11-05-2018 18:45 - Ligne rouge : Et Si Hameden Ould Tah avait raison ?

Ligne rouge : Et Si Hameden Ould Tah avait raison ?

Cisse Housseynou - Doucement mes très chers. Je ne veux surtout pas que vous vous laissez emporter par la passion, la partisanerie ou l’esprit des préétablis. Je vous comprends comme je m’efforce de comprendre notre Hamden Ould Tah national qui demande au président Aziz de rester pour compléter ses chantiers.

C’est pourquoi je vous invite à un débat d’idée ou l’objectif serait autre que nos positions politiques. Qu’Aziz reste ou quitte le pouvoir ne changera rien à nos vies et vues. C’est pourquoi le volet politique de la question ne m’intéresse pas aujourd’hui. Pour le volet constitutionnel et légaliste je crois avoir demandé et répété le départ et le respect sans condition de notre charte fondamentale.

La raison du débat soulevé par Hamden Ould Tah n’est juste qu’un vilain prétexte qui réaffirme la volonté du président de vouloir rester au pouvoir. Si vous permettez une petite digression, cet homme je l’ai rencontré une seule fois, pour cinq minutes.

Le prétexte de cette rencontre était mon ouvrage sur les noms de Dieu (prix Chinguetti 2003) et je peux vous assurer quoiqu’on puisse dire Hamden Ould Tah n’est pas n’importe qui dans ce pays et la grandeur de son savoir dépasse de loin nos frontières.

C’est pourquoi, par honnêteté et en musulman je n’ai pas voulu participer au peloton contre l’homme. Mon devoir était de me poser bêtement, non pas s’il a eu raison de demander au président de rester, mais si sa demande était contre notre sainte religion où lui Hamden Ould Tah a une place de choix ?

Pour parler comme un des monarques, si Hamden Ould Tah passe aujourd’hui pour un vulgaire prétentieux opportuniste à la limite d’un cafre, c’est juste parce qu’on lui reproche de ne pas tenir sa langue sur la question du départ du président à défaut de l’encourager à partir. Mais est qu’il avait le droit de se taire ?

Pour le président Mohamed Ould Abdel Aziz la constitution ou sa limitation du nombre de mandats n’était nullement un obstacle. De toute façon, vilainement et sauvagement en Afrique la constitution est une mère légitiment violée et dont le planning qui donne droit à deux enfants âgés de cinq, six ou sept ans (selon) ne dure que le temps d’une fleur avant la naissance d’enfants « bâtards » dont le père illégitime serait la volonté et la soif de rester au pouvoir sous les yeux coupables de l’occident qui agit au gré des intérêts et l’ignorance d’un peuple « clochardi » et appauvri. Pour Mohamed Ould Abdel Aziz l’obstacle majeure et l’unique était son serment qui est plus fort que tout.

Aujourd’hui, avec Hamden Ould Tah il semble se rendre compte que s’était une erreur et qu’il arrive que revenir sur une promesse ne soit point un parjure. J’en prends pour preuve la sourate 66. Le prophète (psl) s’était interdit quelque chose, pour plaire à ses femmes.

Il avait juré, mais Allah avait annulé son serment. Il pouvait ainsi franchir ce qu’il s’était interdit, malgré sa promesse. En islam, si quelqu’un jure de s’abstenir de commettre une action autorisée en islam, il a le droit d’annuler son serment, en accomplissant une « Kafara ».

Dépasser deux mandat ou 20 n’étant pas interdit, Ould Tah n’encourage nullement le parjure. Le seul danger est que la grande porte qui semblait infranchissable vient d’être ouverte par un « homme de Dieu ». Comme de très bons élèves de la logique de nos « tieube tieube » ou « gazara» nationaux, nous perdrons du temps à débattre du bien fondé des actes ou actions.

Tenez-vous bien que la fin du ramadan annonce toujours la fête de korité et qu’il faut se préparer en conséquence. A la fin du ramadan, les pères de familles ne sont pas tristes parce qu’un mois béni se termine, mais parce qu’un autre combat s’annonce.

Cissé Housseynou Birama
L’avocat du peuple



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Commentaires (6)

  • foutatoro (H) 11/05/2018 23:44 X

    Hé monsieur Cissé haal ko ngaanndou daa ! Parles de ce que tu maîtrises.

  • haadirock (H) 11/05/2018 22:59 X

    Texte trop confus, des sauts du coq à l'ane aucun agencement,des phrases collées les unes aux autres... des digressions ( mot que vous venez certainement de decouvrir) plein de hors sujet Monsieur cissé arretez d'ecrire et de nous torturer avec vos sorties ordurieres.apprenez au moins à rediger un paragraphe cohérent et correcte.

  • Kakatar2018 (H) 11/05/2018 22:27 X

    Le texte de l’avocat du peuple n’est pas compris mais c’est vraiment une insulte à la mémoire du soit disant grand érudit Hamedin Ould Tah ou celui qui demande au Président de la république de violer la constitution, ne le comprenaient pas en texte simple, la leçon est claire, le Coran avec ses interdits et les mauritaniens avec ceux qu’ils veulent, Coran ou pas ils mettent leur intérêt au-dessus de tout même du Coran, que l’on soit Ould Tah ou le peshmerga du coin qui enseigne la charia cela ne change à rien du tout, on peut tout changer et tout prostitué pour arriver à ses fins et on verra Dieu après.

  • pyranha (H) 11/05/2018 20:48 X

    Mon petit Cissé c'est pas parce que ton farfelu de Savant a pu te recevoir pour 5 mn et qu'il t'ai peut être donné un coup de pouce pour ton prix chinguetti ,qu'il faut essayer d'endormir les gens.Tout le monde connait la cupidité de ces charognards de "savants" prêts à déposséder l'orphelin pour leur compte personnel.Je voudrai te demander pourquoi lors des meurtres de 1989 en plein ramadan ce genre de soit disant érudits ferment désespérément leur bec au moment où on liquide en toute quiétude ses compatriotes et musulmans en plus? Si vous dites que les connaissances de ce faux type dépassent les frontières ,c'est que tu plonges toi aussi dans "l'inceste" .Comme H ould tah défend son salaire et ses intérêts ,vous aussi lui rendez grâce d'avoir pu appuyer votre machin ou truc de chinguetty .De grâce le mauritanien a toujours brillé par son opportunisme maladif c'est connu mais veuillez nous faire de l'espace pour respirer .

  • boubou_kibili (H) 11/05/2018 20:39 X

    Plus confus on en meurre. Ce texte est completement à coté. Mr le Conseller du peuple cette fois c'est vraiment n'importe quoi.... Mieux valait se taire au moins pour une fois !!!!

  • Kouleyb (H) 11/05/2018 20:24 X

    Comme dit le proverbe Hassani « errajala vaghmadha », les hommes sont dans leurs fourreaux. On ne les découvre que quand ils en sortent. Notre « avocat du peuple », le célèbre Cissé Housseynou, vient de s’affirmer, comme un de ces hommes dont la sagesse et le courage, les distinguent et les amènent, à prendre des décisions que peu d’hommes osent prendre, en particuliers quand il s’agit « aller à contre- courant ». A propos de la proposition faite par Hamden Ould Tah au Président Aziz, de « rester au pouvoir pour achever les chantiers qu’il a commencés », biens des Mauritaniens, et pas seulement dans le camp de l’opposition, ont crié au scandale et ont accusé Hamden d’avoir « oublié » la valeur du serment sur le coran, en Islam. Cissé Housseynou, et c’est là que réside sa sagesse, a fait recours à « El Istikhara » (la prière de la réflexion), qui lui permet aujourd’hui de relativiser la « faute » de Hamden, en rappelant l’exemple du Prophète Mohamed (PSL) et le principe de pouvoir se « défaire » d’un serment, dans certaines conditions. Cette sortie de Cussé Housseynou, de son fourreau, contribuera, probablement, à rétablir Hamden dans son Boubou de sage et de savant. Comme quoi, un radeau, si fragile, peut éviter la noyade au recordman national de la natation.