03-06-2024 11:11 - Controverses autour de la composition de l'observatoire des élections : le gouvernement décide de revoir sa copie
Imam Cheikh - Un gouvernement ne se lance pas dans un tel projet pour se dédire par la suite. Cela prouve l'approximation et le tâtonnement...Il fallait éviter de se jeter sur cet observatoire pour en faire un gâteau dont la répartition entre lobbys saute à l’œil nu.
A chaque fois qu'une institution régalienne est créée les lobbys et les personnalités influentes se jettent sur elle comme des vautours pour placer leurs proches... La Ceni, le Conseil Constitutionnel, la Hapa, les autorités de régulation, les commissions de marchés etc sont ankylosés depuis leur création.
Les ressources humaines étant le moteur de ces institutions les critères et normes de leur choix doivent être rigoureux et ne répondre qu'à la probité, l'impartialité et la compétence....
Si aujourd'hui les institutions ne fonctionnent pas c'est à cause de ce genre de nominations favorisées par les pouvoirs en place pour avoir droit de regard sur elles et brider leurs velléités d'indépendance et de transparence. D'ailleurs ça a toujours été comme ça. Ce n'est pas d'aujourd'hui que ces tares existent.
Le pouvoir actuel aurait gagné à améliorer les choses. Non les choses ont continué et en pire car nommer des gabegistes à la barbe et au nez de l'opinion est une insulte ou à tout le moins un manque de considération...Ce qui s'est passé récemment au Conseil Constitutionnel lors des dépôts de candidature pour les élections présidentielles est ubuesque...
Par le passé nous avons vécu des scènes similaires. La suppression du sénat a été faite dans des conditions rocambolesques, le parlement avait été utilisé pour signer une pétition demandant un troisième mandat pour l'ancien président Aziz. le conseil économique et social a été créé pour caser des personnalités et est un gouffre financier car ne contribuant nullement à la gouvernance, la Hapa est devenue un gendarme de l'Etat plus qu'un régulateur indépendant...
Les organes de contrôle comme la cour des comptes et l'IGE prennent des sanctions tuées dans l'œuf par la suite, bref c'est la zizanie et la négation de la République. Nous devons changer notre pays et notre devoir tous est de prendre conscience de la gravité de la situation.Nous sommes entrain de nous complaire dans une situation anesthésiés que nous sommes par de petits privilèges éphémères.
Imam Cheikh
