08-04-2013 14:30 - Biens mal acquis: Sassou Nguesso dénie à la justice française le droit d'enquêter

Biens mal acquis: Sassou Nguesso dénie à la justice française le droit d'enquêter

Paris - Le président congolais Denis Sassou Nguesso, reçu lundi à Paris par François Hollande, a dénié à la justice française le droit d'enquêter sur les biens mal acquis, estimant qu'il s'agissait d'une entorse au principe de non-ingérence.

Ce que nous voulons rappeler, c'est que le principe auquel nous avons tous souscrit au plan international est celui de la non-ingérence dans les affaires intérieures, a déclaré le chef de l'Etat congolais à l'issue d'un entretien de plus d'une heure avec son homologue français.

Ce principe doit être respecté pour que la justice en France ne se sente pas le droit de traiter de questions qui intéressent les problèmes intérieurs aux autres Etats, a-t-il insisté. Voilà, c'est ça le principe, a conclu Denis Sassou Nguesso.

A l'arrivée à l'Elysée du président congolais, François Hollande s'était abstenu de descendre les marches du perron pour l'accueillir. Ils avaient échangé une brève poignée de main. Interrogé par un journaliste qui lui demandait si cette affaire lui empoisonnait la vie et l'empêchait de dormir, Denis Sassou Nguesso a répondu d'un lapidaire: Certainement pas.

Deux juges parisiens enquêtent sur les conditions dans lesquelles un très important patrimoine immobilier et mobilier aurait été acquis en France par Denis Sassou Nguesso, l'ancien président gabonais Omar Bongo et le président de Guinée équatoriale Teodoro Obiang ainsi que certains de leurs proches. Les ONG Sherpa et Transparence International France sont à l'origine de la plainte qui a déclenché cette triple enquête.

AFP


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Commentaires (3)

  • antipervers (H) 08/04/2013 20:38 X

    @Korimagna
    Très bonne remarque!! le problème de corruption des chefs d'Etat africains ne peut être réglé séparément des corrupteurs en provenance des pays industrialisés.

  • Korimagna (H) 08/04/2013 17:02 X

    Les ONG françaises qui s’acharnent sur les biens mal acquis n’ont qu’à enquêter auprès d’elles mêmes. Car en Afrique il existe des ONG françaises dont les dirigeants se font des postes fictifs (indemnité d’expatriation, logement, transport, santé…) sur des budgets destinés à lutter contre la pauvre.

    Au bout de quelques années ces directeurs ou coordinateurs se font une grande fortune alors que leur lutte contre la pauvreté s’est limité à louer des villas luxuriantes, se promener dans les plages de Nouakchott, Dakar, Abidjan, Cotonou..).

    Cette forme de commerce sur le dos de pauvre est aussi une forme de bien mal acquis.

  • hasnie (H) 08/04/2013 14:42 X

    Mais pour qui se prend-il ce pauvre Dénis? tant nos dirigeants africains nous font honte à mourir! ça coupe le souffle de voir cet homme piller les ressources de son pays sans que cela ne le gêne! ils sont si petits aussi qu'ils ne s'en rendent pas compte.