26-07-2013 16:06 - Qu’est devenue la police à Nouakchott
Depuis que la sécurité routière est devenue du ressort du GGSR ( groupement général de la sécurité routière) , le corps de la police a brillé par son absence quasi totale de la ville de Nktt. Et les rares éléments qu’on rencontre, passent inaperçus dans le grand tumulte de la métropole.
Même au niveau des différents commissariats, c’est le même constat, la police n’a plus sa vigueur d’antan. Ce corps s’est senti humilié et frustré depuis que les autorités actuelles avaient crée un corps spécial lui attribuant ses prérogatives.
Ce désaveu de la part des hautes autorités à l’égard de la police a pourtant eu certaines incidences sur le plan sécuritaire et urbain.
Le premier constat fut la recrudescence de la violence et des meurtres dans les différents quartiers de Nktt.
La présence et la mobilité de ce corps, limitait en grande partie, la marge de manœuvre des délinquants et malfrats, ne donnant aucune peine à être neutraliser. Le vide créé par son absence et le peu d’engagement affiché, font aujourd’hui que la ville de Nktt est devenue une ville de haute insécurité de première heure.
Sur le plan urbain en matière de trafic routier, là aussi le professionnalisme de la police se fait cruellement sentir à voir les éléments du GGSR, communément appelés les bambins de Mesgharou, complètement désabusés face à l’ampleur de la tache. Parfois, c’est un policier qui se prête volontaire à débloquer le bouchon en un laps de temps, ce que les gens du GGRS peinent à faire de longues heures durant.
La mise en écart de la police est survenue suite à un discrédit du corps d, qui dit-on, gangrené par la corruption étalée au grand jour. Et c’est le ras le bol général des usagés de voitures et des transporteurs, qui a précipité la décision prise de substituer à la police un nouveau corps spécialisé dans le trafic et la sécurité routière.
Aujourd’hui, la police routière est complètement hors jeu de tout ce qui touche le trafic routier. Les rares éléments déambulant dans les rues, sont réquisitionnés par la commune pour accompagner les collecteurs afin d’obliger les récalcitrants à payer les taxes.
D’après un policier, sous le couvert de l’anonymat, le régime actuel à déshonorer le corps de la police, piétinant sa dignité en le dessaisissant de ses prérogatives, un fait sans précédent dans les institutions républicaines. Je peux comprendre, ajoute t’il ; un blâme, des sanctions, voire mêmes des radiations, mais agir de la sorte, c’est du jamais vu.
A. O.S, un ancien brigadier chef à la retraite : « qu’est ce que le GGSR a apporté, en remplaçant la police, les bouchons se sont accrus, l’insécurité est partout, on l’accuse de corrompue, la police est une partie intégrante de la société mauritanienne où la corruption sévit partout à tous les niveaux, dans tous les corps et à tous les secteurs de la vie active, pourquoi on s’en prend seulement à la police. »
Tidjani étant taximen : « la police a reçu ce qu’elle mérite, les éléments ne travaillant que pour leur compte, ils arnaquent tous ceux possédant une voiture et ayant une infraction. De jour et de nuit, ils sont là pour amasser de l’argent, l’état a bien agi »
Quelque soit le procès qu’on se fait de la police, on ne doit pas tout de même perdre de vue, que c’est un corps institutionnel comme tout les corps, ayant ses prérogatives et ses compétences qu’il doit garder et exercer en toute légalité. Quant aux suspicions de corruption, il existe des voies juridiques de les combattre en toute impartialité sans toucher l’intégrité du corps.
H C
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