11-04-2013 12:22 - Ghanagate : Confusion de vues au sein des soutiens de Aziz
L’affaire des échanges audio attribués au président Mohamed Ould Abdelaziz, continue de charrier son lot de contradiction au sein même des soutiens du président, surpris par les faits, a-t-on pu constater dans différentes déclarations antinomiques de ces soutiens.
Dans un entretien accordé mercredi à la Chaine Al Arabia, en effet, l’un des soutiens du président Aziz, le député Khalil Ould Tiyib, a explicitement reconnu l’existence d’un tel échange de propos tout en précisant que les circonstances et l’objet de ces échanges sont différents de la présentation qu’en fait la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD).
Khalil Ould Teyib a par ailleurs confirmé l’existence de «l’agent secret » malien, par qui le scandale est arrivé, a encore indiqué que l’irakien dont il s’agit était bien en Mauritanie en 2006 et qu’il se présentait comme un homme d’affaires qui voulait mettre en sécurité son argent en Mauritanie avant que l’on ne découvre, à travers l’entremise de Coumba Bâ, chargée de ce dossier, ne découvre qu’il est en relation avec des milieux mafieux.
De son côté, Mohamed Lemine Ould Chamekh, l’un des conseillers du président de l’Union Pour la République (UPR), parti qui soutient le président Aziz, intervenant également mercredi sur Tv Sahel, celui-ci a tout simplement nié cette affaire en bloc estimant qu’elle était «montée de toute pièces par l’Opposition».
Mohamed Lemine Ould Chamekh a, en contradiction avec Khalil Ould Tetib, affirmé qu’ils (soutiens du président) n’avaient vent d’aucune affaire du genre réitérant les accusations de son parti contre la COD de vouloir «déstabiliser le pays ». Il est allé jusqu’à nier l’existence de l’informateur malien.
Ces deux avis contradictoires des soutiens officiels au président Aziz trahissent un désaccord au sein même de la majorité présidentielle sur cette affaire pour laquelle la COD réclame la démission du président Aziz et l’ouverture d’une enquête indépendante.
Des enregistrements audio, rappelle-t-on, attribués au président Aziz avec un irakien Othmane Alaoui, à propos d’une affaire douteuse, avaient été rendus publics par des médias nationaux.
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