.P.C (réseau pour la promotion de la citoyenneté), pour dire que ce projet est financé par Oxfam depuis une année.
Il dira enfin que ce projet œuvre pour la promotion de la citoyenneté et le renforcement de la cohésion sociale. C’est pourquoi ils ont choisit la commune de Rosso Béthio, qui pourrait être perçu comme petite de par sa taille mais grande par les ressources humaines qui l’administrent.
Le programme s’étalera sur 4 jours, en commençant par Rosso béthio et ses potentialités économiques et sociales de base, en passant par Dagana pour la visite des autorités administratives, ensuite Richard Toll pour le G.I C et le G.R.E.T et enfin Saint louis pour le C.I.F.A et l’A.R.D.
Dans la première journée du mercredi, juste après les présentations vers 11heures 30, la délégation s’est entretenue avec le conseil Municipal de la communauté rural de Rosso béthio composé de 40 conseillers.
Dans cet entretien le maire, Babacar Diop a passé en revue l’historique de la décentralisation au Sénégal de 1960 à nos jours des réussites et de quelques ratés.
Dans son monologue, il dira que tout au début le Sénégal ne disposait que 4 communes Rufisque, Gorée, Dakar et Saint louis dont dépendait tout le Sénégal, bien sur que les Français avaient une grande influence sur les communes à l’époque.
Ce n’est qu’en 1972 avec la loi 92-25 sur les communautés rurales ont vu le jour.il faut à noter qu’a cette époque, il n’y avait pas d’harmonisation au niveau des communes.
Ainsi il dira que c’est en 1980 que la décentralisation a pu être effective au Sénégal, les communautés rurales ont été créées et le processus se poursuit de nos jours. A titre d’exemple la communauté rurale de Rosso béthio qui regroupe 108 villages (commune de Rosso Béthio)
Il a rappelle qu’en 1972, une loi est venu corrigée celle de 1964 qui fixait les modalités liés à la loi foncière.
Il dira également qu’en 1990, les communautés rurales étaient sous la coupole des préfectures, ce qui constituait des blocages au niveau des ces communautés rurales, du fait de la lourdeur administratives et des moyens limités à l’époque. C’est vers la fin de cette même année qu’une loi « 9037 »est venu corrigée cette défaillance pour instituait que dorénavant tout les pouvoirs dessous-préfets sont reversés dans les mains des communautés rurales.
Le processus suivant son cours normal, jusqu’en 1996 où une autre loi est venue mettre sous pied la régionalisation qui sera l’aboutissement du processus de décentralisation au Sénégal.
Ainsi dira-t-il avec le transfert de compétences 9607, les choses se sont renforcées avec l’émergence d’une société civile très forte venue renforcer les communes dans plusieurs domaines.il a noté qu’à l’époque il y avait un grand processus de déconcentration, mais les ressources humaines n’étaient pas suffisantes.
A l’époque les compétences transférées aux communes étaient les suivantes :
1. Les domaines : dont le domaine privé, le domaine de l’Etat et le domaine National
2. L’aménagement du territoire
3. La planification et le développement
4. L’environnement et la gestion des ressources naturelles.
5. La santé et l’action sociale
6. L’éducation, Alphabétisation et formation professionnelle
7. Culture et identité culturelle
8. Urbanisme et Habitat.
Les collectivités locales avaient une libre administration, mais pour l’urbanisme, il manquait d’agents locaux, d’où la nécessité de former des gens sur le tas.
Après ce brillant exposé le maire de Rosso Béthio est revenu les avantages de la décentralisation à savoir la libre administration et la transparence financière, malgré la volonté des maires à bien vouloir pousser leurs communes, toujours, ils se trouvent coincés par un problème de moyens très limité.
A titre d’exemple la commune de Rosso Béthio dispose d’un fond de dotation de 12millions de franc et un budget prévisionnel de 100000000f
Une indemnité du Maire 300000F /mois payé par l’Etat
Indemnité des adjoints par le budget communal
Mettre la main dans la poche pour financer toute ces compétences citées ci-haut qui demanderait autant d’argent relève de la chimère, du coup il n’y aura que trois parmi les huit compétences qui seront dotées de moyens, pour le reste les collectivités locales feront appel à la coopération décentralisée pour financer les six autres compétences.
Le maire dira que c’est l’A.R.D (agence régionale de développement) qui gère les fonds alloués aux communautés rurales.
Pour le préfet, sa présence est obligatoire lors du vote du budget et lors de la délibération sur le foncier.
Il est à noter que depuis 1996, tous les conseillers sont élus contrairement à 1992 où l’on désignait 5conseillers en dehors du conseille Municipal.
Mr : Diop dira que l’avantage de sa commune réside sur le resserrement des rangs des ses collaborateurs sur les problèmes communs aux populations. Tous les conseillers sont soudés malgré leurs sensibilités et appartenance politique.
Ce qui illustre cela « 40 voix sur les 40 conseillers » l’on choisit comme maire de la commune de Rosso Béthio. Ce qui dira-t-il est une vraie valeur ajoutée pour sa commune.
C’est en mois d’avril 2009 que la toute nouvelle communauté rurale de Rosso Béthio a été installée, elle regroupe Diama, GNIT et Rosso Béthio.
Le plan d’investissement communal (P.IC) a été mis sur pied, mais avec une nouvelle approche.
C’est pourquoi cette fois ci, les consultants, les enquêteurs et animateurs sociaux ont été recrutés dans la même communauté rurale.
D’habitude de grand fonds étaient engloutis dans ce genre d’activités. Mais pour ce cas précis de la communauté rurale de Rosso Béthio tout le travail a été mené par les fils et filles du terroir.
Sur une population estimée à 10000 habitants, 10 quartiers ont été mis sur pied avec 10 conseillers de quartiers.
1000 ménages ont été répertoriés
4 conseillers femmes sur 40(représentations féminines très faibles)
L’éducation et la formation polarisant 7établissements composés 1795 élèves répartis entre le lycée et le C.M
Deux ambulances pour le convoyage.
1seul poste de santé
Assainissement –le fleuve
-lac de guiér
- le marigot
Grâce à l’Etat 14 bornes fontaines ont été mis sur pied dans la communauté rurale.
Problème des ordures ménagères
Difficulté de convoyer des tonnes d’ordures (collecte par traction animale)
Le sport, loisir et culture
Les processus d’attribution des lots de terrains
Domaine agricole (pole attractif)
Dans la communauté rurale, de Rosso Béthio les agriculteurs vont l’élevage et les éleveurs font l’agriculteur.
Réunion avec les C.L.C (comité local de concertation)
le20/03/2013 vers17H30, vers 17 heures, L’essentiel de la discussion sera surtout axé sur les comités de quartier et la commune.
Oumar Sek, et birane Seye ont défini le conseil local comme une maison citoyenne.
En effet elle dispose d’un coordinateur et son adjoint.
Un trésorier général et son adjoint
Deux représentants du Maire.
Un représentant des chefs de quartier. Dans la communauté rurale de Rosso Béthio, dix réseaux ont implanté les conseils de quartier. Il s’agit d’acteurs sociaux qui évoluent dans les secteurs suivants :
1. Agriculture
2. Elevage
3. Artisanat
4. Femme et développement
5. Jeunesse, Sport et développement
6. Formation et communication
7. Mobilisation ressource et partenariat
8. Environnement et GR N
9. Elevage
10 pêche
Le conseil a réussi à mettre en place un assainissement des structures locales, un forum diagnostique et fiscalité sans oublier la formation des femmes sur la technique du Riz étuvé. Le conseil a pu installer :
Une Organisation des artisanats
Une émission en direct sur la bonne gouvernance
Des journées pour les agricultures et éleveurs
Une élaboration du budget
Madeleine Seine, qui pilote un projet financé par la commission européenne, a remercié d’entrée les membres de la délégation Mauritanienne, avant de magnifier l’ouverture d’esprit du Maire de Rosso bethio, qui dira-t-elle a osé ouvrir le budget de la commune pour que les populations aient un accès libre par rapport à la gestion communale.
Le deuxième axe de son exposé demeure sans nul doute le renforcement de capacité des réseaux locaux pour les pousser à aller chercher des financements.
Le journal : (Outil de communication pour permettre aux citoyens de savoir que le maire ne peut pas tout faire.)
Élaborer, le budget participatif appeler tous les réseaux à y participer.
? Essayer de les solutionner
? Mettre un mémorandum sur la table du maire
? Mettre en place un P.I.C (plan d’investissement communal)
C’est vers 2010 que les conseillers de quartiers ont été installés, Ils travaillent dans le bénévolat.
Jeudi 21 mars 2013, vers 10 heures, la délégation s’est dirigée vers Dagana, pour une visite de courtoisie aux autorités de Dagana. Elle sera reçue par l’Adjoint au Préfet de Dagana qui n’a pas manqué de magnifier les relations cordiales d’amitié liant les deux Pays.il dira aussi que l’intégration Africaine passera d’abord par l’harmonisation et la consolidation des politiques et stratégies sous-régionales.
Pour illustrer ses propos, le magistrat du département de Dagana dira que dans le cadre de la lutte antiacridienne ou contre les oiseaux granivores, le Sénégal seul ne peut pas s’engager sans l’aide de la Mauritanie et vice versa.
Donc cette initiative d’échange entre les élus et acteurs sociaux des deux pays vient à son heure.
Vers 11heures du matin la délégation rebrousse chemin pour passer à richard Toll, visiter le G.I.C
(Groupement intercommunal) du département de Dagana basé à Richard Toll. Après les présentations d’usage, c’est à la première adjointe à la mairie de Dagana de prendre la parole.
Elle dira en substance que depuis qu’ils ont signé une convention d’entente en 2007 entre le conseil général du nord et le Département de Dagana, une structure viable à l’échelle départementale a été mise en place. Ainsi une carte regroupant 11 collèctivités locales réparties entre une population de 253000habitants soit 3,1% de la superficie du Sénégal .Il est à rappeler que depuis 1987, une première convention avait été déjà signé avec la région de Saint louis, mais il faut attendre 2008, pour voir émerger un vrai cadre de concertation et une synergie intercommunautaires . A travers ces échanges le G.I.C vise former des ressources humaines valables à créer un cadre juridique favorable.
Il sert ensuite à accroître les investissements, enfin à augmenter le pouvoir de négociation des élus dans le département de Dagana.
Cette structure intercommunautaire est un outil d’échange, de concertation et de communication entre les populations du Département.les cotisations des membres du G.I.C sont calculées au prorata du budget de chaque commune. Du coup la transparence, l’efficience et l’efficacité dans la gestion des économies d’échelles seront les maître-mots du G.I.C.
Les atouts du G.I.C, se retrouvent sans commune mesure dans :
? les échanges d’expériences entre les différentes communautés rurales,
? la reconfiguration territo
