19-06-2013 17:52 - RIM/USA : Meurtre de Brahim O. Zeidane : Juste pour les archives…
En 2001 les USA soupçonnent un jeune Mauritanien d’avoir participé à la préparation des attaques du 11 Septembre, de la même année. Ce citoyen, Ould Sillahi, est aussitôt « livré » directement, mains et pieds liés, par le gouvernement Mauritanien d’alors, à la CIA.
Il croupit, depuis, dans la sinistre prison de Guantanamo, où il a subit toutes les formes de tortures, physique, intellectuelle et idéologique, selon ses propres écrits et les déclarations de ses avocats.
Au mois de Mai 2013, tout prés de nous, un groupe d’auditeurs libres du Coran, à la sortie d’une Mahadhra, dans un quartier paisible de Tefragh Zeïna, assiste, en direct, à la mort, d’un jeune citoyen Mauritanien, Brahim Ould Zeidane, suite à un choc violent avec un véhicule américain conduit par un officier américain, en uniforme militaire américain.
L’opinion publique Mauritanienne, sous le choc du terrible accident, dont les circonstances ne lui paraissent pas accidentelles, retient son souffle en attendant la réaction de la justice Mauritanienne et la décision des USA de lui remettre, mains et pieds liés, l’auteur de cet homicide, aggravé de délit de fuite, pour en répondre.
Plusieurs semaines s’écoulent, sans constat, sans autopsie et sans que l’opinion ne voit l’auteur du crime se présenter ni devant la Police, ni devant la justice.
En parallèle, la famille de défunt est l’objet de tractations, de propositions, en vue de lui faire admettre le fait accompli de la mort de son fils, de l’absence de justice (ici et ailleurs), de la générosité des USA, qui lui offrent quelques Ouguiyas, pour atténuer son deuil et blanchir l’officier, auteur de la « chevauchée sanglante ».
Dans l’espoir que le poids des Oulémas fasse pencher la balance du bon côte, on peut constater que si la décision du Gouvernement d’alors avait le mérite d’être une nette gifle à la conscience du peuple Mauritanien, celle du Gouvernement d’aujourd’hui, brille par son absence.
Soueylem Val
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