24-08-2024 23:27 - Éducation : des cités pour les enseignants ou rien !

Éducation : des cités pour les enseignants ou rien !

Mauriweb - Les syndicats des enseignants en Mauritanie et les acteurs du système éducatif sont en train de travailler dans l’ombre, unis dans une démarche ambitieuse visant à obtenir de l'État une nouvelle stratégie pour assurer à tous les enseignants un accès à un habitat décent.

Ce secteur, bien que profondément gratifiant, est également marqué par des conditions de travail exigeantes et stressantes, ce qui renforce l’urgence de la demande syndicale. Les syndicats ne se contenteront plus de revendications modérées : ils exigent rien de moins qu'une cité entière dédiée aux enseignants.

Cette cité pourrait être localisée à Nouakchott, Nouadhibou, ou même décentralisée dans les capitales régionales, offrant ainsi des options variées pour satisfaire les besoins des enseignants à travers le pays.

Cette approche vise à répondre de manière globale aux problématiques de logement rencontrées par les acteurs du secteur éducatif, qui méritent une reconnaissance accrue pour leur engagement quotidien.

Une alternative plus pragmatique et immédiate envisagée par les syndicats serait l’octroi de terrains fiabilisés aux enseignants proches de la retraite. Cette solution permettra aux enseignants de sécuriser un logement décent en fin de carrière, sans nécessiter la construction d’une nouvelle infrastructure. Bien que cette option soit plus ciblée, elle représente un pas important vers la résolution des inégalités en matière de logement pour les enseignants.

Un contexte de favoritisme et d’inégalités

La question de l’urgence d’un habitat décent pour les enseignants intervient dans un contexte où d’autres professions ont déjà bénéficié de mesures similaires. Récemment, le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, M. Houssein Medou, a réussi à obtenir dix hectares pour la construction d'une cité des médias, avec une partie dédiée à une maison de la presse.

De plus, dans un passé récent, magistrats, professeurs d'université, parlementaires et même une centaine d’avocats ont déjà obtenu des parcelles de terrain dans des zones résidentielles.

Les enseignants, témoins de ce favoritisme manifeste, se sentent désormais marginalisés et réclament une égalité de traitement. Ils estiment que la question du logement ne devrait plus être considérée comme un sujet secondaire ou un épouvantail, mais comme une priorité absolue nécessitant une attention sérieuse de la part de l'État.

Appel à une collaboration étroite

Pour faire avancer cette cause, les syndicats appellent à une collaboration étroite entre le ministère de l’Éducation et le ministère des Domaines, des Biens de l'État et de la Réforme Foncière. Ils espèrent que cette coopération permettra de trouver des solutions concrètes et efficaces pour garantir un habitat décent aux enseignants, en adéquation avec leurs contributions et sacrifices professionnels.

Les revendications des syndicats des enseignants mettent en lumière une problématique cruciale dans le secteur de l’éducation. Alors que d’autres professions ont vu leurs besoins en logement satisfaits, les enseignants, malgré leur rôle essentiel dans la société, semblent avoir été laissés pour compte.

Il est désormais impératif que l'État mauritanien prenne en compte ces revendications et s'engage dans une réforme significative de la politique de logement, afin d'assurer à chaque enseignant un cadre de vie digne et adapté à ses besoins.

Le cas échéant, cette question d’un logement décent s’invitera dans la prochaine rentrée scolaire, et restera une véritable pomme de discorde avec tous les risques et périls…





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Commentaires (7)

  • Buwuelm (H) 27/08/2024 23:56 X

    Votre réaction est pathétique et l’agitation que vous exprimez, à la hauteur de votre personnalité, risque de vous réserver de mauvaises surprises. Ne soyez pas la risée des très respectables visiteurs de CRIDEM qui auront la malchance de tomber sur vos écrits. Trouvez des gens de votre niveau et faites leur perdre un précieux temps, s’ils l’acceptent. Vous et moi n’évoluons pas dans la même catégorie. Sachez que : « LI MÂNAK MGÂD M’Â ER-RÎG LÂ TSÂF M’Â ED-DGÎG ». La signification de l’adage se trouve dans la phrase précédant la transcription et commençant par « Vous ». Maintenant, je dois passer à autre chose ; de grâce, épargnez-moi l’épisode suivant.

  • Sadegh Maaloum Al Qalam (H) 27/08/2024 21:38 X

    Buwuelm, vous êtes vraiment drôle ! Je me demande pourquoi vous vous donnez tant de mal pour disséquer mon commentaire ? Seriez-vous un maniaque ? En tout cas, c’est la première fois où un commentaire sur un article devient un sujet plus intéressant que l’article, lui-même. J’ai l’impression que vous êtes un peu vieux jeu, comme on dit. Cher philosophe à la gomme, aujourd’hui, il y a des activistes qui ont gagné en renommée en cassant le français, et ça n’a nullement altéré leur message. Au contraire leur message passe plus vite, devient ludique et beaucoup plus porteur que par le canal du bon français classique. En conclusion, je me suis donné la peine de lire entièrement votre commentaire, et je peux vous garantir que très de lecteurs vont le lire car il est fade et tissé de fils blancs. Cependant, je reconnais un certain perfectionnisme dans votre commentaire qui pourrait facilement être joué comme une pièce de théâtre…car il est vraiment drôle et original. Seul bémol, vous n’êtes pas dans le bon siècle !

  • Buwuelm (H) 27/08/2024 07:14 X

    Sadegh Maaloum A Q, votre commentaire ne pèse pas lourd. C’est un condensé de non-sens et de hors sujet, doublé de votre envie d’utiliser quelques expressions ramassées çà et là, sans en comprendre la portée.

    a) Vous n’avez aucune explication pour la première phrase exclamative qui tombe du ciel ;

    b) La deuxième phrase est une absurdité. Vous faites référence à un jury et au grand public. Cela se voit que vous ne savez pas ce qu’est le grand public Je suis certain que beaucoup de ceux qui ont lu les passages de votre commentaire, ont eu du mal à déchiffrer vos propos ;

    c) La troisième phrase n’est autre qu’un cauchemar. Vous écrivez : « EN PLUS LE FRANÇAIS N’EST QU’UN INSTRUMENT, CE N’EST PAS UNE LANGUE SACRÉE ». En omettant de faire suivre « instrument » de « de communication », votre pensée est altérée. Ensuite, vous osez ajouter en deuxième partie : « ce n’est pas une langue sacrée ». Là aussi, vous prouvez que vous n’avez rien compris au mot : « sacrée ». Si la langue de Molière n’est pas sacrée pour vous en personne, elle l’est pour les français qui lui doivent un respect total.

    Personnellement, j’ai rapidement compris que vous ne faites pas la différence entre : « sacralité » et « sainteté » ;

    d) Phrases n° 4 et 5, les expressions « jeter le bébé avec l'eau du bain » et « vous faites preuve d’une grande malhonnêteté intellectuelle » sont devenues des chansonnettes faciles, pour la plupart des gens qui n’ont pas autre chose à mettre à la place ;

    e) Phrase numéro 6, vous racontez n’importe quoi ; i) Comment vous pouvez écrire : « Par ailleurs, lorsque l’État est dans l’incapacité de … enseignants » ? D’où, vous tirez cette contrevérité ? ii) Vous mentionnez ensuite : « il est tout à fait indiquer(é) de chercher une solution par vague … pertinente ». C’est quoi ce charabia ? ;

    f) La phrase 7 est une question posée. Elle est insensée. S’il me faut fournir une solution de rechange, il doit y avoir au préalable, quelque chose à remplacer. Au vu de tout ce que vous avez développé ici, rien n’a trait à une nécessité de changement. Alors, solution de rechange pour quoi faire ? ;

    g) Vous enfoncez le clou en écrivant : « L’État mauritanien en bradant le foncier depuis des décennies a sacrifié plusieurs générations ». Encore une huitième phrase sans squelette. À quelles générations vous faites allusion ?

    Pour le reste des phrases, je me limiterai à mettre un peu d’ordre : une cité(e) - l’ère (aire) - s’est accaparée (a accaparé) – saut (sauf) - de votre champion (du champion reconnu, lors des dernières élections en RIM).

  • Sadegh Maaloum Al Qalam (H) 26/08/2024 21:10 X

    Buwuelm, c’est bien de savoir lire entre les lignes ! Mais cet article n’est pas adressé à un jury, il est une opinion écrite pour le grand public. En plus le français n’est qu’un instrument, ce n’est pas une langue sacrée. Il est inconcevable de lancer le bébé avec l’eau du bain surtout pour une si grande cause, et ce pour un simple mot inapproprié. En raisonnant ainsi, vous faites preuve d’une grande malhonnêteté intellectuelle. Par ailleurs, lorsque l’Etat est dans l’incapacité de trouver une solution globale pour la question du logement décent pour les enseignants ; il est tout à fait indiquer de chercher une solution par vague : le cas des enseignants proches de la retraite en est une illustration pertinente. Avez-vous une solution de rechange ? L’Etat mauritanien en bradant le foncier depuis des décennies a sacrifié plusieurs générations. Aujourd’hui, si l’Etat décide de créer une citée pour les enseignants, ça sera probablement derrière le nouvel aéroport de Nouakchott. Pourtant l’ère de l’ancienne aérogare aurait pu servir pour un tel projet mais c’était sans compter avec la mafia azizienne qui s’est accaparée cet immense espace. S’agissant du gaz ou du diamant, rien ne changera positivement dans ce pays saut nouvelle gouvernance ou même révolution …ce qui n’est pas pour demain. Cependant, nous ne désespérons pas puisque nous sommes, tout juste, au début du mandat de tous les espoirs ; le second mandat de votre champion.

  • Buwuelm (H) 26/08/2024 18:03 X

    Cet article de Mauriweb (?) n’est pas signé de l’auteur. En tout état de cause, lui, ne devrait pas bénéficier de futurs probables logements, s’il est enseignant. En effet, il confond « VIABILISER », terme propre aux terrains et parcelles, relativement aux constructions, et « FIABILISER » qui veut dire : « rendre fiable ». Ceci est inadmissible pour le journaliste comme pour l’enseignant. Tous deux, s’adressant à un auditoire nombreux, doivent maitriser le vocabulaire français avant de l’utiliser. Avec les ressources gazières et pétrolières en vue, les enseignants peuvent espérer voir leur doléance satisfaite. Il faut éviter d’être radical en utilisant des termes comme : « OU RIEN », ou de prôner un jusqu'au-boutisme aveugle. Aussi, il ne faut pas paraitre égoïste. L’expression : « …aux enseignants proches de la retraite » est inappropriée. Tous les enseignants doivent être traités sur un pied d’égalité, surtout pas de discrimination. C’est l’ensemble du peuple mauritanien qui attend d’être délivré et le président GHAZOUANI en est conscient. Je ne fais pas partie de ceux qui mettent la charrue avant les bœufs. Je scrute le départ des premiers bateaux de livraison du GNL (gaz naturel liquéfié), pour évaluer les mesures qui seront prises par le chef de l’État et ses ministres.

  • Kanou_matam (H) 25/08/2024 13:03 X

    Et pourtant, ce n’est pas l’espace qui manque ! La Mauritanie avec une superficie est de 1 030 700 km² se classe en 11ème position sur plus de 50 pays africains. Malheureusement, les différents régimes qui se sont succédé dans ce pays n’ont jamais pensé aux générations futures, si bien qu’à Nouakchott, le foncier a été bradé 50 km à la ronde. Compte tenu de l’importance de l’effectif des enseignants, je pense que l’option la plus réaliste est d’accorder, par anticipation, des parcelles de terrain à tous les enseignants qui sont à 5 années de la retraite. Le ministre de l’Education doit prendre ses responsabilités, le foncier ne doit plus demeurer une chasse gardée pour des privilégiés du système. Le président El Ghazouani ne doit pas oublier qu’il n’y a plus de temps à perdre : son second mandat doit être le mandat des grandes décisions, pour ne pas dire des décisions courageuses.

  • Jamalagare (H) 25/08/2024 11:39 X

    De l'instruction nait la grandeur des des nations>> Sans l'éducation de qualité aucun pays ne peut se développer. Malheureusement l'éducation est le secteur le plus marginalisee dans notre pays à cause des politiques successives . L'école est devenue un lieu de discrimination ségrégation et d'exclusion. On continue à dire on veut créer républicaine c'est un slogan il n y'a des actes concrets: pas des écoles dans les quartiers, plus 70 élèves par classes, des enseignants mal formés et non motivés à cause des salaires très bas et des conditions de travail difficile, langue d'enseignement on ne sait pas ,on parle des langues nationales, l'arabe, le français tout est flou. Arrêter de politiser l'école pour exclure d'autres. C'est in jeux très dangereux pour l'avenir de notre pays.