05-07-2013 02:00 - Affaire du stade de Nouadhibou: Ce qui se murmure

Affaire du stade de Nouadhibou: Ce qui se murmure

Le marché de construction d’un stade à Nouadhibou pour plus de 3 milliards d’ouguiyas a été la cause du limogeage de Madame la ministre de la culture et l’interpellation de plusieurs individus dont son mari, des fonctionnaires et des hommes d’affaires.

Plus d’une semaine après le déclenchement de l’affaire et le maintien des suspects au secret au niveau des services de la Gendarmerie nationale, des éclairages sortent après un premier flot d’informations décousues et futiles.

En fait, il y a eu deux marchés pour la même entreprise Bissau Guinéenne de droit sénégalais qui devait construire le stade de Nouadhibou. Le premier datant du mois de mars 2013 avait attribué par la commission des infrastructures.

Contesté par un concurrent sous prétexte de faux et d’usage de faux, la procédure d’annulation du dit marché avait été engagée au niveau de la commission des infrastructures et l’entreprise Bissau Guinéenne blacklistée par l’Autorité de régulation des marchés publics.

Tout est fini donc? Pas du tout, car la vraie affaire, c’est-à-dire le deuxième marché, a commencé de là. Ainsi une autre commission de marchés, celle de la Culture et de la Communication, dont le président a été limogé lors de l’avant dernier conseil des ministres, va se saisir en mai 2013 du dossier et réattribuer le marché à l’entreprise …déjà blacklistée.

C’est à la signature du contrat et son rituel des commissions qui s’élèveraient à un peu moins de 200.000.000 UM que les partenaires engagés dans la course, se rendront compte de deux défis majeurs :

1- Comment calmer le soumissionnaire perdant pour qu’il ne fasse pas ressortir son ancien argument?

2- Comment exécuter un contrat avec une entreprise mise sur liste noire?

C’est à ce niveau que les choses se seraient compliquées, notamment avec la clé de répartition des commissions versées par le Bailleur du marché. Des parties se seraient montrées gourmandes parce qu’il était question disent-elles d’un montant de 50 millions «à mettre à part pour le Chef», quel Chef? Les supputations vont bon train et on parle d’enregistrements de conversations faites par Iphones.

D’autres parties voulaient un prix élevé pour leur silence. C’est dans ce mic-mac plus ou moins comique, que le scandale a éclaté quand le Bailleur a fini par comprendre qu’il a été floué et qu’il s’agit d’un marché controversé en exigeant le remboursement de son pactole versé au titre de commissions et partagé, semble-t-il à la Dalton.

MAOB


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Commentaires (4)

  • bagaby (H) 05/07/2013 17:18 X

    Les tenants et aboutissants de cette affaire demeurent inconnus, comme sont inconnues les raisons profondes qui ont amené o/ Meir, o/ Cheikh et Vlane à défendre à l'unisson la partante, alors même qu'ils reconnaissent ne pas savoir grand-chose sur l'affaire. On savait la " victime " experte en communication, mais là, chapeau ... bas !!!

  • sidi33 (H) 05/07/2013 13:41 X

    Cette affaire est une preuve de plus, qui montre que le Président Aziz tient plus que jamais, à assainir la gestion de ce pays. En effet de grandes familles guerrières, militaires, et même émirales, sont directement concernées dans cette affaire, au moment ou justement, le Président devait faire une grande visite au Trarza.

    Mais les envieux et les gens de mauvaise foi, sont aveugles à cette fermeté courageuse et nationaliste… alors que ces choses sont bien claires pour nous autres, lambda du Peuple.

  • SOPHIE11 (F) 05/07/2013 12:34 X

    Qui peut nous informer sur cette affaire de stade de Nouadhibou. Qui sont les corrupteurs? Qui a reçu quoi? Qui sont les intermédiaires? Merci d'avance Sophie

  • wanead (H) 05/07/2013 10:50 X

    la pauvreté aux pauvres, et aux sociétés privées dont travaille des milliers de mauritaniens qui restent pendant des mois sans salaire, voila la bonne gouvernance. (gré à gré)