30-07-2013 18:13 - Au Mali, Ibrahima Boubacar Keïta en route vers la présidence

Au Mali, Ibrahima Boubacar Keïta en route vers la présidence

L’ancien premier ministre Ibrahima Boubacar Keïta est arrivé largement en tête du premier tour de l’élection présidentielle selon des résultats provisoires. Selon les premières tendances, il pourrait être élu dès le premier tour.

Ibrahima Boubacar Keïta a-t-il déjà gagné la présidentielle malienne ? Ses militants le pensent, encouragés par les résultats du premier tour. Au sortir du scrutin organisé dimanche, le candidat du « Rassemblement pour le parti » dispose d’une confortable marge d’avance sur Soumeïla Cissé et les 25 autres candidats.

Selon les premières tendances recueillies après le dépouillement d’un tiers des suffrages, il pourrait être élu dès le premier tour avec 50 % et plus des suffrages. Des résultats qui devraient être confirmés mercredi 31 juillet.

Un vieux routier de la politique

Ibrahima Boubacar Keïta est un vieux routier de la politique malienne à la réputation d’homme à poigne. Candidat malheureux aux présidentielles de 2002 et 2007, Ibrahim Boubacar Keïta a démarré sa carrière comme conseiller du Fonds européen de développement (FED). Lorsque la dictature du général Moussa Traoré est balayé par le vent de la démocratie en 1991, il s’engage en politique aux côtés d’Alpha Oumar Konaré, élu président du pays en 1993.

Ce dernier le nomme premier ministre l’année suivante, au moment où une crise scolaire et des grèves paralysent le pays. L’homme qui se déclare « de gauche » réprime alors durement les grévistes et ferme les écoles, ce qui lui vaut une image d’homme à poigne.

Durant sa troisième campagne présidentielle, Ibrahim Boubacar Keïta a utilisé sa réputation pour gagner les voix de ses concitoyens traumatisés par les défaites de son armée contre les djihadistes et les indépendantistes touaregs.

Discours nationaliste

« À en croire ses partisans pour le moins intimidant, Ibrahima Boubacar Keïta est déjà élu dans la rue, observe Gilles Holder, anthropologue au CNRS, installé à Bamako. C’est la figure autoritaire, paternaliste, soutenue par les wahhabites et une frange de l’armée. À travers son discours nationaliste, il prône la restauration de l’autorité de l’État, la fermeté et la vertu patriotique. »

Olivier Talles



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