06-04-2013 17:07 - Affaire Bouamattou-Aziz- Deux mois que Mohamed Debbagh est en prison !
Samedi 6 avril 2013. Cela fait deux mois, jour pour jour, que Mohamed Ould Debbagh, vice-président du Groupe Bsa, est maintenu en prison par Mohamed Ould Abdelaziz, dans une logique implacable lancée contre l’homme d’affaires Mohamed Ould Bouamattou.
Les intérêts de ce dernier sont menacés et bafoués à l’autel d’un différend politique personnalisé avec le président Aziz qui n’a ménagé ni l’instrumentalisation de la justice, ni celle des administrations économiques (bet Impôts) pour lui chercher noise.
Dans cette guerre sans merci contre le Groupe Bsa, le président Mohamed Ould Abdelaziz, lui-même cité aujourd’hui dans des affaires aussi rocambolesques les unes que les autres, avait mis en prison, Mohamed Ould Debbagh pour faire pression sur le président du Groupe Mohamed Ould Bouamattou.
En effet, Mohamed Ould Debbagh, depuis 60 jours en prison, est poursuivi sous le fallacieux prétexte de la mise en liquidation de la société MauritanieAirways dont il n’assurait pas la responsabilité exécutive, n’aura même pas eu le droit de faire son deuil en famille, l’espace d’une liberté provisoire.
Une affaire dans laquelle des enquêteurs de la police de la répression des crimes économiques se sont rendus coupables de falsification de procès verbaux de déclaration du détenu.
Depuis, son emprisonnement, Mohamed Ould Debbagh, n’a été entendu qu’une seule fois par le juge d’instruction devant lequel les avocats ont indexé la machination de retrait des PV et leur échange par d’autres que Ould Debbagh n’a jamais reconnus ; ni signés.
Un jusqu’au-boutisme politique que le président Aziz inaugure, loin de toute morale et de tout de respect de préceptes religieux.
Son père Ahmedou Ould Debbagh, est, en effet, décédé vendredi dernier, en Arabie Saoudite où il a été enterré. Toute la famille et les amis de Mohamed Ould Debbagh étaient là pour communier et prier pour le défunt. Un homme digne, d’une grande piété que n’égale que sa bonté, pouvait-on entendre des témoignages des visiteurs présentant leurs condoléances à la famille.
Tel père, tel fils. Du fond de sa cellule où il est arbitrairement détenu, ne pouvant plus, depuis mercredi, communiquer avec ses proches, Mohamed Ould Debbagh livre stoïquement, à ses geôliers, une grande leçon de sérénité, de confiance en soi et en la justesse de sa cause.
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