15-04-2013 15:04 - Affaire Mint Essyadi : Pourquoi a-t-on occulté l’appel à la victime du Gouverneur de la BCM ?
Affaire de jalousie ? D’une autre concurrence déloyale ? Le tir « ami » contre Rajae Mint Assyadi, vivant aujourd’hui sur une civière, n’a pas révélé tous ses secrets. Et si Bedr, fils du président, auteur de l’acte, a été «poussé » à faire feu pour une raison passionnelle?
Le 21 janvier 2012, tout Nouakchott était pris en haleine par l’affaire du coup de feu dont une jeune fille Rajae Mint Essyadi, 20 ans, était la victime. Les principaux protagonistes étaient d’un certain rang mais l’affaire s’est vite répandue comme une traînée de poudre. Elle ne pouvait donc plus être étouffée. L’opinion ahurie s’en était saisie.
Rajae Mint Essiyadi, en compagnie de trois jeunes dont le fils du président et deux de ses amis dont un marocain, est touchée à bout portant par un projectile d’une arme automatique. C’est le fils du président concluent les témoignages qui aurait appuyé sur la gâchette. Une enquête est ouverte et refermée aussitôt.
A cause des témoignages accablants contre le fils du président, l’affaire est minimisée et un règlement amiable est vite trouvé. La victime est rapidement évacué par avion médicalisé pour le Maroc éviter le pire. Elle est revenue sauve mais pas indemne. La jeune fille gardera le lit pour toujours.
Mais dans cette affaire, un détail de poids est resté à l’ombre des révélations. Il s’agit d’un appel téléphonique reçu plus tôt par la victime. Il proviendrait du Gouverneur de la Banque centrale, Sid’Ahmed Ould Raiss. Quelle relation entretenait-il avec la victime? Bedr avait-il su pour ce coup de fil ? Cette relation est-elle « sobre » ?
Toujours est-il que cet aspect n’a jamais été véritablement mis en évidence dans cette affaire. Tout le monde fait comme s’il avait intérêt à passer sous silence cet appel et à réduire l’accident au tir accidentel venu de l’arme du fils du président. Pourquoi ? Mais dans un pays de 3 millions d’habitants et bien plus d’indiscrétion, tout finit par se savoir un jour.
L’enquête sera-t-elle rouverte pour permettre à l’opinion publique de tout savoir et pour qu’enfin la Justice situe les responsabilités. Un pas que beaucoup hésitent à franchir en ces temps de tous les dépassements observés et de tous les « tirs amis ».
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