05-07-2013 14:45 - Egypte : échanges meurtriers de tirs entre pro-Morsi et soldats au Caire - [Video]
Les coups de feu ont fait au moins trois morts. Deux jours après le renversement du président islamiste par l'armée égyptienne, ses partisans se rassemblent pour réclamer son retour, tandis que ses opposants appellent eux aussi à manifester.
Alors que pro et anti Morsi appellent à se rassembler en Egypte ce vendredi, des coups de feu ont été échangés entre les partisans du président islamiste déchu et des soldats, au Caire, faisant au moins trois morts.
Les tirs ont eu lieu aux abords du siège de la Garde républicaine, une unité militaire chargée de protéger la présidence égyptienne et implantée dans le quartier du palais présidentiel.
Par AFP
La coalition de l’opposition à Mohamed Morsi a auparavant lancé vendredi un appel «urgent» à manifester en masse, alors que les partisans du président déchu étaient mobilisés pour un «vendredi du refus» après le coup militaire de mercredi. «Le Front du salut national (FSN) lance un appel urgent à se mobiliser sur toutes les places d’Egypte en soutien à la révolution du 30 juin», a annoncé dans un communiqué son porte-parole, en référence aux manifestations monstres de dimanche contre Mohamed Morsi.
Des milliers d’Egyptiens manifestaient au Caire pour un «vendredi du refus», contre le coup militaire qui a renversé le président Mohamed Morsi et la vague d’arrestations qui a suivi au sein de son mouvement des Frères musulmans.
Devant la mosquée Rabaa al-Aadawiya dans le faubourg de Nasr City, les manifestants, dont une partie campent sur place depuis plusieurs jours, priaient ensemble, à l’appel de l’imam, pour «le retour de Morsi au pouvoir» et «la fin de la fracture entre nous et l’armée». Alors que l’armée s’était massivement déployée avec ses blindés autour de la place mercredi, le jour de la mise à l’écart de Morsi par l’armée, les barrages militaires avaient été levés.
Ailleurs au Caire, des milliers d’Egyptiens, dont de nombreuses femmes, ont entamé une marche à Guizeh, dans le sud du Caire.
Regroupées au sein du «Front national de défense de la légitimité», les principales forces islamistes du pays ont appelé les partisans du président renversé à manifester en masse et «pacifiquement» pour un «vendredi du refus» contre «le coup d’Etat militaire». Craignant de nouvelles violences, des avions de chasse survolaient le Caire. Le ministère de l’Intérieur a prévenu qu’il répondrait «fermement» à tout trouble.
Deux jours après avoir destitué le chef de l’Etat, l’armée a appelé au rejet de la «vengeance» et à «la réconciliation nationale» dans un pays profondément divisé entre pro et anti-Morsi, mais des islamistes armés ont attaqué à l’aube une position militaire dans la péninsule du Sinaï, tuant un soldat.
Embarrassé après le renversement du premier président démocratiquement élu d’Egypte même s’il était contesté par une grande partie du peuple, l’Occident continuait d’exprimer son inquiétude et Washington a demandé au pouvoir de ne pas procéder à des «arrestations arbitraires» à l’encontre de Morsi, détenu par l’armée, et ses partisans.
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