28-06-2013 03:03 - Belkiss et les années de perdition

La direction générale des Procapec connaît une gabegie sans précédent depuis l’arrivée de Nebgouha Mint Tlamid. Le délaissement, l’autoritarisme et le racisme vis-à -vis de certaines composantes du peuple sont le lot quotidien des travailleurs de cette importante institution.
Ce mépris et cette gabegie se manifestent à travers les choses suivantes : Le détournement de grands montants dans certaines agences de Nouakchott et de l’intérieur. L’exemple de la CAPEC de Toujounine où 120 millions d’ouguiyas ont été détournés est on ne plus éloquent.
Aussi 70 millions ont disparu de l’agence de Sélibabi, 20 millions de celle de Sebkha Nord, 80 millions de Nouadhibou, 2 millions de Barkéol et 15 millions de Teyarett Sud.
Le phénomène du départ volontaire programmé. En 2009, plus de 150 fonctionnaires quittent la boîte suivant des critères flous n’ayant à voir ni avec la réglementation nationale ni internationale. Juste « gratifiés » de six maigres mois de salaires. Ensuite, une deuxième vague de 160 employés est poussée au départ pour 12 mois de salaires.
Juste après, l’omnipotente directrice générale commence à recruter des journaliers pour un salaire de 30 mille ouguiyas/mois. Sur le plan de l’exclusion et de la marginalisation de certains Mauritaniens au profit d’autres, sur les 60 décisions de nominations faites dernièrement, 57 ont échu à une seule communauté contre seulement trois pour les deux autres.
Une femme Harratine, qui a un très bon piston du parti au pouvoir et deux Négro Africains. A la direction générale des PROCAPEC, les nominations ne se font pas sur la base de la compétence ou de l’expérience. La volonté, l’humeur et le bon vouloir du directeur des ressources humaines, du comptable et de Belkiss, le trio de la gabegie constituent les seules garanties à une quelconque promotion.
A la Direction Générale des PROCAPEC, le reste des employés ne sont d’aucune utilité et ne joue aucun rôle. Belkiss, la reine ne visite pas ses travailleurs et ne les reçoit pas. En cela, tous sont les mêmes. Cependant, certains bénéficient des interventions, des nominations et des prêts.
Les autres, surtout les Harratines pour qui la directrice générale voue une animosité inexpliquée éprouvent toutes les peines à obtenir le moindre droit. En tant que fonctionnaire de cette institution, je tiens à revendiquer mon droit à la promotion et à la nomination.
Je lance un appel à tous les responsables concernés pour entreprendre les enquêtes nécessaires à travers une visite de l’Inspection Générale d’Etat afin de sauver cette importante entreprise publique. Pour cela, plusieurs correspondances ont été adressées à la BCM, au Parlement et à la Présidence pour venir en aide à plus de 400 employés qui souffrent depuis l’arrivée de Mint Tlamid à la direction des PROCAPEC.
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