10-01-2021 21:41 - Présidence de la CAF: le mauritanien Ahmed Yahya exprime son "indignation", la FIFA s’en mêle

Présidence de la CAF: le mauritanien Ahmed Yahya exprime son

Afrique Foot RFI - Ahmed Yahya, l’un des cinq candidats déclarés à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF), a critiqué la CAF après que celle-ci ait jugé sa candid

ature recevable mais « nécessitant des vérifications complémentaires ». Le Mauritanien est dans le même cas que le Sud-Africain Patrice Motsepe, tandis que le dossier du patron sortant, Ahmad, a été retoqué. Pour l’heure, seuls le Sénégalais Augustin Senghor et l’Ivoirien Jacques Anouma sont autorisés à se présenter le 12 mars 2021.

La tension monte au sujet de l’élection du président de la Confédération africaine de football (CAF) prévue le 12 mars 2021 à Rabat. Ahmed Yahya, l’un des cinq prétendants au poste, hausse le ton, trois jours après avoir vu sa candidature jugée par la CAF recevable mais « nécessitant des vérifications complémentaires ».

Il menace l’instance basée au Caire « d’engager toute action judiciaire et administrative […] pour assurer la protection de [ses] intérêts » dans ce processus qu’il juge marqué par de « graves dysfonctionnements ».

Changement de ton radical

Voilà un revirement à 180 degrés. En effet, le 7 janvier, le Mauritanien, comme le Sud-Africain Patrice Motsepe, avait appris que son dossier était mis en attente jusqu’au 28 janvier, date d’une audition organisée par la Commission de gouvernance de la CAF.

Le 8 janvier, le patron de la Fédération de football de la République islamique de Mauritanie (FFRIM) s’était même « [félicité] du fait que [sa] candidature ait été jugée recevable ». Il avait également indiqué qu’il « [répondrait] avec enthousiasme à l’audition organisée au Caire ».

« Stupéfaction indignée »

Ce 10 janvier, le président de la FFRIM contre-attaque pourtant dans une lettre adressée au chef par intérim de l’administration (Secrétaire général) de la CAF, Abdelmounaïm Bah. « J’ai appris avec stupéfaction indignée que ma candidature ferait l’objet d’une "validation partielle" », débute-t-il.

Ahmed Yahya affirme ensuite pêle-mêle que des « règles précises » de la CAF ont été « radicalement violées », que la Confédération a pris sa décision et l’a annoncée avant la date initialement prévue (11 janvier), et que cette dernière a fait usage « d’une communication imprudente autour d’éléments partiels ».

Ahmed Yahya, amer, estime en outre que « l’interprétation de cette annonce […] conduit à laisser penser » qu’il est « inéligible » et que cette situation « permet par ailleurs à quelques candidats de démarrer leur campagne et se mettre en valeur auprès des électeurs » avec trois semaines d’avance.

Patrice Motsepe en campagne

Ahmed Yahya fait évidemment référence au Sénégalais Augustin Senghor et à l’Ivoirien Jacques Anouma qui ont, eux, vu leurs dossiers déjà validés par la Commission de gouvernance de la CAF. Un Anouma qui a d’ailleurs lancé il y a quelques jours son site de campagne.

Le 21 décembre, l’ancien patron du foot ivoirien avait reçu Patrice Motsepe pour discuter d’éventuelles convergences entre les deux hommes.

Le Sud-Africain, de son côté, semble avoir fait totalement abstraction de la décision de la CAF. Depuis le 9 novembre et l’annonce surprise de sa candidature, le milliardaire ne s’est toujours pas exprimé publiquement sur son projet pour la Confédération africaine de football. En revanche, il sillonne actuellement l’Afrique de l’Ouest pour l’expliquer directement aux présidents de fédérations qui voteront le 12 mars, lors de l’Assemblée élective de la CAF.

Sous l’œil de la FIFA

Quant au cinquième candidat déclaré, qui n’est autre que le président sortant de la CAF, il reste sur la touche. Ahmad, élu en mars 2017 mais déchu en novembre 2020, est toujours suspendu cinq ans par la Fédération internationale de football (FIFA) de toutes activités relatives au ballon rond. Le Malgache a décidé de s’opposer à cette sanction de la FIFA devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Mais, d’après nos informations, il n’a toujours pas reçu de la part de la FIFA les documents qui lui permettraient de compléter son dossier d’appel auprès du TAS. En conséquence, la CAF l’a déclaré inéligible pour un second mandant.

La FIFA devrait quoiqu’il arrive jouer un rôle direct dans le scrutin du 12 mars prochain. La CAF vient en effet d’annoncer ce 10 janvier que sa Commission de gouvernance « devra soumettre à la Commission de Contrôle de la FIFA, les candidatures reçues pour le poste de Président de la CAF ». Une décision justifiée par le fait que le futur patron du foot africain deviendra automatiquement vice-président de la FIFA…

Par RFI





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Commentaires (5)

  • Kanou_matam (H) 12/01/2021 13:53 X

    Personnellement, j’ai ma petite idée sur la candidature de notre compatriote ; et certains des commentaires susmentionnés m’ont conforté dans mon analyse qui vaut ce que ça vaut. En effet, j’ai l’impression qu’Ahmed Yahya a présenté son dossier de candidature dans un mauvais timing. Le président sortant étant Malgache, ressortissant d’un pays non continental, certains verront d’un mauvais œil que le poste de Président de la CAF tombe dans l’escarcelle de l’Afrique du « nord » ; l’autre extrémité du continent. Il serait tout à fait plausible et défendable que la présidence de la CAF revienne à l’Afrique noir, cette belle et immense Afrique. Et voilà, tout est dit ! Après tout, nous sommes entre africains, l’objectivité et le réalisme n’ont jamais étaient notre fort. La CAF restera pour longtemps un grand village ; et c’est ce qui fait son originalité.

  • abatcha (H) 12/01/2021 03:28 X

    Un certain type de Mauritaniens ne peut pas être accepté pour un poste continental. Tout le monde à l'idée que les Mauritaniens sont esclavagistes. Mauritanien est égal esclavagiste

  • CLNMYN (H) 11/01/2021 14:42 X

    Le problème c’est le passe et l’origine de sa fortune (son père et les avantages que l’état lui a accordé durant le régime de ould taya)

  • ouldmakha (H) 11/01/2021 10:07 X

    Beaucoup de bruit pour rien...Mohamed yahya himself sait d'avance...que rien ne plaide en sa faveur pour gagner cette élection à la présidence!!!!

  • maham68 (H) 10/01/2021 21:48 X

    En tout cas il doit rembourser les frais engagés par le gouvernement sur les pauvres deniers publics en cette période de pandémie pour une candidature qu'il savait lui-même plombée d'avance. Au lieu de vociférer, il doit aligner des arguments valables.