15-09-2017 08:30 - De retour de Dubaï : Messaoud Ould Boulkheir reçu avec tous les honneurs
Le Courrier du Nord - Jet privé, salon d’honneur, voiture de fonction type ministérielle, accueil populaire et défilé motorisé ouvert par la gendarmerie.
Messaoud Ould Boulkheir, président du parti Alliance Populaire Progressiste (APP) et président du Conseil Economique et Social, a été accueilli à son retour en Mauritanie avec panache. C’était mercredi 13 septembre 2017 après plus d’un mois de soins intensifs à Dubaï (Emirats Arabes Unies).
C’est un Messaoud Ould Boulkheir affaibli, soutenu par quelques proches, qui a été accueilli à la porte du pavillon présidentiel à l’aéroport international de Nouakchott par une extraordinaire foule.
Chefs de partis politiques, syndicalistes, citoyen lambda de toutes les communautés ont fait le pied de grue depuis les premières lueurs du mercredi 13 septembre dernier pour accueillir l’une des personnalités les plus emblématiques de la scène politique nationale.
Messaoud Ould Boulkheïr qui s’était rendu à Dubaï pour des soins intensifs est arrivé à bord d’un Jet privé. Le salon d’honneur lui a été ouvert.
Dans la cour attenante à la cour, des dizaines de personnes, femmes, hommes, enfants se bousculaient devant le pavillon présidentiel gardé par quelques gendarmes. Plusieurs chefs de partis politiques étaient venus à l’accueil, à l’image de Mohamed Ould Maouloud de l’UFP, Mohamed Borboss et sa tendance du parti Mostaghbal que lui dispute encore l’aile fidèle à Samory Ould Beye. Samba Tham des FPC et Balas d’Arc-en-ciel étaient également au rendez-vous.
Plusieurs figures de la société civile étaient aussi présentes avec force, comme la présidente de l’ONG ASPOM, Seyide Mint Yenge, mais aussi l’ancien maire de Zouerate Yacoub Saloum Vall ou encore Brahim Ould Abeid, président de la Fondation Sahel. Il y avait plusieurs militants du parti APP, dont certaines têtes pensantes comme Corréra Issagha, Sghaïr Ould Atigh ou encore Bilal Ould Bidjel.
C’est surtout la présence de plusieurs femmes, jeunes filles et enfants qui avaient donné le coloris à cet accueil chaleureux. Après quelques minutes d’attente qui parurent des éternités pour ses fans, Messaoud Ould Boulkheïr apparaîtra enfin sur le perron du salon d’honneur, la tête perdue sous un énorme turban blanc. Il a fallu toute l’énergie des gendarmes en faction aidés de quelques militants pour que la foule ne bouscule un Messaoud affaibli et soutenu. Une voiture de fonction était à son attente.
Puis, à son sillage un formidable défilé de plusieurs dizaines de véhicules qui prirent la direction du centre-ville, sous les sirènes de la gendarmerie nationale.
Qu’il est loin, le temps où Messaoud Ould Boulkheïr était la bête noire du régime sous Ould Taya, diabolisé, bousculé et ostracisé. C’était au temps où il faisait de la cause esclavagiste et celle de la lutte contre les injustices, son cheval de bataille.
Cheikh Aïdara
